CULTURE
SÉNÉGAL – Show Of The Year annulé, Mamadou Shaheim Diop s’exprime
La 12ème édition du Show Of The Year qui devait se tenir le samedi 17 décembre à Dakar a été annulé par les autorités sénégalaise à la dernière minute à la surprise général des organisateurs mais aussi des personnes qui voulaient assister à cette messe du Hip Hop. Mamadou Shaheim Diop, Producteur de l’événement s’exprime A Mr. Aliou Sow Ministre de la culture.
Mr. Le Ministre Aliou Sow avec tout le respect que nous avons pour votre autorité, excusez nous de vous dire que vous avez raté une belle occasion d’accomplir une de vos missions.
Mr. Le Ministre, ces fameux fonds dont vous parlez nous y avons droit comme toute autre structure culturelle basée au Sénégal, organisant le plus grand événement de culture urbaine au Sénégal.
Concernant cette année la demande qui a été accordée, était pour le Show of the year TOUR.
Pour rappel, le Show Of The Year TOUR a, finalement, été effectué sans la perception de ces dites subventions. Nous sommes, donc, toujours dans l’attente du versement. Cette somme promise, bien que significative, ne représente même pas le 1/4 du budget.
Vous allez donc aisément comprendre, Monsieur Le Ministre, que pour la 12eme édition du SOTY dont vous parlez, aucune subvention, ni accord de principe a émané de l’Etat. Ce qui revient à dire que nous restons totalement indépendant de l’Etat.
Vous pouvez Mr. Le ministre regarder notre affiche et vous y trouverez le Logo du FDCU, et pourtant aucun centime n’a été decaissé par vos services. Ce fait prouve que nous vous prenons comme des partenaires, car étant sous votre tutelle et non comme des adversaires politiques.
Ces fonds du FDCU dont vous parlez nous n’avons fait que répondre à un appel d’offre sans restriction aucune.
Mr. Le Ministre de la Culture, nous faisons appel à votre autorité pour que nous puissions trouver une solution heureuse et profitable a toutes les parties prenantes.
Mr. Le Ministre ce que nous attendons de vous en tant que tuteur c’est de trouver une issue favorable à cette situation et non pas de proférer des menaces des acteurs culturels.
Nous passons sous silence la réponse à notre très cher Ministre de la Jeunesse. Notre profond respect pour la jeunesse senegalaise nous interdit de verser dans un débat de caniveau.
Mamadou Shaheim Diop, Producteur du Show Of The YearL
CULTURE
SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale
Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.
Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.
Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.
Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.
Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.
CULTURE
MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité
À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.
Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.
Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.
Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.
Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.
Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.
Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.
CINÉMA
SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice
a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.
En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.
Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.
Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.
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