AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le Pm Ousmane sonko reçoit le ministre du commerce extérieur des Emirats arabes unis
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a reçu ce mercredi 10 décembre 2025, à Dakar, une délégation officielle des Émirats Arabes Unis conduite par son Excellence Dr Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi, ministre du Commerce Extérieur. Cette visite de travail et d’amitié s’inscrit dans la continuité de celle effectuée par le Premier ministre Sonko aux Émirats Arabes Unis en septembre dernier, visant à renforcer les relations bilatérales et à explorer de nouvelles opportunités de coopération économique.
Placée sous le signe du dialogue et du partenariat stratégique, cette rencontre a permis aux deux parties d’échanger sur plusieurs projets inscrits dans l’Agenda national de Transformation, le plan phare du Gouvernement sénégalais pour le développement économique et social. Les discussions ont porté sur des secteurs clés tels que la santé, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, le commerce et les technologies de l’information, qui constituent des leviers essentiels pour accélérer la croissance et renforcer la compétitivité du pays.

Selon les informations communiquées par la Primature, la délégation émiratie a exprimé son intérêt pour des investissements dans les projets prioritaires identifiés par le Gouvernement du Sénégal. Les deux parties ont convenu de la nécessité de consolider les mécanismes de coopération, notamment par le biais de partenariats public-privé, afin d’assurer le financement et la réalisation effective de ces projets.

Cette visite témoigne de la volonté des deux pays de renforcer leurs liens économiques et diplomatiques, dans un contexte marqué par une collaboration de plus en plus étroite entre le Sénégal et les Émirats Arabes Unis. Les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à créer un environnement favorable aux investissements étrangers, tout en mettant l’accent sur la transformation structurelle de l’économie nationale.
AFRIQUE
SAO-TOMÉ-ET-PRINCIPE – Une campagne sous tension avant le vote du 19 juillet
À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 19 juillet à São Tomé-et-Príncipe, la campagne électorale s’achève dans un climat marqué par le retrait tardif d’un candidat majeur. Initialement au nombre de cinq, les prétendants à la magistrature suprême ne sont plus que quatre réellement en lice, après le désistement de l’ancien Premier ministre Jorge Bom Jesus. Toutefois, son nom restera présent sur les bulletins de vote, son retrait étant intervenu hors des délais légaux.
La campagne prend fin ce vendredi, laissant place à une journée de silence électoral samedi, conformément à la réglementation en vigueur. Le scrutin sera encadré par plusieurs missions d’observation internationale, notamment celles de l’Union européenne, de l’Union africaine et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).
En amont, le Tribunal constitutionnel avait validé cinq des six candidatures déposées le 16 juin, rejetant uniquement celle du député et homme d’affaires Nino Monteiro. Cette décision, motivée par des irrégularités administratives et des questions liées à son origine familiale, a été contestée par son parti, le MCI-PS/PUN, qui dénonce un traitement discriminatoire.
Depuis, la dynamique électorale s’est resserrée autour de quatre candidats actifs : le président sortant Carlos Vila Nova, en quête d’un second mandat, le député Nito D’Abreu, représentant de l’Alternative démocratique indépendante (ADI), ainsi que les juristes Eugénio Tiny et Miques João Bonfim.
La dernière ligne droite de la campagne est dominée par la confrontation entre Carlos Vila Nova et Nito D’Abreu, considérés comme les principaux favoris. Tous deux multiplient les meetings dans la capitale, São Tomé, tandis que leurs concurrents mènent des campagnes plus discrètes.
Selon la Commission électorale nationale, 142 191 électeurs sont inscrits, dont une part significative issue de la diaspora. Ces derniers sont appelés à participer au vote, illustrant l’importance de cet électorat dans le processus démocratique du pays.
Au-delà de l’enjeu politique immédiat, cette élection est observée de près par la communauté internationale. Le pays suscite en effet des attentes liées à ses ressources pétrolières offshore, encore inexploitées à l’échelle commerciale. Ce scrutin marque également le début d’un cycle électoral plus large, qui se poursuivra avec les élections législatives, locales et régionales prévues le 27 septembre.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Colère des familles de victimes après l’ annonce de la visite de Macky Sall
La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies suscite de vives tensions au Sénégal. Quelques jours après l’officialisation de sa participation à la course, l’ancien chef de l’État s’est rendu à Dakar pour rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye, une initiative qui a ravivé les critiques au sein de l’opinion publique.
Soutenu par le Burundi, actuel président de l’Union africaine, Macky Sall met en avant son expérience diplomatique, notamment son passage à la tête de l’organisation continentale entre 2022 et 2023. Son entourage souligne une ambition de représenter le continent africain au plus haut niveau des institutions internationales.
Cependant, cette candidature se heurte à une contestation grandissante sur le plan national. Des collectifs de familles de victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 dénoncent une démarche jugée inappropriée, rappelant le lourd bilan humain des manifestations de cette période.
Pour Mouhamed Fadel Bodian, la rencontre entre les deux hommes constitue un signal préoccupant, estimant que Macky Sall ne devrait pas bénéficier du soutien officiel du Sénégal dans cette course internationale.
Même tonalité du côté de Boubacar Sèye, qui évoque une période marquée par de nombreuses pertes humaines. La contestation s’étend également à la sphère politique, notamment avec Guy Marius Sagna, qui critique ouvertement la visite de l’ancien président.
Sur la scène internationale, la compétition pour succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, s’intensifie. Plusieurs candidatures sont déjà déclarées, dont celles de Michelle Bachelet et de Rafael Grossi. La candidature de Rebeca Grynspan est également évoquée, bien qu’elle n’ait pas encore été officiellement déposée.
Le processus de sélection doit entrer dans sa phase décisive avec l’examen des candidatures par le Conseil de sécurité, avant un vote final de l’Assemblée générale. Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall apparaît comme un enjeu à la fois diplomatique et politique, étroitement lié aux débats internes sur la mémoire et la réconciliation nationale au Sénégal.
AFRIQUE
ZIMBABWÉ – Un retour massif de migrants face aux violences en Afrique du Sud
Le Zimbabwe anticipe un afflux massif de ses ressortissants en provenance de Afrique du Sud, dans un contexte marqué par une recrudescence des violences xénophobes visant les étrangers.
Selon les autorités, jusqu’à 1,4 million de Zimbabwéens pourraient être amenés à regagner leur pays d’origine, soit près de 70 % de la diaspora installée en Afrique du Sud. Depuis la fin du mois de mai, environ 100 000 personnes ont déjà été rapatriées, illustrant l’ampleur du phénomène.
Face à cette situation, le gouvernement zimbabwéen affirme avoir déployé un dispositif d’accueil d’envergure. Celui-ci repose sur une coordination entre les collectivités locales, les organisations religieuses, le secteur privé ainsi que plusieurs agences des Nations unies.
Les personnes de retour bénéficieront d’un accompagnement complet incluant hébergement temporaire, prise en charge médicale, aide alimentaire et programmes de réinsertion socio-économique. Les autorités soulignent par ailleurs que plus de 70 % des rapatriés déjà enregistrés sont des femmes et des enfants, une donnée qui accentue les enjeux humanitaires de cette crise.
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