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AFRIQUE DE L’OUEST

GAMBIE : Le président Adama Barrow accueilli par une foule en liesse.

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Rentré hier de Dakar où il était depuis deux semaines, le nouveau président Adama Barrow élu le 1er décembre dernier, est arrivé à Banjul la capitale gambienne Jeudi 26 janvier.

Son retrait du pays intervenait suite au refus de l’ancien président Yaya Jammeh de céder le pouvoir après 22 ans de régime autoritaire. Ce dernier a été contraint de quitter le pays suite à l’intervention de la CEDEAO le 21 janvier. Il est actuellement en exile en Guinée Equatoriale.

Le retour du président Barrow était très attendu par la population.  Une page de l’histoire politique du pays qui se tourne enfin suite à la crise post-électorale.

L’aéroport de Banjul a été pris d’assaut par les gambiens ravis de voir le chef de l’Etat. Ce dernier a traversé la ville dans une foule en hystérie collective, arborant des pancartes ou portant des tee-shirt avec le slogan #GambiaHasDecided.

 

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AFRIQUE

NIGER – Retour au calme à Niamey après une mutinerie déjouée par la junte

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La capitale nigérienne a retrouvé une apparence plus normale dimanche, au lendemain d’une journée marquée par des échanges de tirs et de violents affrontements liés à une tentative de mutinerie. Les autorités militaires affirment avoir repris le contrôle de la situation avec le soutien de leurs partenaires russes d’Africa Corps.

Les combats, particulièrement intenses dans la nuit de vendredi à samedi, ont notamment concerné les environs de la présidence et de la base aérienne située près de l’aéroport de Niamey. Selon les informations rapportées par les médias locaux et des analystes, un groupe de jeunes militaires aurait tenté de s’emparer de plusieurs positions stratégiques, allant jusqu’à chercher à pénétrer dans l’enceinte présidentielle.

L’armée a finalement annoncé avoir neutralisé le mouvement samedi en fin de journée. Plusieurs dizaines de militaires auraient été tués ou interpellés au cours des affrontements, selon un reportage diffusé par la télévision publique nigérienne. Les autorités n’ont toutefois pas fourni de bilan détaillé permettant de vérifier indépendamment l’ampleur des pertes.

Dimanche matin, les signes d’un retour à la normale étaient visibles dans plusieurs quartiers de Niamey. Les axes menant à la présidence et à la base aérienne avaient de nouveau été ouverts à la circulation. Les commerces qui avaient fermé leurs portes la veille ont progressivement repris leurs activités, notamment dans le grand marché de la capitale.

Les habitants restent cependant confrontés à un dispositif de sécurité particulièrement renforcé. Des soldats contrôlent les accès aux secteurs sensibles, notamment autour de la présidence, où des détecteurs de métaux sont utilisés. Des véhicules militaires équipés de mitrailleuses ont également été positionnés sur plusieurs axes stratégiques proches du palais présidentiel et de l’aéroport.

Dans les quartiers voisins de la base 101, certains habitants décrivent une nuit particulièrement éprouvante avant de constater l’accalmie dimanche. La population appelle désormais à éviter toute nouvelle confrontation interne, alors que le Niger est déjà confronté depuis plusieurs années à une importante menace jihadiste.

Le pouvoir nigérien, dirigé par le général Abdourahamane Tiani depuis le coup d’État de juillet 2023, se retrouve ainsi confronté à un défi supplémentaire. La tentative de mutinerie intervient alors que les autorités militaires ont profondément réorienté leurs alliances internationales et renforcé leur coopération sécuritaire avec la Russie.

L’AES, l’organisation regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a dénoncé samedi soir une tentative de déstabilisation qu’elle attribue à un groupe de soldats. Dans un communiqué, la confédération a qualifié les événements de « trahison » et assuré que la situation avait finalement été maîtrisée.

Plusieurs pays ont exprimé leur soutien aux autorités nigériennes. L’Arabie saoudite a notamment réaffirmé sa solidarité avec le gouvernement et le peuple du Niger. La Turquie et l’Algérie ont également apporté leur soutien à Niamey.

Ces événements constituent le troisième épisode violent enregistré dans la capitale nigérienne depuis le début de l’année. Les précédents incidents, survenus en janvier et en juin, étaient cependant liés à des attaques jihadistes contre des installations militaires et l’aéroport international. Ces assauts avaient été repoussés, avec notamment l’intervention d’Africa Corps lors de l’attaque de janvier.

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AFRIQUE

GUINÉE-BISSAU – Le dépouillement débute après un référendum qui pourrait renforcer les pouvoirs présidentiels

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Les opérations de dépouillement ont débuté en Guinée-Bissau au lendemain d’un référendum constitutionnel présenté par les autorités de transition comme une étape vers la stabilisation du pays. Le scrutin, organisé dimanche, pourrait modifier en profondeur le fonctionnement des institutions en donnant davantage de prérogatives au chef de l’État.

Les bureaux de vote ont fermé à 17 heures, heure locale, tandis que les premiers résultats provisoires sont attendus mardi. La Commission électorale nationale a indiqué que la participation avait dépassé les 55 %. Son secrétaire exécutif, Idrissa Djalo, a par ailleurs assuré que le vote s’était déroulé sans incident majeur susceptible, selon la commission, de remettre en question la crédibilité du processus.

Dans la capitale Bissau, les autorités avaient renforcé le dispositif de sécurité autour de plusieurs sites stratégiques. Des éléments de la garde nationale et de la police ont notamment été mobilisés afin de sécuriser les principaux points sensibles pendant le déroulement du scrutin.

Le référendum intervient moins de dix mois après le coup d’État qui a placé l’armée aux commandes de ce petit État lusophone d’Afrique de l’Ouest. Les militaires présentent la réforme constitutionnelle comme un moyen de mettre fin aux blocages institutionnels qui ont régulièrement paralysé le fonctionnement politique du pays.

Le projet soumis aux électeurs prévoit une transformation majeure du régime politique. La Guinée-Bissau passerait d’un système parlementaire à un régime présidentiel, donnant au chef de l’État un pouvoir accru sur l’exécutif. Le président pourrait notamment choisir et révoquer le Premier ministre et les membres du gouvernement, mais également disposer du pouvoir de dissoudre le Parlement dans certaines circonstances.

Pour les autorités de transition, cette nouvelle architecture doit permettre au futur président élu de disposer d’une plus grande marge de manœuvre pour gouverner. Le général Horta N’Tam, chef de la junte et président de transition, a appelé les citoyens, particulièrement les jeunes, à participer massivement au vote.

« Ce que nous voulons après ce référendum, c’est permettre à celui qui remportera les élections d’exercer son mandat sans entrave », a-t-il déclaré après avoir lui-même voté.

Le dirigeant militaire ne pourra toutefois pas être candidat aux prochaines élections en raison des dispositions de la charte de transition. Les autorités annoncent pour le 6 décembre la tenue de nouvelles élections présidentielle et législatives, censées permettre le retour du pouvoir aux civils.

L’opposition, de son côté, s’est montrée hostile au processus. Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) avait appelé au boycott du référendum, dénonçant notamment les restrictions imposées aux libertés publiques.

Dans les bureaux de vote observés à Bissau, la participation semblait toutefois irrégulière. Plusieurs électeurs se sont présentés par petits groupes au cours de l’après-midi, tandis que les fortes précipitations enregistrées dans la matinée ont compliqué la mobilisation. Dans certains bureaux, les responsables ont décrit une arrivée des votants « au compte-gouttes ».

Le scrutin intervient dans un pays marqué par une longue histoire d’instabilité politique. Depuis son indépendance du Portugal en 1974, la Guinée-Bissau a été confrontée à plusieurs coups d’État et à de nombreuses tentatives de renversement du pouvoir.

Le contexte de la réforme alimente également un débat plus large sur l’évolution des systèmes politiques africains. Ces dernières années, plusieurs États du continent ont modifié leurs textes fondamentaux afin de revoir les règles relatives aux mandats présidentiels ou d’accroître les prérogatives de l’exécutif.

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AFRIQUE

GUINÉE – Six corps retrouvés dans une fosse commune à Forécariah, une enquête ouverte

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La découverte de six dépouilles dans une fosse commune à Forécariah, dans le sud-ouest de la Guinée, soulève de nombreuses questions. Les corps ont été retrouvés le 24 août dans une zone boisée de la sous-préfecture d’Allassoyah, à environ une centaine de kilomètres de Conakry. Les victimes avaient les mains attachées et les yeux recouverts d’un bandeau, selon les premières constatations rapportées.

L’alerte aurait été donnée par des jeunes qui se trouvaient dans la zone à la recherche de bois de chauffe. Après leur découverte, les autorités locales ainsi que les services de sécurité et le parquet de Forécariah ont été informés. Une procédure judiciaire a depuis été engagée afin de déterminer l’identité des victimes et de comprendre les circonstances exactes de leur décès.

Les dépouilles, qui n’ont pour le moment pas été identifiées, ont été transportées à la morgue de l’hôpital de Forécariah. Des examens médico-légaux, notamment des autopsies, doivent être réalisés afin d’apporter des éléments supplémentaires aux enquêteurs. La découverte a rapidement suscité des réactions au sein de la société civile guinéenne. Plusieurs organisations demandent aux autorités de ne laisser aucune zone d’ombre dans cette affaire et de garantir une enquête crédible permettant d’établir les responsabilités éventuelles.

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) réclame notamment que les investigations médico-légales soient conduites de manière indépendante. Le mouvement souhaite également que des analyses ADN soient réalisées afin de permettre l’identification formelle des victimes. Les avocats du FNDC ont évoqué la possibilité que certaines dépouilles puissent correspondre à des personnes portées disparues dans un contexte politique. Cette piste demeure toutefois une hypothèse et aucun élément public disponible à ce stade ne permet de l’établir.

De son côté, Tournons la page-Guinée appelle à la mise en place d’une enquête qu’elle souhaite « indépendante, transparente et crédible ». Les organisations de la société civile entendent ainsi obtenir des réponses précises sur l’origine de ces corps et sur les circonstances ayant conduit à leur présence dans cette zone isolée. La découverte a également suscité une réaction de la France. Paris a fait part de sa « vive émotion » et demandé que les investigations engagées par la justice guinéenne soient conduites dans des conditions garantissant leur indépendance et leur transparence.

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