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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Le Conseil académique de l’UCAD décide de poursuivre l’année avec des cours en ligne

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Le Conseil académique de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, qui s’est réuni le lundi 12 juin 2023 sous la présidence du Recteur, Professeur Ahmadou Aly Mbaye, a décidé que l’année universitaire 2022/2023 va se poursuivre avec des cours en ligne pour les étudiants, « Après examen et analyse de la situation résultant du saccage et de la destruction d’infrastructures pédagogiques et du parc automobile de toute l’Université, le jeudi 1 juin 2023, et soucieux de sauvegarder les acquis du processus de régularisation du calendrier universitaire, le Conseil a pris la décision suivante : la reprise des activités pédagogiques (cours, TP, TD) sous format d’enseignement à distance », lit-on dans le communiqué de la Direction de communication de l’UCAD.

Le calendrier universitaire a été ainsi établi pour le reste de l’année: « du 15 juin au 15 juillet 2023 : premier semestre ; du 24 juillet au 31 octobre 2023 : second semestre ; début novembre 2023 : début de l’année académique 2023-2024 ».

Aussi, souligne le document, « les modalités pratiques de ce basculement intégral seront précisées par les établissements. Les étudiants peuvent bénéficier d’une assistance technique pour l’activation des comptes institutionnels en envoyant un email à l’adresse (support@ucad.edu.sn) ».

A noter que l’enquête ouverte suite aux violentes manifestations qui ont éclaté à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), a déjà conduit à l’arrestation de trois individus. Il s’agit de deux infiltrés et d’un étudiant à la Faculté de médecine. Aux termes de l’enquête, ces trois individus ont été déférés devant le procureur de la République, avant de rejoindre la prison de Rebeuss à la faveur d’une inculpation suivie d’un mandat de dépôt, ce 13 juin 2023.

Pour rappel, ces affrontements entre forces de l’ordre et étudiants ont éclaté suite au verdict de l’affaire Sweet Beauté où Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, a été condamné à deux ans de prison pour corruption de la jeunesse.

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AFRIQUE

GUINÉE – Le terme « président putschiste » provoque une vive réaction de la HAC contre France 24

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Un différend oppose désormais la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée à France 24. Le régulateur guinéen a mis en demeure la chaîne française après l’utilisation à l’antenne d’un qualificatif jugé inapproprié pour désigner le président Mamadi Doumbouya. La décision de la HAC fait suite à une édition d’information diffusée les 14 et 15 septembre.

Au centre de la controverse figure l’expression « président putschiste », employée par un présentateur pour évoquer le chef de l’État guinéen. La HAC estime que cette formulation ne respecte pas les exigences qu’elle impose aux médias en matière d’exactitude, d’impartialité et d’équilibre dans le traitement de l’information.

Le parcours politique de Mamadi Doumbouya est à l’origine de cette controverse. L’actuel président avait pris le pouvoir à la suite du coup d’État de septembre 2021. Il a ensuite été élu président en décembre 2025, avant son investiture en janvier 2026. C’est précisément cette élection que la HAC met en avant pour contester l’emploi du terme utilisé par France 24.

Dans sa décision, l’autorité de régulation reproche à la chaîne d’avoir présenté le chef de l’État sous une appellation qu’elle considère comme incompatible avec son statut actuel de président élu. Elle a demandé à France 24 de procéder aux corrections éditoriales nécessaires sur ses différentes plateformes et a averti qu’elle pourrait prendre des sanctions en cas de récidive.

L’affaire a toutefois connu un nouveau développement. France 24 a finalement diffusé un rectificatif à l’antenne, reconnaissant une erreur dans l’utilisation du qualificatif et rappelant que Mamadi Doumbouya était arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2021 avant d’être élu président en 2025.

Le dossier ne s’est cependant pas arrêté à la mise en demeure. Jeudi 17 septembre, la HAC a annoncé l’interdiction de diffusion de France 24 en Guinée avec effet immédiat, sur l’ensemble du territoire et par différents moyens de diffusion. L’autorisation de la chaîne a également été révoquée et les accréditations de ses correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs retirées.

Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu entre les autorités guinéennes et plusieurs médias. La HAC a également pris récemment des mesures concernant d’autres acteurs de la presse, notamment le retrait de l’accréditation d’un correspondant de Jeune Afrique.

Le différend autour de France 24 illustre ainsi les tensions persistantes autour du traitement médiatique de la transition politique puis de la nouvelle présidence guinéenne. Alors que la chaîne a procédé à un rectificatif, le régulateur a finalement choisi de durcir sa réponse en suspendant sa diffusion dans le pays.

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AFRIQUE

GAMBIE – Électricité, commerces, hôpitaux : une crise énergétique qui paralyse le pays

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La crise de l’électricité continue de perturber fortement la vie quotidienne en Gambie. Depuis juin, les délestages se multiplient et leur durée s’est considérablement allongée ces dernières semaines, au point de provoquer d’importantes difficultés pour les ménages, les commerces et plusieurs secteurs essentiels.

À Tanji, certaines coupures ont duré entre 12 et 48 heures. Dans plusieurs quartiers, les habitants ont passé des nuits entières sans éclairage et ont dû trouver des solutions de fortune pour préserver leurs denrées alimentaires ou maintenir leurs téléphones chargés. L’approvisionnement en eau a également été interrompu pendant plusieurs heures dans certaines zones.

La situation a également eu des répercussions sur les activités économiques. Les vendeurs de poisson figurent parmi les professionnels les plus durement touchés. Sans réfrigérateurs fonctionnels, la conservation des produits devient difficile et le recours aux blocs de glace représente un coût supplémentaire. Dans le même temps, la fréquentation des commerces a fortement diminué en raison de l’absence d’électricité.

Les petites activités dépendantes du courant électrique sont elles aussi affectées. Des opérateurs de moulins, des artisans et d’autres travailleurs ont été contraints de réduire ou d’adapter leurs activités. Certains utilisent désormais des équipements fonctionnant sans électricité afin de continuer à travailler malgré les longues périodes de délestage.

Les conséquences se font également sentir dans les établissements de santé. Des structures médicales ont dû s’appuyer sur des groupes électrogènes pour assurer la continuité de leurs services, avec toutefois des difficultés lorsque ces équipements rencontrent à leur tour des problèmes techniques.

Face à la multiplication des perturbations, la National Water and Electricity Company (NAWEC), principal fournisseur gambien d’électricité, avait évoqué plusieurs facteurs pour expliquer la situation. L’entreprise avait notamment cité l’augmentation de la consommation liée aux fortes températures, des difficultés concernant les importations d’électricité ainsi qu’un incident technique.

La question financière constitue également un élément important. Le président Adama Barrow avait reconnu en juin l’existence d’arriérés dus à la Senelec, la compagnie publique d’électricité du Sénégal. Ces difficultés financières compliquent les efforts visant à garantir un approvisionnement régulier en énergie.

L’exaspération de la population a débouché la semaine dernière sur deux nuits de manifestations spontanées. Des routes ont été bloquées dans certains secteurs et des protestataires ont demandé le départ du chef de l’État, dans un contexte marqué par une forte dégradation des conditions de vie liées aux coupures.

Cette crise intervient à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 5 décembre. Alors que la pression monte, Adama Barrow a promis une amélioration de l’approvisionnement électrique d’ici la fin du mois d’octobre.

D’ici là, les habitants et les acteurs économiques restent confrontés à une situation qui affecte aussi bien leurs activités professionnelles que leur quotidien, tandis que les autorités sont attendues sur des solutions permettant de stabiliser durablement le réseau électrique.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – À Washington, Bassirou Diomaye Faye joue la carte du FMI pour renforcer les finances du pays

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Le Sénégal poursuit son offensive diplomatique et financière pour accélérer la mise en place de son nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Après l’accord conclu au niveau des services du Fonds le 1er septembre, le président Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu mardi à Washington avec la directrice générale de l’institution, Kristalina Georgieva. Les deux parties ont affiché leur volonté de faire avancer rapidement le processus.

Le nouvel accord porte sur un programme triennal d’environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 244 milliards de francs CFA, destiné à accompagner les réformes économiques et financières engagées par Dakar. Le projet doit encore être soumis au conseil d’administration du FMI. Aucun calendrier définitif n’a pour l’instant été annoncé pour cet examen.

Pour le gouvernement sénégalais, l’enjeu est désormais de transformer l’accord technique en programme effectivement approuvé. Un premier décaissement ne pourra intervenir qu’après le feu vert du conseil d’administration du Fonds et ne correspondra pas à l’intégralité de l’enveloppe annoncée.

Au cœur des discussions figure la question de la soutenabilité de la dette. Les autorités sénégalaises ont engagé un plan de traitement de la dette destiné à améliorer progressivement la situation financière du pays et à dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer les priorités publiques. La dette du secteur public et parapublic avait été estimée à 132 % du PIB à fin 2024 par le FMI.

Dakar doit également poursuivre les réformes visant à renforcer la gestion des finances publiques, améliorer la transparence budgétaire et contenir les vulnérabilités liées à l’endettement. Le nouveau programme négocié avec le FMI prévoit notamment des mesures destinées à consolider les comptes publics et à favoriser une croissance davantage portée par le secteur privé.

Dans cette stratégie, le Sénégal cherche également à obtenir le soutien de ses autres partenaires financiers. Le président Bassirou Diomaye Faye a rencontré le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, avec la question du traitement de la dette au titre du Cadre commun du G20 au centre des échanges. La Banque mondiale a indiqué vouloir accompagner Dakar dans ce processus.

Le séjour américain du chef de l’État a aussi été consacré à la recherche de nouveaux investissements. La société américaine Cybastion a annoncé un engagement de 300 millions de dollars destiné à accompagner plusieurs projets liés notamment à la cybersécurité, à la digitalisation et au transfert de technologies au Sénégal.

Après Washington, Bassirou Diomaye Faye doit poursuivre son déplacement aux Émirats arabes unis. Cette étape s’inscrit dans la volonté affichée par Dakar de diversifier ses partenariats économiques et ses sources de financement, alors que le pays cherche simultanément à rétablir l’équilibre de ses finances publiques, à sécuriser l’appui du FMI et à attirer davantage de capitaux privés.

Pour le Sénégal, les prochaines semaines seront donc déterminantes : l’approbation du programme par le FMI constituera une étape majeure avant les premiers financements, tandis que les discussions sur la dette et les efforts de mobilisation des investissements devront se poursuivre en parallèle.

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