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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Ousmane Sonko à Erdogan : pour un partenariat équilibré et respectueux

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En marge d’une rencontre officielle avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a livré un message fort, incarnant la vision d’une Afrique décomplexée et souveraine. Devant son interlocuteur, il a affirmé que le Sénégal, comme nombre de pays africains aujourd’hui, est représenté par « des leaders d’un nouveau type » : confiants, conscients de leurs responsabilités et déterminés à bâtir des relations équilibrées.

« Nous ne demandons pas la gratuité, nous n’attendons pas l’aide, a-t-il précisé. Ce que nous voulons, c’est une collaboration saine, fondée sur le respect et sur la volonté partagée d’un gain équilibré. » Pour Sonko, cette nouvelle posture africaine s’inscrit dans un cadre mondial en mutation, où les rapports de domination doivent laisser place à un multilatéralisme harmonieux.

Il a insisté sur la nécessité de tourner la page d’un monde où certaines puissances dictaient leur loi. « Ce monde doit être derrière nous, a-t-il lancé. Ceux qui ne l’ont pas encore compris risquent de l’apprendre à leurs dépens. » Il a dénoncé l’« illusion de puissance » qui pousse certains à croire qu’il suffit d’« appuyer sur un bouton pour que le monde entier suive ». Cette vision, selon lui, est dépassée : chaque pays tient désormais à sa souveraineté et à son indépendance, et aspire à commercer dans un espace ouvert et libre, mais fondé sur le respect mutuel.

Dans ce contexte, le chef du gouvernement sénégalais a salué la position d’Ankara. « Nous sommes heureux de voir que la Turquie a cette façon de voir le monde », a-t-il déclaré, soulignant que cette approche facilite la construction de partenariats gagnant-gagnant entre nations.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le président Diomaye Faye à Bamako : une visite stratégique sous haute tension régionale

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Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite officielle à Bamako, marquant une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales avec le Mali. Accueilli par le président de la transition, Assimi Goïta, le chef de l’État sénégalais entame une mission diplomatique placée sous le signe de la coopération et de la solidarité régionale.

Au cœur des échanges figurent plusieurs dossiers stratégiques visant à consolider les liens entre Dakar et Bamako. Les discussions portent notamment sur la relance des mécanismes de coopération au sein de Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal et de Union monétaire ouest-africaine, deux cadres essentiels pour l’intégration économique et le développement sous-régional.

La visite intervient dans un contexte logistique délicat pour le Mali, pays enclavé fortement dépendant des infrastructures sénégalaises, en particulier du corridor reliant Bamako au port de Dakar. Depuis plusieurs mois, cette route stratégique est perturbée par des attaques attribuées à des groupes jihadistes, notamment sur l’axe reliant Kayes à la capitale malienne, compromettant ainsi l’acheminement des marchandises.

Au-delà des enjeux économiques, cette rencontre de haut niveau illustre une volonté commune de coordonner les réponses face aux défis sécuritaires et commerciaux qui affectent la région. Elle pourrait également ouvrir la voie à de nouvelles initiatives conjointes visant à sécuriser les corridors d’échanges et à fluidifier le transport des biens entre les deux pays.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Le Ghana accélère le rapatriement de ses citoyens

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Le Ghana intensifie son opération de rapatriement de ressortissants installés en Afrique du Sud, dans un contexte de tensions persistantes visant les communautés étrangères. Selon les autorités, un millier de travailleurs migrants supplémentaires doivent être évacués entre dimanche et lundi à bord de vols spécialement affrétés.

Cette nouvelle phase s’inscrit dans la continuité d’une vaste opération engagée après une série de violences xénophobes ayant secoué la première économie du continent. Près de 930 citoyens ghanéens ont déjà regagné leur pays au cours des derniers jours, dans un climat d’inquiétude croissante.

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères précise que ces rotations aériennes devraient marquer l’ultime étape du dispositif de rapatriement, destiné à sécuriser les ressortissants exposés. L’opération témoigne de la volonté d’Accra de réagir rapidement face à une dégradation de la situation sécuritaire.

Sur le plan diplomatique, le président John Mahama a interpellé Union africaine, appelant à une prise en charge collective de la problématique des attaques ciblant les étrangers. Il a également exprimé des réserves quant à la réponse des autorités sud-africaines, jugée insuffisante pour garantir la protection des populations migrantes.

Depuis le mois de mai, les conséquences de cette vague de violences sont significatives : plus de 160 000 étrangers, majoritairement originaires d’autres pays africains, auraient quitté le territoire sud-africain, illustrant l’ampleur d’une crise aux répercussions régionales.

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AFRIQUE

CAMEROUN – L’absence prolongée de Paul Biya relance la polémique

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L’absence prolongée du président Paul Biya suscite une vive controverse au Cameroun, où le chef de l’État, âgé de 93 ans et au pouvoir depuis plus de quatre décennies, séjourne en Suisse depuis le début du mois de juin. Initialement présentée comme une visite privée de courte durée, cette absence qui s’étire désormais sur plusieurs semaines alimente les interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

Les formations d’opposition dénoncent un fonctionnement institutionnel fragilisé, évoquant une gouvernance à distance et un déficit de visibilité au sommet de l’État. Certaines voix critiques parlent d’un appareil exécutif tournant au ralenti, dans un contexte politique déjà marqué par des tensions et une demande croissante de réformes.

Face à ces accusations, les autorités maintiennent une ligne de défense ferme. Le gouvernement assure que le président continue d’exercer pleinement ses prérogatives depuis l’étranger, affirmant que les décisions stratégiques et le suivi des dossiers nationaux restent assurés sans interruption.

Cette situation ravive par ailleurs les débats autour de la succession présidentielle. La récente révision constitutionnelle ayant introduit la fonction de vice-président n’a, à ce jour, pas été suivie d’une nomination, laissant persister une incertitude institutionnelle.

Dans un climat politique caractérisé par des élections contestées, des annonces de remaniement en suspens et des échéances électorales régulièrement repoussées, une partie de la population exprime ouvertement son aspiration à un renouvellement de la gouvernance. Les spéculations sur l’ère post-Biya continuent ainsi de prendre de l’ampleur, au cœur du débat national.

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