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AFRIQUE DE L’OUEST

CÔTE D’IVOIRE : Le PDCI lance un appel à candidature pour les présidentielles 2020

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Le parti démocratique de Côte d’Ivoire, le PDCI qui est un ex-allié du pouvoir a décidé vendredi 5 juin 2020 de lancer un appel à candidature. Objectif : Choisir son candidat qui doit se présenter à la présidentielle du 31 octobre 2020 mais également fixer les critères d’éligibilité à l’issu d’un bureau politique extraordinaire à Abidjan la capitale.

Six des sept points soumis à examen au sien du parti, ont été « adoptés à l’unanimité » par des membres du Bureau politique extraordinaire tenu les 4 et 5 juin 2020. Le point crucial, celui relatif à l’élection présidentielle. La personne qui portera le parti aux élections doit être « un militant actif ». Il doit également s’acquitter d’un contribution à l’organisation de la convention d’une valeur de 26 millions de FCFA et enfin avoir une « bonne moralité et être disponible ». Henri Konan Dédié l’a proposé comme suit : « reculé des critères internes au parti se rapportant à la bonne moralité et à la disponibilité ».

354 voix sur 372, c’est ainsi que les critères de candidature ont été adoptés soit 95,7% des suffrage exprimés. Des conventions locales du parti sont prévues les samedi et dimanche 26 juillet 2020.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Bola Ahmed Tinubu veut faire baisser les tarifs de transport grâce au GNC

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Le gouvernement nigérian veut accélérer la baisse du coût des déplacements dans le pays. Le président Bola Ahmed Tinubu et les gouverneurs des États fédérés ont convenu de mettre en œuvre rapidement des mesures destinées à réduire les tarifs de transport, notamment grâce au développement du gaz naturel comprimé (GNC) et des véhicules électriques.

À l’issue d’une réunion tenue jeudi avec le Forum des gouverneurs, le chef de l’État a indiqué que les autorités locales avaient accepté de prendre des dispositions immédiates pour alléger les dépenses de mobilité des populations. L’objectif affiché est de commencer à faire bénéficier les usagers de tarifs réduits à partir du 1er octobre. Pour Bola Tinubu, la logique est simple : la diminution du coût du carburant doit se répercuter sur les prix pratiqués par les transporteurs. Les mesures devraient concerner en priorité les déplacements à l’intérieur des différents États, secteur dans lequel les autorités locales disposent de leviers importants pour agir directement sur les tarifs.

Cette stratégie s’appuie notamment sur la transition vers le GNC, présentée par Abuja comme une alternative moins coûteuse à l’essence. À travers l’Initiative présidentielle pour le GNC, plus de 120 000 véhicules auraient déjà été convertis à travers le pays. Plus de 100 000 kits supplémentaires sont par ailleurs en cours de production afin d’accélérer cette transformation du parc automobile. En parallèle, le gouvernement poursuit le développement des infrastructures nécessaires à l’utilisation de ce carburant. Des centres de conversion et des stations de ravitaillement sont progressivement déployés dans plusieurs régions du pays.

Le Fonds pour les infrastructures gazières en amont et en aval finance actuellement plus d’une centaine de projets liés au secteur gazier. Le programme comprend notamment 15 stations-mères de GNC et 86 stations-filles destinées à renforcer le réseau d’approvisionnement. Quatre installations ont déjà été inaugurées en mai à Lagos, Abuja et Owerri. Parmi les infrastructures annoncées figurent un réseau de 15 stations à Lagos ainsi qu’une installation située à Abuja, capable de prendre en charge quotidiennement jusqu’à 1 000 voitures et tricycles, ainsi que 50 camions et autobus.

Abuja veut désormais aller plus loin. Bola Tinubu a ordonné la mise en place de 500 nouvelles stations de ravitaillement en GNC, qui viendront s’ajouter aux 500 déjà commandées. Le programme national prévoit ainsi un millier de stations afin d’étendre progressivement l’accès au carburant dans l’ensemble du pays. Le président affirme qu’un véhicule fonctionnant au GNC peut permettre de réduire de 60 à 80 % les dépenses liées au carburant par rapport à un véhicule utilisant de l’essence. Une économie qui, selon les autorités, devrait contribuer à réduire les coûts supportés par les transporteurs et, à terme, par les passagers.

Pour assurer le suivi des engagements pris lors de la réunion, un comité réunissant des représentants du gouvernement fédéral et des États sera mis en place. Sa mission sera notamment de veiller à l’application effective des mesures annoncées. Alors que le coût des transports continue de peser sur le budget des ménages nigérians, l’exécutif veut désormais transformer les économies liées aux nouvelles sources d’énergie en baisse concrète des tarifs. Tinubu appelle ainsi les différents niveaux de gouvernement à coordonner leurs efforts pour que la transition énergétique bénéficie directement aux usagers.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – ECO, sécurité, libre circulation dans l’espace CEDEAO : Bassirou Diomaye Faye fixe les priorités avec Biram Diop

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Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui assure la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a reçu jeudi au Palais de la République le général Biram Diop, président de la Commission de l’organisation régionale.

Cette rencontre intervient dans un contexte où la CEDEAO entend accélérer plusieurs dossiers stratégiques pour renforcer son intégration et répondre aux défis auxquels l’espace communautaire est confronté. Au cours de l’entretien, le général Biram Diop a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État sénégalais pour la confiance placée en lui, ainsi qu’aux différents dirigeants des pays membres ayant confirmé sa nomination à la tête de la Commission de la CEDEAO.

Les discussions ont principalement porté sur les priorités actuelles de l’organisation. Parmi les dossiers évoqués figure notamment le projet de mise en circulation de l’ECO, présenté depuis plusieurs années comme un instrument majeur de l’intégration monétaire ouest-africaine. La question du financement de la communauté a également été abordée, avec un accent particulier sur le niveau de recouvrement des prélèvements communautaires. Ces ressources constituent un élément essentiel pour permettre à la CEDEAO de financer ses programmes et de mettre en œuvre ses décisions.

La circulation des personnes et des marchandises dans l’espace régional figurait également au cœur des échanges. Les deux responsables ont ainsi évoqué la nécessité de poursuivre les efforts visant à faciliter les déplacements et les échanges commerciaux entre les États membres. Sur le plan sécuritaire, l’opérationnalisation de la brigade dédiée à la lutte contre le terrorisme a également été discutée. Dans une Afrique de l’Ouest confrontée à la progression des groupes armés et aux menaces transfrontalières, la mise en place de mécanismes de coopération sécuritaire demeure l’un des principaux enjeux pour l’organisation régionale.

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AFRIQUE

GUINÉE-BISSAU – Le référendum du 30 août qui pourrait donner les pleins pouvoirs au président

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La Guinée-Bissau se prépare à un scrutin déterminant pour son avenir institutionnel. Le 30 août, les électeurs seront appelés à se prononcer par référendum sur un projet de nouvelle Constitution porté par les autorités militaires installées au pouvoir après le coup d’État de novembre dernier.

Au cœur de cette réforme figure une transformation majeure du système politique. Le régime parlementaire actuellement en vigueur pourrait laisser place à un modèle présidentiel beaucoup plus puissant, avec un renforcement considérable des prérogatives du chef de l’État. Si le texte est adopté, le président disposerait notamment du pouvoir de choisir et de démettre le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement. Il pourrait également décider de la création ou de la suppression de certains ministères et, dans certaines circonstances liées à une crise politique, procéder à la dissolution du Parlement.

Le projet prévoit parallèlement une profonde modification de la représentation parlementaire. Le nombre de députés passerait de 102 à 65, tandis que la carte des circonscriptions électorales serait également revue à la baisse. Pour les défenseurs de la réforme, ces changements doivent contribuer à simplifier le fonctionnement des institutions. Mais ses détracteurs y voient un risque de fragilisation de la représentation politique. La réduction du nombre de circonscriptions pourrait notamment affecter des formations politiques bénéficiant d’un important ancrage territorial. Certains observateurs redoutent ainsi une concentration accrue du pouvoir au sommet de l’État, au détriment du Parlement et des forces politiques locales.

Le référendum intervient dans une période particulièrement sensible. La Guinée-Bissau doit organiser en décembre prochain les élections présidentielle et législatives, faisant de la réforme constitutionnelle un enjeu directement lié à la prochaine séquence électorale. Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), principale formation politique du pays, a déjà appelé au boycott du référendum, accentuant les tensions autour du processus.

Depuis son indépendance, la Guinée-Bissau a connu une succession de crises politiques, de renversements de pouvoir et de coups d’État. Dans ce contexte, la réforme soumise au vote le 30 août dépasse donc la simple modification des institutions : elle pourrait redéfinir durablement les rapports de force entre la présidence, le gouvernement et le Parlement. Le résultat du scrutin sera ainsi particulièrement scruté, à quelques mois d’élections qui doivent permettre au pays de renouer avec une nouvelle séquence politique. Pour ses partisans comme pour ses opposants, la nouvelle Constitution pourrait déterminer la nature du pouvoir en Guinée-Bissau pour les années à venir.

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