AFRIQUE
BURKINA FASO – 72,70 % du territoire reconquis selon le ministre de la défense
L’évaluation des membres du gouvernement au premier semestre 2025 par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a débuté, ce lundi 4 août 2025 à la Primature avec le passage du ministre chargé de la Défense, le Général de Brigade Célestin Simporé. Il ressort que le taux de reconquête du territoire national dans le cadre de la lutte contre le terrorisme est à 72,70% à la date du 30 juin 2025, contre un taux de 70,89% au deuxième semestre 2024.
Le Général de Brigade Célestin Simporé a justifié ce progrès par la reconquête du Sourou, notamment la localité de Di ainsi que la stabilisation de Diapaga et de Djibo. « Ce qui a été fait, c’est ce qui doit être fait par des militaires. Notamment la sécurisation de l’entièreté de la localité à travers des travaux de fortification, des travaux de contre-mobilité pour empêcher l’ennemi d’accéder et tout ce qui est en tout cas du ressort du militaire, des forces de sécurité, pour pouvoir stabiliser la zone »,a-t-il expliqué concernant le localités stabilisées.
Il a également fait cas du ravitaillement de localité en vivres ainsi que la reprise de l’activité économique dans certaines zones. « Nos localités sont également régulièrement ravitaillées. Vous avez pu le constater pour l’Est et également pour Djibo avant la saison des pluies. Nous avons permis également le redémarrage des activités économiques de la mine de Boungou et le retour progressif de l’administration », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le contrat d’objectif du ministère au premier semestre 2025 a atteint un taux global de 36,61 %. Cependant, il faut relativiser selon le ministre. Il a expliqué que beaucoup d’activités qui ont débuté au cours de ce semestre mais leur aboutissement ne pourrait être concrétisé qu’en fin d’année. « Je veux parler notamment des formations des armées, des recrutements cycliques pour lesquelles ce n’est qu’à la finalisation de toutes ces activités qu’on pourra les comptabiliser en termes de pourcentage », expliqué.
Josué TIENDREBEOGO
Source : Faso7
AFRIQUE
RD CONGO – L’opposition hausse le ton contre le pouvoir
En République démocratique du Congo, l’adoption d’un projet de réforme constitutionnelle ravive les tensions entre pouvoir et opposition, sur fond d’accusations de dérive institutionnelle. Le texte, désormais validé par le Parlement, cristallise les inquiétudes autour d’une possible prolongation du pouvoir présidentiel.
Portée par la majorité, la réforme ouvre la voie à l’organisation d’un référendum susceptible de redéfinir les règles du jeu politique. Au cœur des critiques : une disposition qui permettrait de ne pas prendre en compte les mandats déjà effectués par le président Félix Tshisekedi, lui offrant ainsi la possibilité de se représenter au-delà des limites actuellement fixées.
L’opposition y voit une tentative de contournement de la Constitution, qui interdit explicitement toute modification relative au nombre et à la durée des mandats présidentiels. Pour ses détracteurs, le recours à l’argument de « dysfonctionnement majeur » des institutions constitue un précédent dangereux, susceptible d’ébranler l’équilibre démocratique.
Dans ce contexte, la contestation politique s’intensifie. Regroupés au sein de la coalition dite « Article 64 », plusieurs partis d’opposition appellent à une mobilisation nationale. Une marche est annoncée pour le 8 juillet, avec pour objectif de dénoncer la réforme et d’exiger le départ du chef de l’État.
Des figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, accusent le président d’avoir rompu son engagement à respecter la Constitution. Le climat s’est encore tendu après des affrontements survenus lors de précédentes manifestations à Kinshasa, au cours desquels plusieurs responsables politiques ont été blessés.
Malgré le boycott des débats par les élus de l’opposition, le processus législatif s’est poursuivi jusqu’à son adoption définitive par les deux chambres du Parlement. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a défendu un texte qu’il présente comme un instrument permettant au peuple d’exercer pleinement sa souveraineté.
Cette séquence politique intervient dans un environnement déjà fragilisé. Entre crise sécuritaire persistante dans l’est du pays, marquée notamment par les affrontements impliquant le M23, et défis sanitaires liés à l’épidémie d’Ebola, la RDC fait face à des enjeux multiples.
AFRIQUE
TUNISIE – Migration : Tunis intensifie sa stratégie de rapatriement
La Tunisie intensifie sa politique de gestion des flux migratoires en misant sur un dispositif de retour volontaire à destination des ressortissants d’Afrique subsaharienne. Une stratégie qui s’inscrit dans une approche combinant considérations sécuritaires et encadrement humanitaire.
Mardi, près d’une centaine de migrants ont été rapatriés depuis l’aéroport de Aéroport international de Tunis-Carthage, dans le cadre de ce programme piloté par les autorités tunisiennes. Lancée en juillet 2025, l’initiative vise à encourager les départs volontaires tout en structurant la réponse institutionnelle face à une pression migratoire croissante.
Selon Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale, ce mécanisme repose sur un équilibre entre impératifs humanitaires, exigences judiciaires et préoccupations liées à la sécurité nationale. Une ligne de conduite assumée par les autorités, qui cherchent à encadrer les départs dans un cadre légal et organisé.
Les chiffres témoignent d’une montée en puissance rapide du dispositif. Depuis son lancement, environ 5 000 migrants se sont inscrits au programme. Le rythme des retours s’est progressivement accéléré, passant de quelques rotations mensuelles à des vols quasi quotidiens, signe d’une adhésion croissante ou d’une pression accrue sur les populations concernées.
AFRIQUE
RD CONGO – Un prêtre révolutionne l’évangélisation avec le rap
À Kinshasa, une initiative singulière redéfinit les contours de l’évangélisation urbaine. Jean-Pierre Mongambi, prêtre catholique, a choisi le rap comme vecteur pour porter un message spirituel auprès des jeunes des quartiers populaires.
Dans un contexte marqué par la précarité et le désœuvrement d’une partie de la jeunesse, ce religieux de 47 ans mise sur un langage culturellement accessible pour recréer du lien. À travers ses textes, inspirés des psaumes et des prières, il propose une approche où la forme moderne sert un fond résolument religieux.
Pour Mongambi, l’essentiel ne réside pas dans le style musical, mais dans la portée du message. Son objectif est clair : recentrer l’attention des jeunes sur les valeurs spirituelles, loin des jugements liés aux apparences ou aux codes traditionnels de la pratique religieuse.
Cette stratégie semble porter ses fruits. Ses prestations attirent un public nombreux et trouvent un écho particulier sur les réseaux sociaux, où ses concerts circulent largement. Au-delà du spectacle, c’est une véritable dynamique de reconnection qui s’opère pour certains fidèles.
Des témoignages viennent appuyer cet impact. Certains jeunes expliquent avoir retrouvé le chemin de l’Église grâce à cette approche innovante, notamment dans des moments de fragilité personnelle. Le rap devient alors un canal d’accompagnement et de résilience.
Du côté des autorités religieuses locales, l’initiative est perçue comme une réponse adaptée aux défis contemporains. En multipliant les formats d’engagement, l’Église tente de répondre aux réalités sociales d’une jeunesse souvent exposée à l’oisiveté, aux addictions ou à la marginalisation.
La démarche de Mongambi s’inscrit ainsi dans une logique d’ouverture, où tradition et modernité cohabitent pour mieux atteindre les fidèles. Sa reconnaissance a d’ailleurs dépassé les frontières locales, notamment lorsqu’il s’est produit devant Pope Francis lors de sa visite en République démocratique du Congo en 2023.
-
AFRIQUE3 mois .MALI/FRANCE – Bally Bagayoko, un enfant de Saint-Denis devenu maire de sa ville
-
FOOTBALL3 mois .CAN 2025 : “Ultima ratio” : Pourquoi la sanction contre le Sénégal pose un sérieux problème de droit
-
AFRIQUE2 mois .SÉNÉGAL – Conseil des ministres : 24 nominations pour redessiner l’administration publique
-
FOOTBALL3 mois .SÉNÉGAL/MAROC – Une décision de la CAF aux multiples contradictions
-
AFRIQUE2 mois .SÉNÉGAL – 24 nominations en Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril 2026
-
AGRICULTURE3 mois .CÔTE D’IVOIRE – La chute des prix du cacao déclenche la colère des planteurs
-
AFRIQUE CENTRALE3 mois .GABON – Le pays avance : la Ministre de la Planification présente le PNCD à Paris
-
JUSTICE3 mois .FRANCE – Gims en garde à vue dans une affaire de blanchiment international


