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POLITIQUE

GUINÉE : Alpha Condé promulgue la nouvelle constitution.

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Le président guinéen Alpha Condé a promulgué la nouvelle constitution issue du référendum du 22 mars dernier. Il l’a fait savoir à travers un décret présidentiel lu à la télévision nationale le lundi 6 avril.

Le cap d’une nouvelle loi fondamentale est enfin franchi en Guinée Conakry. Lundi dernier, le président Alpha Condé a promulgué la nouvelle constitution qui a remporté le « OUI » a plus de 90% des voix selon la commission électorale nationale indépendante (Céni). En clair, malgré les contestations du front de l’opposition, le dirigeant de 82 ans a réussi à doter son pays d’une nouvelle « loi fondamentale moderne« .

Cette consultation populaire couplée avec les législatives ont été marquées par de violents affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Selon le bilan établi par le FNDC, la principale coalition d’opposition, plus de dix guinéens ont été tués le jour du vote. Le chef de file de l’opposition, l’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo et cie accusent Alpha Condé d’utiliser la révision constitutionnelle pour mettre à zéro son compteur afin de briguer un troisième mandat.

Quid de la crédibilité !
A la proclamation des résultats par la Céni, certains pays se sont prononcés sur la crédibilité du double scrutin. De Washington à Bruxelles passant par Paris, la tonalité est restée la même. Évoquant des affrontements meurtriers et l’absence de consensus autour du processus électoral, les Etats-Unis, la France et l’Union européenne ont remis en cause la crédibilité du vote. Même si leurs avis restent consultatifs à Conakry, l’opposition guinéenne n’a certainement pas dit son dernier mot.

Source : BeninWebTV

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AFRIQUE

TANZANIE – Le vice-président Emmanuel Nchimbi exclu du parti au pouvoir après sa démission

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La crise au sommet du pouvoir tanzanien prend une nouvelle dimension. Le Chama cha Mapinduzi (CCM), parti au pouvoir, a annoncé mercredi soir l’exclusion de son vice-président Emmanuel Nchimbi, quelques jours après l’annonce de sa démission de ses fonctions gouvernementales.

La décision a été prise au nom de la discipline interne du parti. La secrétaire générale du CCM, Asha-Rose Migiro, a expliqué devant la presse qu’Emmanuel Nchimbi avait été sanctionné pour « indiscipline ». Cette exclusion intervient alors que le responsable doit officiellement quitter son poste de vice-président le 4 septembre.

Lors de la même réunion, la formation au pouvoir a désigné Deogratius Ndejembi, actuel ministre de l’Énergie, pour occuper la fonction de vice-président aux côtés de la présidente Samia Suluhu Hassan. Cette nomination marque donc une recomposition rapide de l’exécutif tanzanien.

Emmanuel Nchimbi avait annoncé sa démission en affirmant vouloir rester un « bon citoyen » de la Tanzanie. Son départ a toutefois suscité de nombreuses interrogations dans un pays où la stabilité politique constitue depuis longtemps un élément central du discours du CCM, formation qui a dominé la vie politique nationale pendant des décennies.

Plusieurs analystes considèrent que cette démission pourrait traduire l’existence de divergences au sein du pouvoir. Selon ces analyses, les désaccords pourraient notamment concerner certaines orientations de gouvernance ainsi que la réponse des autorités aux violences ayant accompagné et suivi les dernières élections.

Le contexte politique reste particulièrement sensible depuis le scrutin du 29 octobre. La présidentielle avait été fortement contestée, notamment après l’exclusion de plusieurs figures majeures de l’opposition. Des manifestations avaient éclaté dans plusieurs régions du pays, entraînant une intervention massive des forces de sécurité.

La répression qui a suivi continue de faire l’objet de controverses. Une commission d’enquête mise en place par le gouvernement avait évalué à au moins 518 le nombre de personnes tuées lors des violences, selon un rapport publié en avril. L’opposition avance pour sa part un bilan largement supérieur, dépassant les 2 000 morts.

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AFRIQUE

ZAMBIE – L’opposition saisit l’Union africaine avant l’investiture de Hakainde Hichilema

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À quelques jours de l’investiture prévue du président élu Hakainde Hichilema, la contestation des résultats de la présidentielle continue de prendre de l’ampleur en Zambie. L’alliance d’opposition Tonse-Pamodzi demande à l’Union africaine d’intervenir rapidement, estimant que les procédures judiciaires destinées à examiner les recours électoraux ont été entravées.

Dans une correspondance datée du 25 août et adressée au président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, l’ancien diplomate Emmanuel Mwamba affirme que les conditions nécessaires au dépôt des recours n’auraient pas été réunies. S’exprimant au nom de Tonse-Pamodzi, il dénonce notamment la fermeture des locaux judiciaires par des forces de sécurité armées le 24 août.

Selon cette version, la situation aurait empêché plusieurs avocats d’introduire leurs requêtes durant la période légale de sept jours prévue pour contester les résultats. L’opposition estime qu’une telle situation remet en cause l’effectivité du droit au recours et demande à l’organisation panafricaine de se saisir du dossier avant la cérémonie d’investiture. Face aux difficultés alléguées pour accéder au greffe, l’avocate Linda Kasonde, l’activiste Brebner Changala et la fondation LCK Freedom auraient transmis leur requête par voie électronique au président de la Cour suprême, Mumba Malila. Celui-ci aurait confirmé sa réception avant de transmettre le dossier à la Cour constitutionnelle.

Pour Tonse-Pamodzi, une prestation de serment avant l’examen des contestations judiciaires risquerait de vider les recours de leur portée. L’alliance appelle donc l’Union africaine à agir avant le 1er septembre, date retenue pour l’entrée en fonction du président élu. L’opposition formule également d’autres accusations concernant le déroulement du scrutin. Elle affirme notamment que des militaires auraient été déployés dans certains bureaux de vote et centres de compilation des résultats. Elle évoque aussi une opération menée au domicile du candidat d’opposition Brian Mundubile, au cours de laquelle l’ancien ministre Mutotwe Kafwaya aurait trouvé la mort et plusieurs personnes auraient été arrêtées.

Ces accusations, particulièrement graves, sont attribuées aux responsables de l’opposition et n’ont pas été confirmées de manière indépendante selon les informations disponibles.La coalition conteste par ailleurs la manière dont la Commission électorale de Zambie a conduit la publication des résultats. Emmanuel Mwamba lui reproche notamment d’avoir interrompu la compilation le 14 août, avant de proclamer les résultats aux premières heures du 18 août sans fournir, selon lui, le détail complet des suffrages bureau par bureau.

Pour l’opposition, cette absence de données détaillées complique toute vérification indépendante et alimente les soupçons autour de la transparence du processus électoral. Les autorités judiciaires présentent toutefois une situation différente. Le porte-parole de la justice, Kalumba Slavin, a affirmé que le greffe de la Cour constitutionnelle n’avait enregistré aucun recours officiel contestant la présidentielle à l’expiration du délai, le 25 août.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – ECO, sécurité, libre circulation dans l’espace CEDEAO : Bassirou Diomaye Faye fixe les priorités avec Biram Diop

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Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui assure la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a reçu jeudi au Palais de la République le général Biram Diop, président de la Commission de l’organisation régionale.

Cette rencontre intervient dans un contexte où la CEDEAO entend accélérer plusieurs dossiers stratégiques pour renforcer son intégration et répondre aux défis auxquels l’espace communautaire est confronté. Au cours de l’entretien, le général Biram Diop a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État sénégalais pour la confiance placée en lui, ainsi qu’aux différents dirigeants des pays membres ayant confirmé sa nomination à la tête de la Commission de la CEDEAO.

Les discussions ont principalement porté sur les priorités actuelles de l’organisation. Parmi les dossiers évoqués figure notamment le projet de mise en circulation de l’ECO, présenté depuis plusieurs années comme un instrument majeur de l’intégration monétaire ouest-africaine. La question du financement de la communauté a également été abordée, avec un accent particulier sur le niveau de recouvrement des prélèvements communautaires. Ces ressources constituent un élément essentiel pour permettre à la CEDEAO de financer ses programmes et de mettre en œuvre ses décisions.

La circulation des personnes et des marchandises dans l’espace régional figurait également au cœur des échanges. Les deux responsables ont ainsi évoqué la nécessité de poursuivre les efforts visant à faciliter les déplacements et les échanges commerciaux entre les États membres. Sur le plan sécuritaire, l’opérationnalisation de la brigade dédiée à la lutte contre le terrorisme a également été discutée. Dans une Afrique de l’Ouest confrontée à la progression des groupes armés et aux menaces transfrontalières, la mise en place de mécanismes de coopération sécuritaire demeure l’un des principaux enjeux pour l’organisation régionale.

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