CULTURE
SÉNÉGAL – INTERVIEW EXCLUSIVE : L’artiste international Pape Diouf a mis le feu à l’hôtel Méridien à Paris
L’artiste international Pape Diouf a mis le feu à l’hôtel Méridien à Paris lors de sa soirée caritative le vendredi 23 décembre 2022. Le leader de la génération consciente a été magistral sur scène. Devant un public conquis, il a chanté durant plus de trois heures pour faire vibrer les mélomanes. Dans le cadre de cet évènement, Ze-Africanews a réalisé une interview exclusive avec cet artiste inégalé.
L’objectif de cette soirée inédite était de réunir des fonds pour venir en aide aux enfants dans le besoin afin de faciliter leur éducation, leur formation mais également leur insertion dans la société. Enfant de la banlieue notamment de la localité de Pikine, la banlieue consciente, l’artiste international se voit être dans un devoir de partager avec les plus vulnérables.
Cette volonté de l’artiste chanteur Pape Diouf de soutenir les enfants à travers la facilitation de leur éducation vient du fait que lui-même se définit comme un enfant qui a appris dans l’école de la rue. Il est très sensible à leur condition de vie. Plus jeune ayant arrêté ses études très tôt, il prend sa revanche grâce au travail remarquable qu’il faut pour ces enfants. Il est également le parrain de l’association française “Too Couleur” qui œuvre pour l’inclusion et la valorisation des personnes porteuses de handicap en France et au Sénégal.
Mais qui est Pape Diouf ?
Le leader de la génération consciente comme, l’enfant de Pikine, est né à Dakar la capitale en 1973 dans une famille traditionaliste de griots. Le chanteur mbalax, musique traditionnel sénégalais, se lance dans la musique en 1995, intégrant le groupe Lemzo Diamono, groupe mbalax au succès local grandissant avec lequel il décroche plusieurs hits avant de décider de se mettre en solo 1998. Si son premier disque, Live au Biddew, ne voit le jour qu’en 2003, c’est sa rencontre et sa collaboration avec le guitariste et producteur Jimi Mbaye collaborateur d’alors de l’artiste Youssou N’Dour, qui le propulse sur le devant de la scène avec son groupe “La Génération Consciente”, décrochant un premier succès d’envergure avec l’album “Partir!” produit chez Prince Arts en 2013, porté par son single éponyme, relecture du « Con te partiro » d’Andrea Bocelli. Dès lors, l’enfant prodige de la musique se tranche un chemin dans le ring artistique soutenu par les mélomanes sénégalais. Il enchaîne les tournées à travers le pays puis dans la sous région africaine puis en Europe. Pape Diouf est considéré par beaucoup comme le véritable successeur du roi Youssou Ndour, il s’est fait une réputation solide dans la musique sénégalaise avec ses chansons émouvantes, sa voix captivante, son charisme scénique. Il est aujourd’hui une véritable superstar au Sénégal, en Afrique de l’Ouest mais également vers l’international et dans la diaspora.
Sa discographie ?
Partir” en 2004 chez Jololi. “Jotna”, “Casse Casse” “Rakkaaju”, “Enjoy” chez Prince Arts en 2008 et 2013, 2014, 2018. “Far West Africa avec le Label Pape Diouf Group en 2020 et enfin “Ecoutez!” en 2022. Cet album a été interprété lors de la soirée de Gala caritative au Méridien à Paris dans une salle comble avec un public séduit.





CULTURE
SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar
Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.
Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.
CINÉMA
RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN
Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.
Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.
Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.
Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.
Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.
Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.
CULTURE
TUNISIE – Le Festival de jazz de Tabarka renaît après six ans d’absence
Après plusieurs années d’interruption, le Festival de jazz de Tabarka signe son grand retour en Tunisie. Suspendu pendant six ans en raison de difficultés économiques, cet événement emblématique retrouve sa place dans le paysage culturel et touristique du pays.
Parmi les artistes présents, Dee Dee Bridgewater s’est dite particulièrement enthousiaste de participer à cette nouvelle édition, saluant la relance d’un festival historique qui a marqué des générations de mélomanes.
Située entre mer et montagne, la ville de Tabarka espère tirer profit de ce renouveau. Le festival constitue en effet un levier stratégique pour relancer l’attractivité touristique de la région, attirant des visiteurs venus de divers horizons.
Les autorités tunisiennes du tourisme se félicitent de cette reprise. Pour elles, la renaissance du festival représente une opportunité de dynamiser l’économie locale et de redonner de la visibilité à une destination reconnue pour son patrimoine culturel et naturel.
Au-delà des concerts, l’événement sert également de vitrine pour les activités économiques locales. Expositions, artisanat et commerces bénéficient de l’afflux de visiteurs, offrant un souffle nouveau à une ville affectée par la conjoncture économique.
Les acteurs locaux espèrent désormais inscrire ce retour dans la durée. Lancé il y a plus d’un demi-siècle, le Festival de jazz de Tabarka demeure un symbole fort de la scène culturelle tunisienne et un moteur essentiel pour l’économie régionale.
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