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CULTURE

SÉNÉGAL – Marvel en avant-première au Hall H, Baaba Maal fait tout péter 

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Samedi 23 juillet 2022. San Diego. Californie. 17 heures. Heure locale. Les Studios Marvel donnent rendez-vous à leurs fans au Hall H du Centre de Convention de San Diego pour un « méga panel ». Une avant-première de leurs prochaines sorties de film à venir. Histoire de mettre le public dans le bain avant la première de Black Panther : Wakanda Forever en novembre. Baaba Maal a fait une apparition en grande pompe.

Cette année, la filiale Disney a bossé dur comme un… – Je serais tenté de dire qu’elle a bossé comme un nègre vu que la majeure partie des acteurs du film dont nous allons parler sont d’origine africaine. Mais je vais faire dans le politiquement correct – comme un dingue. Une chose est certaine : les prochains films de l’univers cinématographique Marvel vont atteindre des niveaux stratosphériques. Il y aura : Black Panther : Wakanda Forever, Guardians of the Galaxy Vol. 3, She-Hulk,… La liste est longue. Black Panther a connu un succès retentissant. Nommé dans sept catégories pour les Oscars du cinéma 2019, il devient le premier film de super-héros nommé pour le trophée du meilleur film. Parmi les Oscars, figure un qui a été décerné à deux grands noms de la musique de film : Ludwig Göransson et Baaba Maal. Le film était énorme. Qu’en sera-t-il du tout nouveau : Black Panther : Wakanda Forever ? Wait and see !

Si vous avez déjà regardé Black Panther, aucun doute, vous avez entendu sa voix sur la bande originale du film. Il se nomme Baaba Maal. Il vient du Sénégal. Il est chanteur et guitariste. Et il a une voix unique. Avec le compositeur Ludwig Goransson, il a écrit les notes, avec les percussions, et a posé sa voix. Vous savez ! Cette chanson guerrière africaine qu’on entend dans la stratosphère paradisiaque du Wakanda. Les Studios Marvel, sous la brillante direction du réalisateur Ryan Coogler, reprendront, au mois de novembre 2022, une nouvelle version intitulée Black Panther : Wakanda Forever. Et cette version aura tout l’éclat de la première. À voir la bande-annonce !

À l’avant-première des Studios Marvel de ce 22 juillet 2022, une fièvre heureuse s’est emparé du hall H lorsque Baaba Maal fait une entrée. Cela a fait un beau tapage. Il portait un merveilleux bazin richement brodé. Il est accueilli avec des applaudissements nourris des spectateurs. Avec sa troupe de percussionnistes et de danseurs, tous africains, il a fait vibrer la salle. Une musique acoustique et traditionnelle qui a fait voyager le public de San Diego sur les rives du fleuve Sénégal. Une musique dansante. Ça se voyait que le grand chanteur sénégalais excitait la curiosité du public. L’homme avait posé sa voix sur la bande originale du premier Black Panther. Un point triste. Cette avant-première s’est faite sans notre regretté Chadwick Boseman, décédé en 2020 d’un cancer du côlon. Il incarnait le rôle du super-héros dans le premier volet. Sa fougue et sa tendresse juvéniles vont manquer à ce film.

Wakanda, c’est une dystopie. Une Afrique imaginaire, technologiquement avancée, qui a su garder intact ses valeurs culturelles. En tant qu’africain, nous aimons Black Panther parce que ce film nous montre de l’espoir. Un espoir qui nourrit notre imaginaire. 

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CULTURE

SÉNÉGAL – Mohamed Gassama publie Sonko, l’omniprésent, une analyse du phénomène politique sénégalais

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Le journaliste et écrivain Mohamed Gassama signe un nouvel ouvrage consacré à l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise contemporaine : Ousmane Sonko. Intitulé Sonko, l’omniprésent, le livre se veut une réflexion sur le parcours, l’influence et la place qu’occupe le leader du Pastef dans le débat public sénégalais. La cérémonie de dédicace a eu lieu le 25 juillet dernier à la Maison de la presse.

Selon son auteur, cet ouvrage « n’est ni un plaidoyer ni un réquisitoire ». Il s’agit avant tout d’un travail d’analyse qui cherche à comprendre les mécanismes ayant fait d’Ousmane Sonko une personnalité incontournable de la scène politique nationale. À travers une approche journalistique, Mohamed Gassama s’intéresse à la manière dont le leader du Pastef est devenu, au fil des années, un acteur central des grandes séquences politiques du Sénégal.

Le titre, Sonko, l’omniprésent, traduit cette réalité politique : qu’il soit dans l’opposition ou aux responsabilités, Ousmane Sonko demeure au cœur des débats. Son ascension, son discours sur la souveraineté, la gouvernance et les réformes de l’État, ainsi que sa capacité à mobiliser une large frange de la jeunesse, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais.

Au-delà du portrait d’un homme politique, Mohamed Gassama invite également le lecteur à s’interroger sur les mutations de la société sénégalaise. Le livre explore les attentes d’une jeunesse en quête de changement, le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la communication politique, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui ont accompagné l’essor du Pastef. Il s’intéresse aussi aux perceptions contrastées que suscite Ousmane Sonko, à la fois adulé par ses partisans et vivement critiqué par ses adversaires.

L’ouvrage s’inscrit dans une production éditoriale de plus en plus riche consacrée au leader politique sénégalais. Ces dernières années, plusieurs essais ont tenté de décrypter son parcours, son discours et son impact sur la vie publique. Avec Sonko, l’omniprésent, Mohamed Gassama apporte une contribution supplémentaire et une lecture centrée sur le phénomène politique et médiatique que représente aujourd’hui Ousmane Sonko.

À travers cette publication, le journaliste entend alimenter le débat d’idées en proposant aux lecteurs des clés de compréhension d’un acteur dont l’influence dépasse désormais le cadre partisan. Que l’on partage ou non ses convictions, Ousmane Sonko reste l’une des personnalités les plus observées de la scène politique sénégalaise, faisant de son parcours un objet d’étude pour les journalistes, les chercheurs et les observateurs de la vie publique.

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CULTURE

SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar

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Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.

Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.

Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.

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CINÉMA

RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN

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Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.

Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.

Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.

Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.

Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.

Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.

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