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FRANCE – Raïssa Dora : Du combat contre le SOPK à la création d’une marque dédiée au bien-être féminin
Diagnostiquée à l’âge de 12 ans d’un syndrome des ovaires polykystiques, Raïssa Dora a longtemps dû composer avec des douleurs menstruelles invalidantes, une prise de poids, une forte pilosité et une perte de cheveux. Cette Française d’origine camerounaise a puisé dans son expérience personnelle la force de créer une marque consacrée au bien-être des femmes. Aujourd’hui, son entreprise revendique plus de 30 000 commandes et porte un message essentiel : écouter son corps, consulter et ne jamais banaliser sa souffrance.

Derrière la cheffe d’entreprise se trouve d’abord une jeune femme joyeuse, curieuse et passionnée par les voyages, la lecture et les rencontres. Pourtant, une épreuve survenue au début de son adolescence a profondément influencé son parcours. À 12 ans, alors qu’elle vient d’avoir ses premières règles, son cycle s’interrompt brutalement. Sa mère, elle-même atteinte du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’emmène consulter un gynécologue. Le diagnostic est posé. Malgré son jeune âge, Raïssa Dora comprend rapidement que ce syndrome hormonal pourra avoir des répercussions sur sa future vie de femme.
Des symptômes apparus progressivement
Les premières manifestations du SOPK se traduisent par de très fortes douleurs menstruelles. Pendant les trois premiers jours de ses règles, la jeune fille peine parfois à sortir de son lit et à se rendre à l’école. En grandissant, d’autres symptômes apparaissent : une pilosité de plus en plus importante, une fatigue inexpliquée, une prise de poids malgré une activité sportive régulière, puis une perte de cheveux au niveau des tempes et du milieu du crâne. Une consultation auprès d’un endocrinologue révèle également une hyperandrogénie, c’est-à-dire un excès d’hormones androgènes. Celle-ci permet notamment d’expliquer certains changements corporels, comme la pilosité, la chute des cheveux ou encore une prise de masse musculaire très rapide. « J’ai grandi avec cette sensation d’être différente des autres femmes », confie-t-elle. À l’école, elle parvient encore à gérer certaines absences. Mais son entrée dans la vie professionnelle rend la situation plus délicate. Comment expliquer à son responsable que les douleurs sont parfois si fortes qu’elles l’empêchent de se lever ? Avec une responsable femme, la parole lui semble généralement plus facile. Face à un manager homme, elle éprouve parfois le sentiment de devoir exposer une partie extrêmement intime de sa vie. Désireuse de faire ses preuves, elle préfère d’abord se cacher et inventer des excuses pour justifier certaines absences. Jusqu’au jour où elle décide de ne plus avoir honte. Lorsqu’elle rejoint une nouvelle entreprise, elle choisit désormais d’expliquer clairement qu’elle souffre du SOPK et que ce syndrome peut provoquer des douleurs menstruelles particulièrement invalidantes. Cette situation l’amènera également à privilégier, lorsque cela est possible, des emplois autorisant le télétravail.

Chercher des solutions pour améliorer son quotidien
Refusant de subir ses symptômes sans tenter de mieux les comprendre, Raïssa Dora commence à effectuer ses propres recherches. Elle s’intéresse notamment à certaines plantes traditionnellement utilisées pour le confort menstruel, comme les feuilles de framboisier ou la cannelle. Elle prépare alors ses propres mélanges et modifie progressivement certaines habitudes, notamment en réduisant sa consommation de sucre à l’approche de ses règles. Elle affirme avoir constaté une diminution progressive de la durée de ses douleurs. Cette expérience fait naître une interrogation : pourquoi les femmes souffrant du SOPK se voient-elles souvent proposer une réponse identique alors que leurs symptômes et leurs besoins peuvent être très différents ? Raïssa Dora précise toutefois que les changements alimentaires, la micronutrition ou les compléments alimentaires ne doivent pas remplacer une prise en charge médicale. Chaque femme doit bénéficier d’un accompagnement adapté à sa situation et éviter l’automédication.
D’un témoignage personnel à un projet entrepreneurial
Au départ, sa démarche n’a aucune ambition commerciale. En créant ses réseaux sociaux, Raïssa Dora souhaite simplement ouvrir une sorte de journal personnel dans lequel elle pourrait raconter son quotidien : celui d’une jeune femme confrontée aux douleurs, à la pilosité et aux transformations de son corps. Elle découvre rapidement que son histoire fait écho à celle de nombreuses femmes. En France, les témoignages autour du SOPK sont encore peu visibles, notamment chez les femmes noires. Au cours de ses recherches, elle trouve davantage de contenus provenant des États-Unis que de récits auxquels les femmes françaises pourraient facilement s’identifier. « Je me suis dit que je pouvais peut-être être l’une de celles qui allaient prendre la parole », raconte-t-elle. Son expérience personnelle devient alors le point de départ d’un projet entrepreneurial. Elle contacte plusieurs laboratoires afin d’étudier la possibilité de développer un premier complément alimentaire. Elle ne dispose pas de moyens considérables ni d’une grande structure pour la soutenir. Son principal argument reste son propre parcours. Plusieurs laboratoires refusent sa proposition. L’un d’eux, touché par son histoire, accepte finalement de l’accompagner dans la conception de son premier produit.

Une voiture vendue pour financer son premier produit
Créer un complément alimentaire nécessite de définir un objectif, de travailler sur une formule, de sélectionner les matières premières et d’effectuer différents contrôles de qualité, de pureté et de conformité. Le produit doit également respecter la réglementation avant sa mise sur le marché. Pour financer cette première production, les économies de Raïssa Dora ne suffisent pas. Elle prend alors une décision importante : vendre sa voiture. Le montant de la vente correspond, à l’euro près, à la somme qui lui manque pour lancer son premier complément alimentaire. « J’ai appelé ma mère en tremblant. Je lui ai dit : “Maman, devine combien vaut ma voiture ? C’est exactement le prix dont j’ai besoin !” » Après avoir effectué le virement, son compte bancaire se retrouve presque à zéro. Elle a tout misé sur son projet. « Finalement, cela a été l’une des meilleures décisions de ma vie », estime-t-elle aujourd’hui. L’entrepreneuriat ne lui était cependant pas totalement étranger. Raïssa Dora avait créé sa première entreprise dès 2016. Son entourage la connaissait déjà comme une femme entreprenante, toujours prête à imaginer de nouveaux projets. Mais la santé et le bien-être des femmes représentent la première cause pour laquelle elle accepte de s’exposer personnellement et de parler sans tabou.
Le SOPK ne se résume pas à la fertilité
À travers sa prise de parole, Raïssa Dora souhaite surtout déconstruire une idée reçue : le syndrome des ovaires polykystiques ne concerne pas uniquement les ovaires ou la possibilité d’avoir un enfant. Certaines femmes souffrent d’acné, d’une prise de poids difficile à maîtriser, de troubles du sommeil ou de l’humeur. D’autres vivent très difficilement la pilosité ou la perte de leurs cheveux. Toutes ne souhaitent d’ailleurs pas nécessairement avoir des enfants, mais leurs symptômes peuvent malgré tout dégrader considérablement leur qualité de vie. « Réduire le SOPK à un problème de fertilité peut avoir des conséquences sur la manière dont les patientes sont prises en charge », prévient-elle. L’accompagnement doit donc considérer la femme dans sa globalité. Selon la situation, il peut associer un suivi gynécologique ou endocrinologique, un accompagnement psychologique, des conseils nutritionnels et une activité physique adaptée. Raïssa Dora souhaite également sensibiliser les hommes. Une épouse, une sœur, une fille, une collègue ou une amie peut souffrir de douleurs menstruelles invalidantes sans parvenir à en parler. « Ce ne sont pas simplement de petites douleurs au ventre. Les règles et la santé menstruelle sont de véritables sujets de société », insiste-t-elle.
SOPK, fibromes et anémie : écouter la souffrance des femmes
Au contact de sa communauté, la fondatrice découvre également que certaines femmes cumulent plusieurs pathologies ou troubles gynécologiques. Une même patiente peut notamment être concernée par le SOPK, l’endométriose ou des fibromes. Ces derniers sont des tumeurs bénignes qui se développent au niveau de l’utérus. Selon leur nombre, leur taille ou leur localisation, ils peuvent notamment provoquer des règles très abondantes, des saignements prolongés, des douleurs ou une pression sur la vessie. Pour Raïssa Dora, la prise en charge ne doit pas uniquement être pensée autour d’un éventuel désir d’enfant. Elle doit aussi chercher à améliorer la qualité de vie des femmes et à prendre leur douleur au sérieux. Les saignements abondants peuvent par ailleurs favoriser une carence en fer, voire une anémie. Une fatigue inhabituelle ou persistante ne doit donc pas être banalisée. « Faites vos bilans, consultez et ne banalisez pas une fatigue persistante », recommande-t-elle. Elle rappelle qu’une anémie nécessite une véritable prise en charge médicale. Les compléments alimentaires ou les mesures d’accompagnement ne peuvent se substituer à un diagnostic, à des analyses sanguines et au traitement prescrit par un professionnel de santé.

La naturopathie en complément du suivi médical
Devenue naturopathe, Raïssa Dora définit son rôle comme celui d’une accompagnante et d’une personne capable d’orienter les femmes vers les professionnels compétents. Elle recueille des informations sur leurs habitudes de vie et peut proposer des conseils en matière d’alimentation, d’hygiène de vie ou de micronutrition, tout en restant dans les limites de son champ de compétences. Certaines femmes arrivent après un parcours médical éprouvant et voient parfois la naturopathie comme leur dernier espoir. Une situation qui implique, selon elle, une grande responsabilité. « Notre rôle est aussi de les réconcilier avec le corps médical », souligne-t-elle. Lorsqu’une femme a besoin d’un psychologue, d’un médecin, d’un gynécologue ou d’un autre spécialiste, elle doit être orientée. Raïssa Dora indique ainsi collaborer avec différents professionnels, parmi lesquels des gynécologues, des sexologues, des diététiciens et des spécialistes de la nutrition. Son message reste sans ambiguïté : « Il ne faut pas abandonner le suivi médical. »
Une alimentation adaptée à chaque femme
L’alimentation occupe également une place importante dans son approche, sans qu’il soit question de désigner certains aliments comme des ennemis. Raïssa Dora met en garde contre la reproduction automatique de régimes alimentaires popularisés sur Internet. Les aliments présentés comme indispensables ne conviennent pas forcément aux habitudes, à la culture ou aux besoins de chaque personne. Elle-même s’est tournée vers des recettes et des produits culturellement plus proches de ses origines camerounaises. En adaptant progressivement son alimentation, elle affirme avoir observé des changements sur son poids et son cycle menstruel. Son principe est simple : mieux manger, comprendre ce qui convient à son propre organisme et se faire accompagner par un professionnel lorsque cela est nécessaire. Supprimer arbitrairement des aliments ou des groupes alimentaires entiers peut en effet provoquer des déséquilibres.
Plus de 30 000 commandes
Ce qui devait être au départ un simple espace de témoignage a progressivement pris une dimension internationale. La marque Raïssa Dora revendique aujourd’hui plus de 30 000 commandes enregistrées sur son site Internet, un cap salué par la remise d’un trophée Shopify. Ce chiffre ne permet toutefois pas de mesurer précisément le nombre de personnes touchées par ses contenus, ses accompagnements ou ses produits, notamment à l’international. Pour sa fondatrice, cette évolution confirme surtout que les femmes avaient besoin d’un espace dans lequel elles pourraient parler de leur corps et de leur santé sans honte.
Briser les tabous autour de la santé féminine
Ce 12 septembre, Raïssa Dora et son équipe organisent un événement à La Cigale, à Paris. Le choix de cette salle prestigieuse est symbolique : la santé des femmes ne doit plus être reléguée au second plan ni considérée comme un sujet embarrassant. Fibromes, règles, anémie, fertilité et infertilité, y compris masculine, doivent pouvoir être abordés ouvertement et en présence de professionnels. Des initiatives sont également développées sur le continent africain. Après une conférence organisée le 5 septembre avec une association, un brunch avec Raïssa Dora est notamment prévu en Côte d’Ivoire. L’objectif demeure le même : créer des espaces où les femmes peuvent s’informer, partager leurs expériences, poser leurs questions et parler librement de leur santé. À celles qui sentent que quelque chose ne va pas dans leur corps, mais qui peinent encore à obtenir des réponses, Raïssa Dora adresse un message de persévérance : « Faites-vous confiance. Vous connaissez votre corps. Si vous sentez que quelque chose ne va pas, n’ignorez pas ce signal. Consultez et, si nécessaire, demandez plusieurs avis jusqu’à trouver le professionnel de santé qui prendra le temps de vous écouter. Il ne faut pas abandonner. »
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CÔTE D’IVOIRE – Emma Lohoues et Neymar Jr se rencontre à la Fashion Week à Paris, c’est quoi le problème !
J’étais presque sûr que cette Fashion Week de la haute couture automne-hiver 2022-23 qui s’est déroulée à Paris du 4 au 7 juillet 2022 ne se passerait pas sans embrouille. Sans que le Métavers, nouveau nom de Facebook, comme à son habitude, n’y trouve du grain à moudre. Faute de vrais scandales, les internautes s’en sont trouvés un, aussi tiré par les cheveux que certaines demandes d’amitiés qui s’y font : un présupposé idylle entre une influenceuse ivoirienne et un footballeur brésilien de renom. Sur la base d’une photo. Hallucinant.
Je viens de me cogner plusieurs minutes de quelques vidéos dans lesquelles on voit Neymar Jr. poser au côté de Emma Lohoues, l’ancienne copine de DJ Arafat, reconvertie en influenceuse, un statut qui ne veut rien dire. Ça n’en valait pas la peine. Mais des voix plus indignées que la mienne n’entendaient pas la chose de la même oreille.
Comment peut-on venir poser avec une « escorte », sourire aux lèvres, et ne pas être fichu de taper correctement dans une balle durant une saison entière ? Comment peut-on venir s’exposer de la sorte, aux yeux du monde ? Quand on sait les liens que les footballeurs entretiennent avec les escortes (plusieurs joueurs de l’équipe de France ont été impliqués dans une pareille histoire), on se pose des questions. On sait aussi que les footballeurs et les influenceuses ont un passif pas du tout folichon. Mais, au stade où nous en sommes, la question n’est pas de savoir comment. La réponse est qu’ils l’ont fait. La question à 222 millions d’euros – salaire de Neymar serait : y a-t-il quelque chose entre ces deux ? De l’amour ? Franchement, je m’en fous. Tant qu’ils sont adultes, ils peuvent se le faire par les endroits qu’ils voudront.

Deux mots sur Neymar Jr. et Emma Lohoues, que je connais un peu et que j’apprécie beaucoup. L’un, en tant que joueur de mon club de cœur, le PSG. L’autre, en tant qu’une femme qui vit d’émoticônes, de followers. Neymar est un joueur de très haute volée, même s’il a, depuis un certain temps, le pied carré. Emma Lohoues, une grande influenceuse, égéries de plusieurs marques célèbres.
Une fois, les vidéos – de quelques secondes à peine – de Emma-Neymar mises en ligne, ça a fait l’effet d’une bombe. Le Metaverse s’est mis en ébullition. C’est comme si les internautes s’étaient donné le mot. Chacun a joué son rôle comme dans une pièce de théâtre bien rodée. Chacun a son anecdote. Chacun sait quelque chose : fausse ou vraie. L’important, c’est d’alimenter le débat qui a court. Tandis que les fans des deux stars célébraient l’événement, les pourfendeurs ont qualifié la pose de « coquine ». Chacun a fait ce qu’il devait faire, chacun a rempli son contrat, en oubliant pas d’ajouter son grain de sel. Quand les yeux de Neymar Jr. ont brillé. Quand les lèvres de Emma Lohoues ont souri. Tout ça été disséqué de fond en comble. Mais quel était le contexte ?
Nous étions à la fashion week de Paris. Et, les deux stars, égéries des grandes marques, n’ont fait que faire ce que des milliers de personnes faisaient : immortaliser le moment. Ah! les comiques ! À la vérité, ce sont des révélations tout à fait banales, terriblement banales. Concentrons-nous sur ce qui est visible, palpable. Même si une photo, dit-on, vaut plus que des mots.
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MISS CÔTE D’IVOIRE 2022 – Marlène Kouassi Kany succède à Olivia Yacé
Le 02 juillet 2022, dans la salle des fêtes du Sofitel Hôtel, à Abidjan, a été élue la Miss Côte d’Ivoire. Chaque année, le COMICI, Comité Miss Côte d’Ivoire et les réseaux de téléphonie mobiles ivoiriens invitent leurs abonnés à élire la nouvelle reine de beauté ivoirienne. Cette année, cette élection se fera en présence de Miss World 2021 Karolina Bielawska, sous les yeux de Olivia Yacé, deuxième dauphine de la dernière édition de Miss World. La fête sera garantie.
Qui pour porter l’écharpe “Miss CI” ?
Tous les regards étaient tournés vers le Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan. La vaste salle des fêtes Félix Houphouët-Boigny, revêtue de clartés, était empli de ravissantes personnes. Des noms jetés en l’air par le maître de cérémonie. De ravissantes jeunes femmes, graciles, toutes belles les unes que les autres, défilent sur le podium. Des présentations fleuries. Des applaudissements nourris. Des prestations d’artistes. Un huissier proclame des noms. Successivement, des jeunes dames s’avancent, saluent et s’inclinent. Un nom : Mlle Marlène Kouassi Kany ! Une charmante jeune dame, les cheveux coupés à ras s’avance délicatement, presque sur la pointe des pieds, avec une grâce parfaite. Elle jubile et s’effondre. Applaudissements et vivats : “Vive la Miss !”

Yacé Olivia Page ©Facebook Yacé Olivia
Marlène Kouassi Kany : la reine des reines ivoiriennes
Le choix du public et du jury s’est porté sur Mlle Marlène Kouassi Kany, étudiante en master 1 de droit privé, âgée de 23 ans. Cadette d’une famille de 7 enfants, elle a été présélectionnée à Aboisso dans la région du Comoé. Le choix de Marlène a beaucoup fait jaser sur les réseaux sociaux. C’est un rituel immuable ; chaque année, c’est la même rengaine. La miss est passée sur le gril. Ça avait été le cas pour Olivia. Le temps les a fait mentir. On a fini par s’y habituer. Jusqu’à la prochaine élection, la vie de Mlle Marlène Kouassi Kany sera chargée ; elle va changer dans les moindres détails. Elle n’aura plus une minute pour elle. Ses habitudes seront réglées comme une horloge. Désormais, la page Oliva Yacé a tourné. En remplacement, c’est Marlène Kouassi, nouvelle reine de beauté ivoirienne, qui va présider toutes les activités du COMICI, le Comité Miss Côte d’Ivoire, avec à ses côtés deux dauphines : Mlles Diako Nassita et Gnakpa Laure. Mais, cette vie a aussi ses avantages : la célébrité, la notoriété, une nouvelle voiture.

Yacé Olivia Page ©Facebook Yacé Olivia
Une couronne trop lourde à porter ?
Avant Mlle Olivia Yacé, personne n’aurait douté sur la capacité de Marlène Kouassi à porter haut les couleurs du pays. Mais Olivia Yacé, disons-le, a mis la barre trop haut. Et puis, le speech de Marlène à la finale a laissé beaucoup d’ivoiriens perplexes. Elle disait en substance vouloir : « œuvrer pour la réinsertion des jeunes en décrochage scolaire”. Stupéfiant ! Devant ma télévision, j’avais voulu de lui crier : “Mais c’est révolu, ce genre de sujet. Nous sommes en 2022 ma grande ! Voyons !” Si Marlène ne revoit pas sa position, elle risque de rester dans l’ombre de Olivia Yacé qui avait réussi émerveiller le monde entier par sa prestance. Il y a le concours de Miss Monde à l’horizon. Désormais, l’accent est mis sur l’éducation et l’intelligence des candidates. À ce niveau, la beauté à elle-seule ne suffit pas. Chaque Miss doit choisir “une plateforme militante à promouvoir pendant son mandat d’un an”. Le monde actuel est résolument tourné vers les questions liées au climat, au genre, aux droits humains et aux démocraties émergentes, et elle nous parle de “réinsertion” et de “décrochage scolaire”. Elle gagnerait à vite trouver un thème qui la fera sortir du lot. La partie ne vient que de débuter.
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