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CULTURE

SÉNÉGAL – Le Xalam 2 : les papys du son enflamment Paris

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Malgré les années, ils n’ont pris aucune ride. Le 12 octobre, le Xalam2 a offert un show époustouflant. Qui aurait cru que des sexagénaires, apparemment accablés par le poids de l’âge, pouvaient enflammer la salle du Pan-Piper à Paris ? Contre toute attente, le groupe sénégalais mythique le Xalam 2, composé de neuf musiciens, accompagnés d’une brillante section de cuivres, a fait vibrer le public venu célébrer leurs 55 ans de carrière. Plus d’un demi-siècle de musique ! Ces artistes semblent ne jamais connaître la retraite. Le concert a été un moment chargé d’émotions et d’énergie, une parenthèse où l’histoire et la modernité se sont entremêlées avec une intensité palpable, offrant ainsi un moment musical inoubliable.

Xalam 2 : un âge d’or inoxydable
Les années passent, mais Xalam 2 semble ne montrer aucun signe de vieillissement. Samedi dernier, le gratin de papys du son, ce célèbre groupe de musique sénégalaise a revisité son répertoire, offrant une véritable immersion dans l’âge d’or de la musique sénégalaise et célébrant l’héritage panafricain. C’était subtil, serein et puissant. Après Genève, Xalam 2 nous a transportés avec leur nouvel EP “Retour aux Sources”. Ils ont, une fois de plus, prouvé qu’ils n’ont rien perdu de l’éclat de leur apogée, leur musique évoluant dans un continuum où se croisent jazz, rock et mbalax. Toujours fidèles à eux-mêmes, ils parviennent à se renouveler tout en s’adaptant aux nouvelles influences.

Récap du concert
Sans aucune trace d’arthrose ni de goutte, le Xalam 2, avec sa dextérité légendaire, a dès les premières notes transporté le public dans un voyage nostalgique, plongeant chacun dans les souvenirs des décennies passées. Sur scène, on les sent frétiller d’une excitation juvénile. Par petites touches de guitares, de trompettes, de cuivres,… le ton de l’ambiance à venir est donné. On sent les bonnes vibrations s’emparer du public. Puisant dans leur riche répertoire, ils ont joué des morceaux dont l’écho inaltérable continue de résonner, toujours aussi vibrants, dans un coin de nos mémoires. Après un clin d’œil aux femmes avec “Leeboon”, ils ont enchaîné avec “Walyane”, un titre qui aborde la problématique de l’immigration. Ce qui est remarquable chez ce groupe, c’est que chaque chanson raconte une histoire, dépeint une réalité et aborde sans détour les problèmes brûlants de nos sociétés africaines.

Un public sans âge
Avec un groupe né dans les années 60, on aurait pu s’attendre à une audience composée uniquement de personnes âgées. Eh bien, pas du tout ! Ce soir-là, le public était aussi diversifié que la musique de ce groupe légendaire. Toutes les générations étaient présentes : jeunes et moins jeunes, amateurs de jazz, d’afrobeat et de mbalax. Une immense fresque humaine, captivante, où chacun pouvait se retrouver dans cette atmosphère conviviale et intergénérationnelle. Cette diversité témoigne de la capacité unique du Xalam 2 à rassembler, grâce à une musique qui parle à tous, au-delà des frontières et des générations.

Xalam 2, un groupe indémodable
Ce qui distingue Xalam 2, c’est leur capacité à se renouveler tout en restant fidèles à leurs racines musicales, puisant leur inspiration dans les rythmes traditionnels africains. Par ailleurs, les jeunes musiciens qui ont rejoint le groupe ont apporté une touche de fraîcheur et de modernité, fusionnant à merveille tradition et innovation. Ce groupe légendaire, né en 1969 sous le nom de Cadets Xalam, a su traverser les décennies en restant fidèle à son identité musicale, tout en s’ouvrant à l’innovation, au brassage culturel et en conservant un engagement social sous-jacent. Aujourd’hui, Xalam 2 reste une source d’inspiration pour les nouvelles générations, porteur d’un message universel de paix, d’amour et de résilience. En attendant la prochaine étape à Dakar le 30 novembre, vous pouvez écouter leur EP “Retour aux Sources” sur toutes les plateformes de streaming.

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CINÉMA

SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice

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a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.

En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.

Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.

Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Deux jours de célébration intellectuelle et culturelle au Musée des Civilisations Noires

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Les 13 et 14 mai 2026, Musée des Civilisations Noires a accueilli deux journées intenses mêlant culture, réflexion intellectuelle et affirmation de souveraineté. Hautes personnalités, universitaires, artistes et acteurs culturels se sont réunis dans une ambiance à la fois solennelle et festive autour d’un objectif commun : repenser l’Afrique à travers ses propres références.

Le premier jour a été marqué par le lancement officiel d’une maison d’édition ainsi qu’un concert exceptionnel de Woz Kaly. Artiste multidimensionnel, chanteur, auteur et interprète engagé, Woz Kaly est reconnu pour son univers mêlant afro-fusion, reggae, jazz et sonorités traditionnelles africaines. À travers ses textes et ses performances, il porte depuis plusieurs années un discours profondément ancré dans les questions de conscience africaine, de mémoire et de souveraineté culturelle. Sa prestation live, notamment autour du titre « Yéwou Rôti », a donné une dimension populaire et émotionnelle à cette première journée, faisant vibrer un public composé de jeunes, d’intellectuels et d’acteurs culturels.

La journée du 14 mai était quant à elle consacrée à la présentation du quatrième livre du Premier ministre Ousmane Sonko. Une œuvre largement inspirée de la pensée de Frantz Fanon et des enjeux contemporains liés à la souveraineté africaine, à la dépendance économique et à la décolonisation des imaginaires. Figure politique emblématique du Sénégal contemporain, Ousmane Sonko est présenté par plusieurs intervenants comme l’incarnation d’un tournant politique majeur. Panafricaniste assumé, il s’inscrit dans une filiation intellectuelle revendiquée, inspirée notamment par Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop et Thomas Sankara.

Les participants sont également revenus sur le discours prononcé par Ousmane Sonko le 17 décembre 2025 autour de Fanon, considéré comme un moment important dans la construction de sa pensée politique et panafricaniste. À travers ce nouvel ouvrage, le chef du gouvernement convoque Fanon non comme une simple figure historique, mais comme une méthode d’analyse des réalités africaines contemporaines : domination économique, souveraineté inachevée, dépendance structurelle et nécessité d’une émancipation intellectuelle du continent.

Plusieurs figures majeures se sont succédé au pupitre, notamment Mohamed Abdallah Ly, directeur du musée, Mame Awa Diouf, présentatrice et facilitatrice, le professeur Ibrahima Wane, PCA du musée, ainsi que Oumar Dia, représentant du Premier ministre durant ces deux journées. Tous ont insisté sur la nécessité de replacer la culture au centre des dynamiques de souveraineté et de développement.

L’un des moments marquants de ces rencontres reste l’intervention du journaliste et chroniqueur de Xaalat TV, Boury Diakhaté, connu pour avoir joué un rôle important d’informateur et de relais médiatique durant la crise politique de 2021 jusqu’à l’accession du PASTEF au pouvoir. Face au public, il a déclaré : « Ousmane Sonko a lu Fanon, a compris Fanon et a pratiqué Fanon. » Une phrase forte qui a largement résonné dans l’assistance et qui résume l’orientation intellectuelle donnée à cette rencontre.

Autre intervention remarquée : celle de Mme Adji Codou Fall, qui a choisi de s’exprimer entièrement en wolof, dans une volonté assumée de valoriser les langues nationales comme vecteurs de transmission du savoir. Elle a rappelé que le Sénégal est à la fois « le pays de Senghor et celui de Cheikh Anta Diop », appelant à traduire davantage d’ouvrages en wolof et dans les langues africaines afin de rendre la pensée accessible au plus grand nombre. Bien que le Premier ministre n’ait pas assisté personnellement à l’événement, Oumar Dia a relayé sa vision durant les deux journées, revenant notamment sur les grandes lignes doctrinales du discours du 17 décembre 2025.

Au-delà des conférences et des discours, ces deux journées auront surtout porté une idée forte : celle d’une Afrique qui cherche désormais à penser son avenir avec ses propres références, ses propres langues et ses propres héritiers.

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CULTURE

SENEGAL – Mao Sidibé célèbre le succès de « OYA » aux Raaya Awards

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L’artiste Mao Sidibé a exprimé sa reconnaissance après la double distinction obtenue par son projet « OYA » lors des Raaya Musique Awards 2025. À travers un message publié sur ses réseaux sociaux, il a confirmé avoir remporté les prix du Meilleur clip vidéo et du Clip le plus instructif de l’année, saluant une étape importante dans son parcours artistique.

Dans cette publication, l’artiste adopte un ton empreint de gratitude, rendant grâce à Dieu tout en dédiant ces trophées à l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation du projet. Il met particulièrement en avant ses collaborateurs, citant MaoProd, Defmaa Def et École des Sables, soulignant ainsi le caractère collectif et multidisciplinaire de « OYA ».

Au-delà de la récompense elle-même, cette double distinction vient renforcer la visibilité du projet, qui semble s’inscrire dans une démarche artistique à la fois créative et pédagogique, comme en témoigne le prix du clip « le plus instructif ». Elle met également en lumière la collaboration entre différents acteurs du secteur culturel sénégalais, allant de la production à la formation artistique.

La réaction de Mao Sidibé confirme donc l’attribution de ces deux prix et insiste sur la dimension humaine du projet. En revanche, peu d’éléments sont donnés sur l’impact global de ces distinctions ou sur la réception du clip au-delà de cette reconnaissance officielle.

Avec « OYA », Mao Sidibé consolide néanmoins sa présence sur la scène artistique et illustre une dynamique où création, transmission et collaboration occupent une place centrale.

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