CULTURE
Prix Ahmed Baba, Le jury en parle. – Magazine Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com
Rappelons que le prix a été décerné à Walid Amri pour son roman « Les papillons de Lampedusa » (Éditions Démeter et L’Harmatan). Lors de la cérémonie de clôture de la Rentrée Littéraire du Mali, Monsieur Jean Marc Turine (Membre, avec Sami Tchak, du jury, sous la présidence de Monsieur Gaoussou Drabo) a lu la déclaration suivante : Les papillons de Lampedusa, de Walid Amri
Le jury a insisté sur la qualité littéraire du roman, une écriture claire, simple pour parler de la complexité des sentiments. La richesse du livre tient principalement à sa construction qui n’est pas linéaire. Sans perdre le fil de la narration, le romancier nous invite à accompagner de multiples personnages et lieux qui nous placent devant les horreurs de l’état des choses. Il y a un fatalisme ou une sorte de subissement en lutte avec une insoumission à l’ordre établi, avec une indignation face à l’inacceptable. Il est permis de dire que la mer, la mer méditerranée en l’occurrence, est un personnage central du roman. La mer grâce à laquelle des migrants, puisqu’il s’agit d’un roman sur la migration, cherchent à atteindre l’eldorado que constituerait l’Europe. Mais la mer a des colères qui engloutissent bateaux et passagers et la mer devient un cimetière parce qu’elle constitue un mur, certes invisible, tout aussi dangereux, infranchissable, meurtrier que les murs de barbelés ou de béton. D’une certaine façon par son propos, Walid Amri conteste le « vivre ensemble » proposé comme thème de réflexions pour La rentrée littéraire, parce que la mer démontre du fait de sa réalité un impossible vivre ensemble. Les papillons de Lampedusa se présente bien comme un livre africain qui montre l’inanité des frontières, des murs, qui témoigne de l’affrontement entre deux mondes, l’Europe et l’Afrique, et que si combat il y a, le combat est déséquilibré, l’une constituée en forteresse infranchissable par l’autre ou inaccessible pour l’autre »
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CULTURE
TCHAD – le Festival des cultures sahariennes fait vibrer Amdjarass
La cité d’Amdjarass, à l’est du Tchad, vit au rythme des parades équestres, des chorégraphies traditionnelles et des percussions du désert. La sixième édition du Festival international des cultures sahariennes y rassemble plusieurs communautés venues célébrer la pluralité et l’héritage commun du Sahara et du Sahel.
Des délégations représentant de nombreux groupes ethnolinguistiques ont fait le déplacement, depuis différentes régions du Tchad mais aussi de pays voisins. Pour cette édition, le Niger occupe la place d’invité d’honneur, tandis que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Maroc figurent parmi les participants. Les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous un espace de dialogue interculturel et de mise en valeur d’un patrimoine parfois peu connu du grand public.
Présent à Amdjarass, Mokhtar Abdallah, maire de Tamchekett en Mauritanie, insiste sur la portée symbolique de l’initiative. Selon lui, ce type de rencontre contribue à rapprocher des univers qui peuvent sembler éloignés et révèle la force culturelle partagée par les peuples sahéliens.
Les exhibitions de cavaliers constituent l’un des temps forts du programme. Harnachés d’atours traditionnels, les chevaux occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif de nombreuses communautés. Abdel-Nassir Abdelrahmane, cavalier zaghawa originaire du Wadi Fira, rappelle que ces ornements participent à la dignité même de l’animal, comparant leur absence à une tenue incomplète.
Au-delà des festivités, les promoteurs du projet affichent une ambition plus large. Le fondateur et coordinateur du festival, Issouf Elli Moussami, veut inscrire durablement l’événement sur la carte des grands rendez-vous culturels et touristiques, convaincu que son attractivité ira croissant au fil des éditions.
CULTURE
BENIN – La vengeance d’ Aïcha Khadafi, un thriller explosif signé Mouftaou Badarou
Une explosion déchire le quartier Saint-Lazare. Des voitures et des habitations dévorées par les flammes. Des corps sans vie jonchant le lieu de l’explosion. Et quelques survivants errant, hagards. Le chaos.
Les pro-Kadhafi ont frappé. Le GIGN intervient, la DGSE, elle aussi, traque les cerveaux de l’attentat. Mais le danger n’est pas totalement écarté ! Un terroriste suppléant est entré clandestinement en France. Sa mission : frapper à nouveau. Plus fort.
Un roman au rythme haletant, entre coulisses du renseignement et menace terroriste, où chaque minute compte.

À propos de l’auteur
Mouftaou Badarou est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont Coup d’État au Gabon, Une taupe à l’Élysée et La vengeance de Poutine, qui lui ont valu la faveur du public. Il a également reçu de nombreux prix, notamment le Prix de la radio Africa N°1 en 1990 et le Prix Francophonie/Union Européenne en 1996.
Mouftaou Badarou a été champion du Bénin du Scrabble et des Jeux de lettres à la Télévision nationale du Bénin en 1992.
CULTURE
GUINÉE – AFRIMA 2026 : Bangoura Manamba Kanté sacrée reine de la pop africaine
La scène musicale africaine a consacré, ce dimanche 11 janvier, une figure montante héritière d’un patrimoine artistique majeur. Bangoura Manamba Kanté, fille du regretté et mythique Mory Kanté, a été sacrée Meilleure Artiste Africaine de Pop lors des All Africa Music Awards (AFRIMA), organisés cette année au Nigeria.
Cette distinction vient récompenser le parcours artistique et la constance musicale de la chanteuse, qui s’impose progressivement comme l’une des voix féminines les plus marquantes de la pop africaine contemporaine. Selon des informations rapportées par Kawtef, le jury a salué la qualité de ses productions, son identité musicale affirmée et sa capacité à conjuguer modernité et héritage culturel.
À travers ce sacre, Bangoura Manamba Kanté confirme qu’elle ne se contente pas de porter un nom prestigieux. Elle construit, pas à pas, une carrière singulière, tout en perpétuant l’esprit créatif et panafricain qui a fait la renommée internationale de son père, icône de la musique mandingue et mondiale.
Les AFRIMA, rendez-vous incontournable de l’industrie musicale africaine, réunissent chaque année artistes, producteurs, auteurs et professionnels venus de tout le continent et de la diaspora. L’édition 2026 a une nouvelle fois mis en lumière la vitalité et la diversité de la création africaine, en offrant une tribune à une génération d’artistes qui réinventent les codes tout en restant ancrés dans leurs racines.
La soirée de gala a également été marquée par une reconnaissance sénégalaise. Bakhaw Dioum, parolier reconnu, a remporté le trophée de Meilleur Songwriter, confirmant l’excellence de l’écriture musicale sénégalaise et son rayonnement sur la scène africaine.
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