CULTURE
Retour Émouvant sur « Les Bouts de Bois de Dieu » – Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com
La clôture de la saison artistique au Théâtre national Daniel Sorano a été marquée par une standing ovation à l’issue de la représentation théâtrale captivante de la compagnie de Daniel Sorano. La pièce intitulée «Dakar-Niger (10 octobre 1947-19 mars 1948)» est une adaptation du roman emblématique de Sembène Ousmane, «Les Bouts de Bois de Dieu», s’inscrivant dans la célébration du centenaire de l’écrivain sénégalais.
Cette chronique de lutte contre l’injustice met en lumière le rôle essentiel des femmes dans la résistance des cheminots. La mise en scène par Seyba Traoré repose sur le principe de l’abstraction scénique, transportant le public dans l’histoire des vingt mille cheminots de la ligne Dakar-Bamako. La pièce, d’une durée de plus d’une heure, a conquis l’audience par la fluidité des dialogues, les danses envoûtantes et les chants poignants, suscitant des applaudissements nourris.
Le choix de mettre en avant «cet affrontement très dur» entre la population et l’administration coloniale souligne le tournant profond dans les relations de l’époque. La pièce met en lumière la lutte des cheminots pour préserver leurs traditions, améliorer leurs conditions de travail et revendiquer leur dignité. Les scènes d’assemblées générales sont jouées avec une intensité telle que le public se retrouve emporté par le mouvement syndical.
La présence d’une cinquantaine de comédiens talentueux, dont des professionnels, a insufflé une vie nouvelle au texte écrit par Sembène Ousmane en 1960, récipiendaire du Grand Prix de littérature d’Afrique noire.
L’essence même du théâtre, communiquer des émotions, a été pleinement réalisée, avec un jeu d’acteur extraordinaire pour transmettre des valeurs ancestrales. La représentation a également souligné l’importance des arts scéniques pour rendre les œuvres littéraires plus présentes et vivantes.
Cette interprétation magistrale tirée du roman emblématique de Sembène Ousmane, orchestrée par le Théâtre national Daniel Sorano, offre un hommage poignant aux femmes qui ont joué un rôle déterminant dans cette lutte. En clôture du centenaire de la naissance de Sembène Ousmane, cette pièce exceptionnelle continue de résonner, transmettant les enseignements essentiels de cette période charnière de l’histoire sénégalaise.
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CULTURE
SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale
Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.
Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.
Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.
Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.
Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.
CULTURE
MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité
À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.
Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.
Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.
Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.
Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.
Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.
Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.
CINÉMA
SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice
a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.
En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.
Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.
Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.
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