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CULTURE

SÉNÉGAL – Astou Seck, impériale au FIGAS 2025

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Alors qu’elle fait la promo de son vidéoclip “Fenn”, Astou Seck s’est brillamment illustrée le vendredi 18 juillet 2025 lors de l’ouverture du FIGAS 2025 qui s’est tenu à l’Espace Jorge Semprun de Blois. Quatre jours de folie joyeuse. En danse, en art visuel, en gastronomie et en musique. Ce gala inaugural du FIGAS était porté par Afrik’Consult sous la direction de Latsouck Ndiaye.

Invitée d’honneur de ce dîner gala, la chanteuse franco-sénégalaise Astou Seck a offert une spectacle d’une rare intensité avec l’apparition d’une autre icône, mais cette fois dans la domaine de la danse Khady Sarr. C’est avec une voix gracieuse et dans un port altier qu’Astou Seck a ouvert le bal du Festival International FIGAS 2025. Elle l’a fait avec brio. En majesté. Parée d’un turban tressé d’or et drapée dans un bleu roi vibrant, elle a tenu la dragée haute. En effet, Astou, et ce n’est pas pour exagérer, elle ne chante pas, elle incante. Plus que ça, elle habite l’espace. Aussi, le vendredi 18 juillet, à l’Espace Jorge Semprun de Blois, le rideau s’est levé sur la nouvelle édition du Festival International FIGAS, avec Astou Seck.

Née à Dakar, Astou Seck commence sa carrière non pas en tant qu’auteure-compositrice, mais danseuse et mannequin. On comprend un look qui la fait ressembler à une actrice sortie du film Wakanda. En 2008, elle quitte le Sénégal et s’installe en Italie. Une nuit à Milan, au détour d’un défilé – elle est encore mannequin –, elle interprète “La Vie en rose’’ de la jamaïcaine Grace Jones. Cette performance, spontanée, sera le début d’une carrière artistique. En 2014, elle sort son premier album, fusionnant R&B, world music, Afrobeat et house. Cet assemblage de styles musicaux imprégné des rythmes de la tradition sénégalaise donne un cocktail musical bluffant. En 2018, elle dévoile ‘‘Sama Soppé’’, une déclaration musicale intime, suivie en 2021 par ‘‘Ndiakhass’’, une œuvre marquant son ascension et sa maturité artistique.

Sur l’affiche du festival, elle trône déjà comme une énigme solaire : turban d’or comme une couronne d’ébène, robe bleu roi à faire pâlir les traditions figées, regard franc, presque défiant. Mais c’est sur scène que tout se noue. Vêtue d’une robe-patchwork : de batik, traits d’indigo et tourbillons de wax. Là où son chant devient parole d’éveil, là où la musique devient un terrain de résistance. Sa voix, ample et charnelle, vibre comme une mémoire retrouvée. Elle est tour à tour l’écho des griots, le murmure des mères, le cri des femmes trop longtemps tues.

Astou Seck a fait le show. Chaque note semblait extraite d’un lieu profond, un endroit où les cultures se rencontrent, où les douleurs se transforment, et devient vue. Au cours de de ce mini concert, Astou convoquait le mbalax, effleurait le blues, osait la soul. Et le public, suspendu à ses phrasés, ne faisait que jubiler. Et puis lorsque Khady Sarr est monté sur scène, ce fut l’étincelle qui mit le feu au poudre.

Depuis plusieurs années, le Festival International FIGAS, porté par Afrik’Consult sous la direction de Latsouck Ndiaye, reste fidèle à sa vocation : faire dialoguer les cultures africaines avec le monde et continuer d’élargir l’horizon.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Mohamed Gassama publie Sonko, l’omniprésent, une analyse du phénomène politique sénégalais

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Le journaliste et écrivain Mohamed Gassama signe un nouvel ouvrage consacré à l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise contemporaine : Ousmane Sonko. Intitulé Sonko, l’omniprésent, le livre se veut une réflexion sur le parcours, l’influence et la place qu’occupe le leader du Pastef dans le débat public sénégalais. La cérémonie de dédicace a eu lieu le 25 juillet dernier à la Maison de la presse.

Selon son auteur, cet ouvrage « n’est ni un plaidoyer ni un réquisitoire ». Il s’agit avant tout d’un travail d’analyse qui cherche à comprendre les mécanismes ayant fait d’Ousmane Sonko une personnalité incontournable de la scène politique nationale. À travers une approche journalistique, Mohamed Gassama s’intéresse à la manière dont le leader du Pastef est devenu, au fil des années, un acteur central des grandes séquences politiques du Sénégal.

Le titre, Sonko, l’omniprésent, traduit cette réalité politique : qu’il soit dans l’opposition ou aux responsabilités, Ousmane Sonko demeure au cœur des débats. Son ascension, son discours sur la souveraineté, la gouvernance et les réformes de l’État, ainsi que sa capacité à mobiliser une large frange de la jeunesse, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais.

Au-delà du portrait d’un homme politique, Mohamed Gassama invite également le lecteur à s’interroger sur les mutations de la société sénégalaise. Le livre explore les attentes d’une jeunesse en quête de changement, le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la communication politique, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui ont accompagné l’essor du Pastef. Il s’intéresse aussi aux perceptions contrastées que suscite Ousmane Sonko, à la fois adulé par ses partisans et vivement critiqué par ses adversaires.

L’ouvrage s’inscrit dans une production éditoriale de plus en plus riche consacrée au leader politique sénégalais. Ces dernières années, plusieurs essais ont tenté de décrypter son parcours, son discours et son impact sur la vie publique. Avec Sonko, l’omniprésent, Mohamed Gassama apporte une contribution supplémentaire et une lecture centrée sur le phénomène politique et médiatique que représente aujourd’hui Ousmane Sonko.

À travers cette publication, le journaliste entend alimenter le débat d’idées en proposant aux lecteurs des clés de compréhension d’un acteur dont l’influence dépasse désormais le cadre partisan. Que l’on partage ou non ses convictions, Ousmane Sonko reste l’une des personnalités les plus observées de la scène politique sénégalaise, faisant de son parcours un objet d’étude pour les journalistes, les chercheurs et les observateurs de la vie publique.

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CULTURE

SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar

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Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.

Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.

Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.

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CINÉMA

RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN

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Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.

Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.

Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.

Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.

Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.

Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.

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