EUROPE
FRANCE – Nicolas Sarkozy menacé à la prison de la Santé : “On va venger Kadhafi”
L’incarcération de l’ancien président français Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé, à Paris, continue de provoquer des remous. Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent plusieurs détenus proférant insultes et menaces à l’encontre de l’ex-chef d’État, suscitant l’indignation et relançant le débat sur les conditions de détention des personnalités politiques.
Selon L’Internaute et l’agence Anadolu, des prisonniers ont passé une partie de la nuit à interpeller Nicolas Sarkozy, récemment écroué à la suite de sa condamnation dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Les cris, lancés depuis différentes cellules, visaient directement l’ancien président : « Oh Sarko, réveille-toi ! », ou encore des propos à caractère injurieux.
Toujours selon ces sources, Nicolas Sarkozy, placé à l’isolement pour sa sécurité, aurait été empêché de dormir plusieurs heures. Dans certaines séquences diffusées en ligne, des détenus auraient même lancé des menaces explicites : « On va venger Kadhafi ».
Ces allusions font écho à l’affaire du financement libyen présumé, qui continue d’alimenter les polémiques. Depuis des années, plusieurs médias et sources proches de l’ancien régime libyen soutiennent que l’intervention militaire française de 2011, décidée sous la présidence de Sarkozy, visait aussi à empêcher Mouammar Kadhafi de révéler publiquement les fonds versés à Paris.
Paris a toujours nié toute implication dans la mort du dirigeant libyen, tué à Syrte en octobre 2011. Aucune preuve tangible n’a, à ce jour, confirmé les accusations selon lesquelles des services français auraient joué un rôle direct dans sa capture ou son exécution.
EUROPE
ESPAGNE – Ceuta sous pression : Madrid réclame davantage de solidarité européenne
La situation migratoire à Ceuta continue de provoquer des tensions politiques en Espagne et au sein de l’Union européenne. Mardi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a assuré que Madrid maîtrisait la situation dans l’enclave, près de deux semaines après un afflux migratoire inédit.
Selon les autorités espagnoles, environ 72 000 migrants avaient franchi la frontière depuis le Maroc. Près de 70 000 d’entre eux sont depuis retournés sur le territoire marocain, tandis que plusieurs milliers de personnes restent encore à Ceuta. En déplacement dans l’enclave, José Manuel Albares a voulu rassurer sur le contrôle des frontières espagnoles. Il a notamment affirmé que « l’intégrité de l’espace Schengen est pleinement garantie » à Ceuta et Melilla, l’autre enclave espagnole située en Afrique du Nord. Le ministre a toutefois appelé à une mobilisation accrue de l’Union européenne en faveur des deux territoires. Il estime que leurs particularités géographiques, sociales et économiques doivent être davantage prises en compte par Bruxelles.
Nouvelle passe d’armes avec l’Italie
La crise migratoire a également ravivé les tensions entre Madrid et Rome. José Manuel Albares a reproché au gouvernement italien de Giorgia Meloni de ne pas avoir manifesté « le même esprit de solidarité et de soutien envers l’Espagne » que la majorité des États membres de l’Union européenne. Les relations entre les deux capitales se sont tendues après la décision de l’Espagne d’instaurer des contrôles à sa frontière pour les voyageurs en provenance d’Italie, en réaction à des mesures similaires adoptées par Rome. Cette nouvelle confrontation intervient alors que la question migratoire reste l’un des sujets les plus sensibles au sein de l’Union européenne.
Le sort des migrants encore présents divise Madrid et Ceuta
Au-delà de la question du contrôle des frontières, la gestion des personnes toujours présentes à Ceuta constitue désormais un autre point de friction. Le président de l’enclave, Juan Jesús Vivas, a demandé lundi la mise en place d’un dispositif permettant de restreindre temporairement la liberté de mouvement des migrants dans l’attente de l’examen de leur situation administrative. L’élu conservateur souhaite notamment l’aménagement d’un espace comparable à un centre de rétention pour étrangers, afin d’éviter, selon lui, une aggravation de la situation. Juan Jesús Vivas estime que les capacités d’accueil de Ceuta sont arrivées à saturation et qualifie la situation d’« intenable » et d’« inacceptable ». Il réclame ainsi la mise en œuvre urgente d’un plan national destiné à rétablir la situation dans l’enclave.
Une crise aux conséquences européennes
Alors que la majorité des migrants arrivés lors de l’afflux massif ont déjà regagné le Maroc, la crise de Ceuta continue donc de produire des effets politiques. Entre la pression exercée sur les structures locales, les désaccords entre Madrid et les autorités de l’enclave et les tensions diplomatiques avec Rome, le dossier migratoire s’impose une nouvelle fois comme un sujet majeur de confrontation en Europe. Pour le gouvernement espagnol, l’objectif est désormais de maintenir le contrôle de la frontière tout en obtenant davantage de solidarité européenne pour faire face aux conséquences migratoires pesant sur Ceuta et Melilla.
EUROPE
FRANCE – Montpellier : Deux héros SÉNÉGALAIS agressés et laissés à la rue
À Montpellier, deux frères sénégalais sans papiers, Tourane Niasse et Mouhamed Niasse, ont été violemment agressés dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2026, alors qu’ils dormaient dans le square de l’Esplanade Charles-de-Gaulle. Déjà connus pour avoir sauvé un homme d’un suicide en 2024, les deux hommes ont été pris à partie par une dizaine d’individus. L’attaque, décrite comme gratuite et brutale, a fait plusieurs blessés. Transportés au CHU de Montpellier, Mouhamed Niasse est toujours hospitalisé.
Des blessures graves
Les deux frères souffrent de fractures, notamment à la main et à l’épaule, ainsi que de blessures à la tête et d’un dentier cassé. Selon leur témoignage, ils ont été frappés après être intervenus pour défendre un autre sans-abri agressé et dépouillé de son téléphone. « Tous les agresseurs se sont retournés contre nous, les coups pleuvaient », raconte Mouhamed depuis son lit d’hôpital.
Une intervention tardive
Lors de l’agression, les victimes ont contacté la Police nationale via le 17. Mais selon leur version, aucune patrouille n’était disponible pour intervenir immédiatement. Les secours ont finalement été assurés par les pompiers du SDIS 34, qui les ont pris en charge après leur fuite vers un lieu sécurisé. Les frères affirment également que la scène aurait été captée par une caméra de vidéoprotection présente sur les lieux.
Des héros tombés dans la précarité
En novembre 2024, Tourane et Mouhamed Niasse avaient pourtant fait preuve d’un courage remarquable en sauvant un homme prêt à se jeter du haut d’un parking près de la gare Saint-Roch. Leur geste avait été salué par les secours et les forces de l’ordre. Une cérémonie officielle devait même être organisée par la députée Fanny Dombre-Coste pour leur remettre une médaille. Mais l’événement avait été annulé après que la préfecture a évoqué une situation administrative irrégulière, notamment une supposée OQTF concernant l’un des frères, contestée par ces derniers.
Une vie à la rue
Depuis juin, les deux hommes vivent dans la rue, après avoir quitté le logement familial devenu trop exigu. Ils dorment désormais sur des bancs, exposés à l’insécurité et aux conditions climatiques difficiles.
« On ne mérite pas ce sort », déplorent-ils, dénonçant un abandon total.
Une situation sans issue
Malgré leur acte héroïque et des promesses d’embauche, leurs démarches de régularisation n’ont pas abouti. Des tentatives d’hébergement via des associations locales sont en cours, sans solution concrète pour l’instant.
Aujourd’hui, Tourane et Mouhamed réclament reconnaissance, protection et humanité, craignant de sombrer dans une situation encore plus dramatique.
Sources : actu.fr
EUROPE
ESPAGNE – Crise migratoire : Les mineurs au cœur de l’urgence à Ceuta
À Ceuta, la situation des mineurs migrants atteint un seuil critique après une arrivée massive de personnes en provenance du Maroc. Selon les autorités espagnoles, près de 72 000 migrants ont franchi la frontière de ce territoire espagnol d’Afrique du Nord en l’espace d’une semaine.
Si environ 70 000 personnes ont depuis quitté l’enclave, près de 2 500 migrants y demeurent encore, parmi lesquels figurent des centaines de mineurs non accompagnés.
Les autorités locales indiquent actuellement prendre en charge environ 1 100 jeunes, alors que les capacités d’accueil sont largement insuffisantes, avec seulement 90 places disponibles en théorie.
Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, qualifie la situation « d’absolument intenable » et appelle à une intervention rapide du gouvernement central. Face à cette pression migratoire, le gouvernement espagnol a annoncé le déblocage d’une aide d’urgence de 25 millions d’euros, destinée à améliorer la prise en charge des mineurs.
Cette vague migratoire s’accompagne également d’un lourd bilan humain. Les autorités espagnoles font état d’au moins 78 décès, survenus dans des conditions encore à préciser. Au-delà de l’urgence humanitaire, cette crise ravive en Espagne le débat sur l’accueil et la répartition des mineurs migrants entre les différentes régions. La question de la solidarité interrégionale et des capacités d’hébergement revient ainsi au cœur de l’agenda politique.
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