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AFRIQUE

SÉNÉGAL – ONU : DAKAR refuse de soutenir Macky Sall

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Le Sénégal opère un choix diplomatique à forte portée symbolique en refusant d’appuyer la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Une décision qui dépasse le cadre institutionnel pour s’inscrire dans une reconfiguration plus large du discours politique national.

Dans une tribune publiée vendredi, Boubacar Seye, président de l’Association des victimes du régime de Macky Sall, interprète ce positionnement comme une inflexion majeure dans la manière dont l’État entend se projeter à l’international. Selon lui, ce refus traduit une volonté de cohérence entre les principes affichés — droits humains, État de droit — et les choix diplomatiques. Pour cet acteur de la société civile, la décision sénégalaise rompt avec une logique de continuité politique qui aurait consisté à soutenir, sans réserve, une figure controversée sur le plan interne. Il y voit un signal adressé autant à l’opinion nationale qu’à la communauté internationale : celui d’un pays désireux de redéfinir ses priorités autour de la responsabilité et de la redevabilité.

Cette lecture met en avant une dimension mémorielle et judiciaire. En toile de fond, la question des attentes non satisfaites de certaines victimes reste centrale. Le refus de soutenir cette candidature est ainsi perçu comme une reconnaissance implicite de ces revendications, dans un contexte où les enjeux de justice et de réparation demeurent sensibles. Sur le plan diplomatique, ce choix peut également être interprété comme une volonté de repositionnement stratégique. En privilégiant une posture alignée sur des standards normatifs internationaux, Dakar cherche à consolider son image de partenaire crédible, attaché aux principes démocratiques.

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AFRIQUE

MADAGASCAR – Un référendum en 2027 avant la présidentielle

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À Madagascar, la transition politique entre dans une phase décisive avec l’annonce du calendrier électoral par la commission électorale nationale indépendante. L’institution prévoit l’organisation d’un référendum constitutionnel en juin 2027, suivi d’une élection présidentielle en octobre de la même année.

Ce calendrier s’inscrit dans le processus de transition engagé après la chute de Andry Rajoelina en octobre dernier, à la suite d’une mutinerie militaire appuyée par une mobilisation du mouvement GenZ.

Depuis, le pouvoir est exercé par le colonel Michael Randrianirina, à la tête d’un gouvernement de Refondation chargé de conduire une transition de 24 mois, reconnue par la communauté internationale.

Dans ce contexte, la commission électorale s’est fixé un délai d’environ onze mois pour reconstituer entièrement le fichier électoral, après avoir supprimé l’ensemble des bases de données existantes — une décision lourde de conséquences pour la crédibilité du futur processus électoral.

Cette annonce intervient également après le renouvellement du bureau permanent de la Commission électorale nationale indépendante de Madagascar, signe d’une volonté affichée de relancer sur de nouvelles bases l’organisation des scrutins à venir.

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AFRIQUE

KENYA – Le président français Emmanuel Macron prône un nouveau modèle basé sur l’investissement

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À Nairobi, le ton est donné : l’Afrique doit désormais miser sur l’investissement plutôt que sur l’aide. À l’ouverture du sommet Africa Forward, le président français Emmanuel Macron a plaidé pour un changement de paradigme dans les relations entre l’Europe et le continent africain.

Reconnaissant les limites budgétaires des pays européens, il a défendu un modèle fondé sur les capitaux privés et les projets structurants. En marge du sommet, aux côtés du président William Ruto, plus d’un milliard d’euros d’accords ont été annoncés entre entreprises françaises et kényanes.

Parmi les projets phares, le groupe CMA CGM s’engage à hauteur de 700 millions d’euros pour la modernisation de terminaux du port de port de Mombasa. De son côté, Meridiam prévoit 225 millions de dollars pour l’extension d’un parc éolien au Kenya.

Dans une approche plus équilibrée, William Ruto a insisté sur la nécessité d’un partenariat « gagnant-gagnant », rappelant que le continent africain doit aussi assumer sa part de responsabilité dans son développement.

Les deux dirigeants ont également mis en avant un enjeu stratégique central : l’accès à l’énergie comme condition préalable au développement de l’intelligence artificielle. Cette position intervient dans un contexte marqué par la signature récente d’un accord franco-kényan dans le domaine du nucléaire civil.

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À travers cette initiative, la France cherche à redéfinir sa présence en Afrique en privilégiant l’économie réelle, l’innovation et des partenariats durables, dans un environnement géopolitique de plus en plus concurrentiel.

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AFRIQUE

TCHAD – Huit opposants condamnés, la tension politique monte

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Au Tchad, la pression judiciaire contre l’opposition franchit un nouveau cap. Huit figures de l’opposition ont été condamnées à huit ans de prison, selon leur avocat, à l’issue d’un procès dénoncé comme politique par leurs soutiens.

Arrêtés à N’Djamena quelques jours avant une marche de protestation interdite, les accusés — membres d’un mouvement ayant contesté l’élection du président Mahamat Idriss Déby — étaient poursuivis pour « association de malfaiteurs, rébellion et détention illégale d’armes de guerre ». Leur avocat, Moussa Adoum, a rejeté en bloc ces accusations, évoquant des « infractions inexistantes » et annonçant un recours en appel.

Ces condamnations s’inscrivent dans un contexte politique tendu depuis l’arrivée au pouvoir de Mahamat Déby en 2021, après la mort de son père Idriss Déby Itno. Depuis, plusieurs figures de l’opposition ont été poursuivies ou emprisonnées.

Le cas de Succès Masra illustre cette dynamique. Ancien Premier ministre et principal opposant, il a été condamné en mai 2025 à 20 ans de prison pour « incitation à la haine », un verdict critiqué par Human Rights Watch qui y voit un procès à motivation politique.

La situation s’est encore tendue avec la dissolution du GCAP, décidée par la Cour suprême. Cette coalition, qui regroupait plusieurs partis et acteurs de la société civile, appelait au boycott de l’élection présidentielle de 2024 et dénonçait un « climat de terreur » marqué par intimidations et restrictions des libertés publiques.

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En toile de fond, une réforme constitutionnelle adoptée récemment permet désormais au président d’exercer des mandats illimités de sept ans. Une mesure vivement critiquée par l’opposition, qui y voit une dérive autoritaire susceptible d’ancrer durablement le pouvoir en place.

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