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SOCIÉTÉ

MADAGASCAR : vers des essais d’injections à base d’artemisia sur les malades du Covid-19.

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Le président malgache, Andry Rajoelina, a annoncé lors de son interview télévisée dimanche soir que des « essais d’injections » à base d’artemisia seront prochainement effectués sur des nouveaux malades du coronavirus. Par l’Info.re.

« Cette plante peut guérir beaucoup de maladies »
Depuis le palais présidentiel, Andry Rajoelina a donné une interview pour a priori rendre compte de la situation du coronavirus à Madagascar. Mais, durant environ 1h30, le président malgache a notamment évoqué le Covid-Organics, le médicament contre le Covid-19 mis au point par des chercheurs locaux.

Le président a en l’occurrence vanté les bienfaits de cette potion, à base de la plante artemisia, qui non seulement prévient de la maladie mortelle, mais peut aussi la guérir. « Cette plante peut guérir beaucoup de maladies », a commenté le chef d’Etat avant d’ajouter : « Si nous n’agissons pas vite, d’autres chercheurs vont nous dépasser », rapporte RFI.

Une « usine de transformation » d’artemisia
Dans la foulée, Andry Rajoelina a annoncé la création d’ici un mois d’une « usine de transformation d’Artemisia« . Il a aussi fait part du projet de construction à Madagascar du plus grand centre de cancérologie en Afrique.

Une autre annonce présidentielle concerne des essais cliniques d’injections à base d’artemisia qui, selon lui, seront effectués, dès la semaine prochaine, sur les nouveaux malades du coronavirus. Vers la fin de son interview, le président Andry Rajoelina a indiqué que le confinement partiel est reconduit pour quinze jours supplémentaires avec les mêmes consignes données il y a quinze jours.

Source : L’INFO.RE

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SOCIÉTÉ

ALGÉRIE – Au moins 25 morts après la chute d’un autocar à Boumerdès

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Un grave accident de la route a endeuillé l’Algérie vendredi, après la chute d’un autocar dans un ravin près de la ville de Boumerdès, à l’est d’Alger. Selon la Protection civile, le drame a fait au moins 25 morts et des dizaines de blessés.

D’après les premières informations, le véhicule aurait quitté la chaussée pour des raisons encore indéterminées avant de basculer dans le ravin. Les secours, intervenus aux alentours de 9h40 (heure locale), ont pris en charge au moins 44 blessés, tandis que le bilan humain reste provisoire et susceptible de s’alourdir.

Cet accident est considéré comme l’un des plus meurtriers survenus dans le pays ces dernières années. Il relance les inquiétudes persistantes autour de la sécurité routière en Algérie.

Plusieurs drames similaires ont été enregistrés récemment. En août dernier, un bus avait chuté dans un ravin près d’Alger, faisant 18 morts. En décembre, un autre accident dans la région de Béchar avait coûté la vie à 14 personnes après le renversement d’un autocar.

Selon les autorités chargées de la sécurité routière, les facteurs humains, notamment l’excès de vitesse, demeurent la principale cause de ces accidents. En 2025, le pays a enregistré 3 838 décès et plus de 37 000 blessés sur les routes, illustrant l’ampleur du phénomène.

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SANTÉ

RD CONGO – La propagation d’Ebola inquiète au-delà des frontières

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L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo met en lumière les fragilités structurelles d’un système de santé confronté simultanément à l’insécurité et à un manque de ressources. Face à une propagation jugée « rapide et étendue » par l’Organisation mondiale de la santé, la riposte s’organise dans l’urgence, sans garantie de maîtrise à court terme.

Dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia, les structures sanitaires peinent à absorber l’afflux de patients, alors que des centaines de cas suspects et de décès ont déjà été signalés. L’envoi de matériel médical et le déploiement d’experts internationaux témoignent d’une mobilisation accrue, mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

La situation est d’autant plus préoccupante que la souche identifiée, dite Bundibugyo, ne dispose pas encore de vaccin largement accessible ni de traitement validé. Cette contrainte scientifique ralentit considérablement les efforts de containment, obligeant les équipes à s’appuyer principalement sur des mesures de prévention, d’isolement et de suivi des contacts.

Sur le terrain, les conditions d’intervention restent extrêmement complexes. Dans plusieurs localités comme Rwampara, les équipes médicales évoluent dans des zones instables, parfois sans équipements suffisants. L’insécurité persistante entrave les opérations de dépistage et complique l’identification rapide des chaînes de transmission.

L’extension géographique de l’épidémie accentue les inquiétudes. Des cas suspects ont été signalés dans le Nord-Kivu, notamment à Butembo et Goma, carrefour stratégique déjà fragilisé par des tensions armées. Cette évolution fait craindre une diffusion plus large, difficile à contenir.

Au niveau politique, Félix Tshisekedi a appelé à la vigilance, tandis que Denis Mukwege insiste sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont commencé à déployer des mesures de soutien, combinant aide financière et dispositifs de prévention aux frontières.

La dimension régionale du risque se précise déjà. L’Ouganda a confirmé des cas liés à des mouvements transfrontaliers, signalant une possible propagation au-delà des frontières congolaises.

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AFRIQUE

RD CONGO – L’OMS alerte sur une propagation “rapide et inquiétante” de l’épidémie d’Ebola

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L’alerte sanitaire se renforce en Afrique centrale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé » par l’ampleur et la vitesse de propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires congolaises, la situation est déjà critique. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a annoncé un bilan provisoire d’environ 131 décès et 513 cas suspects recensés à travers le pays. Une dynamique inquiétante qui pousse les autorités à accélérer les mesures de riposte.

Propagation régionale

L’épidémie dépasse désormais les frontières congolaises. En Ouganda, deux cas ont été confirmés, dont un décès enregistré dans la capitale Kampala. Cette extension géographique renforce les craintes d’une crise sanitaire régionale majeure. Face à cette situation, l’OMS a officiellement classé la flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alerte. Un comité d’urgence devait être réuni afin de coordonner la réponse mondiale et définir les stratégies de contrôle.

Une souche sans traitement

L’épidémie actuelle est causée par la souche dite Bundibugyo du virus Ebola, particulièrement préoccupante. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique validé n’est disponible contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de containment. Depuis son apparition, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, confirmant sa dangerosité et sa capacité à provoquer des crises sanitaires majeures.

Une course contre la montre

Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, s’organisent pour contenir la propagation : surveillance accrue, isolement des cas suspects, sensibilisation des populations et renforcement des capacités hospitalières. Mais la rapidité de diffusion du virus et la forte mobilité dans certaines zones urbaines et frontalières rendent la situation particulièrement complexe, transformant cette épidémie en véritable course contre la montre.

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