SOCIÉTÉ
MALI – Des dizaines de victimes dans un naufrage près de Diré
Un drame fluvial d’une rare ampleur a endeuillé la région de Tombouctou, au centre du Mali. Dans un communiqué publié le 12 janvier 2026, le gouvernorat de Tombouctou a confirmé le naufrage d’une pinasse survenu dans la nuit du jeudi 8 janvier, sur le fleuve Niger, à hauteur de la ville de Diré. Si aucun bilan officiel définitif n’a été communiqué, les informations concordantes font état d’au moins une trentaine de morts.
Selon les autorités régionales, l’embarcation avait quitté la foire hebdomadaire de Bourem Sidi Amar et se dirigeait vers la localité de Tonka lorsqu’elle a chaviré aux environs de 22 heures, en face de Diré. Environ cinquante personnes se trouvaient à bord, accompagnées de leurs bagages et de marchandises diverses. Le communiqué du gouvernorat évoque « plusieurs décès », des personnes portées disparues ainsi que d’importantes pertes matérielles, sans davantage de précisions.
D’après la presse locale, le bilan humain serait particulièrement lourd. Au moins 33 corps auraient été repêchés à ce stade. Certains ont déjà été inhumés par leurs familles, tandis que d’autres se trouvent toujours à la morgue de Diré. Onze personnes auraient survécu à l’accident. Parmi les victimes figurent des commerçants revenant de la foire, mais aussi des femmes et de très jeunes enfants, accentuant l’émotion suscitée par ce drame.
Les opérations de recherche se sont poursuivies ce mardi, mobilisant les services compétents, appuyés par des volontaires et des riverains. Le gouvernorat a salué l’engagement des populations locales, dont l’intervention rapide a permis de secourir plusieurs survivants.
Les premières investigations pointent un non-respect des règles élémentaires de navigation. Plusieurs témoignages recueillis sur place font état d’une pinasse fortement surchargée, tant par le nombre de passagers que par la quantité de marchandises transportées. « L’embarcation était bondée et chargée de nombreux sacs de riz », a confié un acteur de la société civile locale. Cette source évoque également des manœuvres jugées risquées, tout en précisant qu’aucune responsabilité directe du conducteur n’a, à ce stade, été formellement établie.
NÉCROLOGIE
ALGÉRIE – Un pompier de 37 ans meurt en combattant un incendie à Alger
La Protection civile algérienne est en deuil après la disparition tragique du caporal Mousseddek Mokhtar, décédé mardi 18 août 2026 alors qu’il participait à une opération d’extinction d’un incendie dans un entrepôt situé à El Maâlma, à l’ouest d’Alger.
Âgé de 37 ans, le sapeur-pompier a perdu la vie alors qu’il accomplissait une mission destinée à protéger les personnes et les biens. Son décès a provoqué une vive émotion au sein de la Protection civile et suscité les hommages des autorités algériennes.
Le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à ses proches et à l’ensemble des membres de la Protection civile. Il a salué le dévouement du caporal et les sacrifices consentis tout au long de sa carrière au service de la population.
Né le 20 juin 1989 à Alger, Mousseddek Mokhtar avait intégré les rangs de la Protection civile en 2015. Il avait d’abord exercé au sein de l’unité principale de la capitale avant de rejoindre l’unité secondaire de Sidi Abdellah.
Dans son message de condoléances, la Direction générale de la Protection civile a décrit le défunt comme un agent particulièrement engagé dans l’exercice de ses responsabilités. Ses qualités humaines, son sérieux, sa loyauté et son sens du devoir lui avaient valu la considération de ses collègues et de ses supérieurs.
Pour la Protection civile, cette disparition rappelle une nouvelle fois les risques auxquels sont exposés les soldats du feu lors de leurs interventions. En première ligne face aux incendies et autres situations d’urgence, ces agents mettent quotidiennement leur vie en danger pour porter secours aux populations.
La disparition de Mousseddek Mokhtar laisse ainsi un corps endeuillé et une famille plongée dans la douleur. Les autorités ont rendu hommage à un agent dont le parcours est désormais associé au courage et au dévouement au service de la collectivité.
SOCIÉTÉ
ALGÉRIE – Au moins 25 morts après la chute d’un autocar à Boumerdès
Un grave accident de la route a endeuillé l’Algérie vendredi, après la chute d’un autocar dans un ravin près de la ville de Boumerdès, à l’est d’Alger. Selon la Protection civile, le drame a fait au moins 25 morts et des dizaines de blessés.
D’après les premières informations, le véhicule aurait quitté la chaussée pour des raisons encore indéterminées avant de basculer dans le ravin. Les secours, intervenus aux alentours de 9h40 (heure locale), ont pris en charge au moins 44 blessés, tandis que le bilan humain reste provisoire et susceptible de s’alourdir.
Cet accident est considéré comme l’un des plus meurtriers survenus dans le pays ces dernières années. Il relance les inquiétudes persistantes autour de la sécurité routière en Algérie.
Plusieurs drames similaires ont été enregistrés récemment. En août dernier, un bus avait chuté dans un ravin près d’Alger, faisant 18 morts. En décembre, un autre accident dans la région de Béchar avait coûté la vie à 14 personnes après le renversement d’un autocar.
Selon les autorités chargées de la sécurité routière, les facteurs humains, notamment l’excès de vitesse, demeurent la principale cause de ces accidents. En 2025, le pays a enregistré 3 838 décès et plus de 37 000 blessés sur les routes, illustrant l’ampleur du phénomène.
SANTÉ
RD CONGO – La propagation d’Ebola inquiète au-delà des frontières
L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo met en lumière les fragilités structurelles d’un système de santé confronté simultanément à l’insécurité et à un manque de ressources. Face à une propagation jugée « rapide et étendue » par l’Organisation mondiale de la santé, la riposte s’organise dans l’urgence, sans garantie de maîtrise à court terme.
Dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia, les structures sanitaires peinent à absorber l’afflux de patients, alors que des centaines de cas suspects et de décès ont déjà été signalés. L’envoi de matériel médical et le déploiement d’experts internationaux témoignent d’une mobilisation accrue, mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

La situation est d’autant plus préoccupante que la souche identifiée, dite Bundibugyo, ne dispose pas encore de vaccin largement accessible ni de traitement validé. Cette contrainte scientifique ralentit considérablement les efforts de containment, obligeant les équipes à s’appuyer principalement sur des mesures de prévention, d’isolement et de suivi des contacts.
Sur le terrain, les conditions d’intervention restent extrêmement complexes. Dans plusieurs localités comme Rwampara, les équipes médicales évoluent dans des zones instables, parfois sans équipements suffisants. L’insécurité persistante entrave les opérations de dépistage et complique l’identification rapide des chaînes de transmission.

L’extension géographique de l’épidémie accentue les inquiétudes. Des cas suspects ont été signalés dans le Nord-Kivu, notamment à Butembo et Goma, carrefour stratégique déjà fragilisé par des tensions armées. Cette évolution fait craindre une diffusion plus large, difficile à contenir.
Au niveau politique, Félix Tshisekedi a appelé à la vigilance, tandis que Denis Mukwege insiste sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont commencé à déployer des mesures de soutien, combinant aide financière et dispositifs de prévention aux frontières.
La dimension régionale du risque se précise déjà. L’Ouganda a confirmé des cas liés à des mouvements transfrontaliers, signalant une possible propagation au-delà des frontières congolaises.
-
AFRIQUE3 mois .ÉGYPTE – Huit morts dans une fusillade à Assiout
-
AFRIQUE3 mois .CAP VERT – L’opposition remporte les législatives et vise le pouvoir
-
FOOTBALL2 mois .CONGO – Mission CAN 2027 pour Claude Le Roy, le retour d’un vieux stratège
-
AFRIQUE3 mois .BÉNIN – Patrice Talon fait ses adieux et passe le relais
-
AFRIQUE3 mois .BENIN – Après Patrice Talon, le pari risqué de Romuald Wadagni entre sécurité et diplomatie
-
AFRIQUE3 mois .BÉNIN – Le président Romuald Wadagni lance une offensive diplomatique en terrain sensible
-
ECONOMIE3 mois .SÉNÉGAL – Tabaski : Entre foi, partage et solidarité à Pikine
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE : Baye Moctar Diop mobilise les élus franco-sénégalais pour renforcer le partenariat entre Dakar et Paris dans le cadre de la coopération décentralisée


