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AFRIQUE DU NORD

MAROC : SM le Roi Mohammed VI a ouvert de nouveaux horizons pour le Maroc (Talaâ Saoud Atlassi)

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Sa Majesté le Roi Mohammed VI a, dès son accession au Trône, ouvert de nouveaux horizons pour le Maroc en initiant plusieurs réformes structurelles, a affirmé le président de la Commission marocaine de la paix et de la solidarité, M. Talaâ Saoud Atlassi. Par Maroc Diplomatique

«Les réformes lancées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI ont initié un nouveau concept de l’autorité, tel que le nouveau statut des partis politiques, le nouveau code de la famille et l’Instance équité et réconciliation, qui ont ouvert de nouveaux horizons pour l’histoire du Maroc», a indiqué M. Atlassi dans une interview au magazine du ministère russe des Affaires étrangères, «Affaires internationales».

Le Souverain a également annoncé, le 9 mars 2011, une réforme profonde et structurelle du système politique au Maroc à travers la proposition d’une nouvelle Constitution, a noté M. Atlassi, précisant que la pluralité partisane et syndicale, ainsi que le caractère fort de la société civile étaient des acquis de longue date du système politique marocain.

Interrogé sur les manifestations qui ont marqué le Monde arabe lors de ce qui est communément appelé «Printemps Arabe», M. Atlassi a pointé du doigt les accusations de « manipulation extérieure » de ce mouvement, notamment par les Américains, citant les exemples de la Syrie, la Libye, l’Égypte et l’Irak.

Toutefois, a ajouté M. Atlassi, le « Hirak » en Algérie ou les révoltes au Liban et au Soudan ont montré que l’aspiration des peuples arabes à la démocratie « ne s’éteindra pas, elle est continuelle ».

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M. Atlassi, également président du Comité international de soutien au peuple palestinien, qui fait partie de l’Organisation de solidarité avec les peuples d’Afrique et d’Asie (OSPAA), a souligné le soutien indéfectible du Maroc, Roi et peuple, à la Palestine et à sa cause sacrée, notamment à travers l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif.

Réagissant au Plan de paix américain pour le Proche-Orient, M. Atlassi a noté que cette initiative a été refusée par les Palestiniens et la Ligue Arabe, car elle ne prend pas en considération les revendications légitimes et les droits du peuple palestinien à un État indépendant sur les frontières de 1967, avec Al Qods-Est comme capitale.

Concernant le rôle de l’OSPAA dans le contexte de la pandémie de coronavirus, M. Atlassi a relevé que l’ « après-pandémie » donnera naissance à un nouvel ordre mondial basé sur la justice, l’équité, la dignité humaine, les droits de l’Homme et la solidarité, précisant que l’OSPAA est « la mieux indiquée pour contribuer à dynamiser cette nouvelle mouvance auprès des peuples d’Asie et d’Afrique ».

L’OSPAA est « outillée avec son historique et ses acquis à se remodeler pour élargir le concept de la solidarité à tous les peuples et à produire des orientations pour des actions précises et ciblées dans le but de contribuer à la consolidation d’un nouvel ordre mondial » a souligné M. Atlassi.

Source : Maroc Diplomatique

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AFRIQUE

MAROC – La Tour Mohammed VI, nouveau symbole architectural

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La Tour Mohammed VI s’impose désormais comme l’un des symboles architecturaux majeurs du Maroc. Érigée au cœur de la vallée du Bouregreg, elle domine à la fois Rabat et Salé. Inaugurée le 13 avril 2026 après huit années de travaux, la tour a ouvert ses portes au public le 20 avril, marquant une nouvelle étape dans le développement urbain et économique de la région.

Une prouesse technique et écologique

Avec ses 250 mètres de hauteur et ses 55 étages, la tour est aujourd’hui le plus haut gratte-ciel du pays. Elle intègre des caractéristiques techniques de pointe : 38 ascenseurs, quatre terrasses techniques et près de 3 900 m² de panneaux photovoltaïques.

Selon Leila Haddaoui, directrice générale adjointe d’O Tower, le bâtiment affiche une performance énergétique remarquable :

« Par rapport à un bâtiment standard, nous avons réalisé une économie d’énergie de 40 %. »

La puissance installée atteint 11,6 MVA, illustrant l’ambition du projet en matière d’efficacité énergétique.

Un projet porté par des acteurs internationaux

La réalisation de cette infrastructure d’envergure a mobilisé plusieurs acteurs majeurs, dont le groupe belge Besix et la société marocaine TGCC. Pour Guy Bertaud, directeur général de l’hôtel intégré à la tour, l’intégration de l’énergie solaire constitue un axe structurant du projet :

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« Une grande partie de l’énergie consommée sera fournie par les panneaux solaires, avec d’autres initiatives locales à venir. »

Un levier économique et touristique

S’étendant sur une superficie de 105 000 m², la Tour Mohammed VI a déjà généré 450 emplois directs et près de 3 500 emplois indirects. Au-delà de sa dimension architecturale, les autorités marocaines misent sur cette infrastructure pour renforcer l’attractivité touristique du pays et positionner davantage la région de Rabat-Salé comme un pôle économique moderne et innovant.

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AFRIQUE

ALGERIE – Le pape Léon XIV lance une tournée africaine stratégique

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Le pape Léon XIV a entamé ce lundi une visite historique en Algérie, marquant le tout premier déplacement d’un souverain pontife dans ce pays. Au-delà de la portée symbolique, ce voyage s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion du dialogue interreligieux, dans un contexte international traversé par de fortes tensions.

Accueilli à Alger par le président Abdelmadjid Tebboune, le pape a immédiatement donné le ton d’une visite axée sur la coexistence entre chrétiens et musulmans. Son agenda prévoit notamment une visite à la Grande Mosquée d’Alger ainsi qu’un rassemblement à la basilique Notre-Dame d’Afrique, haut lieu du christianisme local.

Ce déplacement de deux jours constitue la première étape d’une tournée africaine de onze jours qui mènera le pontife au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale, dans un continent où l’Église catholique connaît une croissance significative. Mais cette visite se déroule dans un climat international tendu. La confrontation entre États-Unis, Israël et Iran pèse sur l’agenda diplomatique du Vatican. Le président Donald Trump a vivement critiqué le pape, l’accusant de positions idéologiques, après que ce dernier a dénoncé « l’illusion de toute-puissance » à l’origine des conflits. Depuis son avion, Léon XIV a réaffirmé son attachement à la paix, assurant ne pas redouter les pressions politiques.

Sur le terrain algérien, le message du pape s’adresse à une réalité particulière : une minorité catholique d’environ 9 000 fidèles vivant au sein d’une population majoritairement musulmane. L’archevêque d’Alger, Jean-Paul Vesco, souligne d’ailleurs la dimension quotidienne de ce vivre-ensemble, notamment autour de la basilique, fréquentée en grande partie par des musulmans. La visite comporte également une forte charge mémorielle. Le pape doit rendre hommage aux 19 religieux catholiques assassinés durant la guerre civile algérienne des années 1990, parmi lesquels les moines de Tibhirine. Ce conflit, connu sous le nom de « décennie noire », a profondément marqué le pays avec des centaines de milliers de victimes.

Au-delà des symboles, certaines interrogations persistent au sein de la société algérienne, notamment sur la liberté religieuse et la place des minorités. Si la Constitution reconnaît la pratique des autres cultes, des restrictions subsistent, en particulier concernant le prosélytisme. Dans ce contexte, la visite de Léon XIV apparaît comme un test diplomatique et spirituel : celui de savoir si le dialogue interreligieux peut s’imposer comme un levier de stabilité dans une région et un monde traversés par les fractures.

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AFRIQUE DU NORD

SAHARA-OCCIDENTAL – Le Polisario affiche sa force pour les 50 ans de la RASD

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Le Front Polisario a marqué le 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique par un défilé militaire organisé dans un camp de réfugiés près de Tindouf. Une célébration à forte portée symbolique, dans un contexte de conflit toujours non résolu autour du Sahara occidental.

Proclamée le 27 février 1976, la République arabe sahraouie démocratique reste aujourd’hui largement absente de son territoire, contrôlé en grande partie par le Maroc. Cette situation contraint le mouvement indépendantiste à organiser ses commémorations en Algérie, principal soutien politique et logistique du Polisario. Lors de cette cérémonie, le leader du mouvement, Brahim Ghali, a réaffirmé la ligne du Polisario, dénonçant une « occupation illégale » et rejetant toute solution imposée. Il a insisté sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, qu’il considère comme la seule issue vers une paix durable.

Dans les camps, l’espoir reste intact malgré l’exil prolongé. Certains réfugiés ont exprimé leur souhait de voir les prochaines célébrations se tenir directement sur le territoire revendiqué, notamment dans les régions de Sakia El Hamra et Oued Ed-Dahab, symboles du Sahara occidental. Mais sur le terrain, le rapport de force demeure figé. Environ 80 % du territoire est sous contrôle marocain, tandis que le Front Polisario s’appuie sur le soutien constant de Algérie. Entre démonstrations militaires, rivalités régionales et blocage diplomatique, la question sahraouie reste l’un des conflits les plus persistants du continent africain.

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