Connect with us

AFRIQUE

CÔTE D’IVOIRE – Tidjane Thiam : “Le temps des colonies, c’est fini”

Publie

le

Diplômé de l’Ecole polytechnique de France et de l’Ecole nationale supérieure des mines de Paris, Tidjane Thiam est un produit de l’éducation française. Il n’a cependant pas fait carrière dans l’Hexagone à cause du « racisme » dans le pays. C’est du moins ce qu’il confie au journaliste Alain Foka, sur la chaîne en ligne AFO Média. 
« J’ai écrit un article intitulé : ‘Qu’est-ce qu’être français ?’ » où j’ai parlé de la discrimination dont j’ai été victime en France. Je suis allé en Angleterre en 2002, parce que mon épouse, qui était américaine, m’a dit : ‘Tu ne seras jamais rien ici. Ils sont tellement racistes.’ Et je l’ai écrit (dans l’article) » a rappelé Tidjane Thiam.
« J’ai dit : ‘le temps des colonies c’est fini. On vous propose à tous des contrats locaux »
L’ascenseur social était donc bloqué. « Je n’avais aucune proposition. Mes camarades de promotion, Fréderic Oudéa, a été patron de la Société Générale. Un autre,  de BNP Paribas…» raconte l’homme politique ivoirien. 
Il a fallu qu’il rejoigne donc la Grande-Bretagne pour prendre véritablement son envol.
Selon toute vraisemblance, le patron de PDCI-RDA n’a rien oublié de ce qu’il a subi comme  discriminations en France. Il n’accepte donc pas qu’on le  présente comme le candidat de Paris. 
« Toute ma vie, je me suis battu. Le 20 avril 1994, j’ai été nommé patron de la DCGTx (Direction centrale des grands travaux). J’étais le premier Ivoirien à occuper ce poste. Il y avait 150 expatriés sur les 4 000 employés. Les 150 expatriés faisaient pratiquement 50 % de la masse salariale. J’ai dit : ‘Le temps des colonies c’est fini. On vous propose à tous des contrats locaux. Vous allez rester à des conditions ivoiriennes.’ Sur les  150, il y en a 141 qui ont refusé. J’ai licencié » a raconté M. Thiam.
« J’ai dit : ‘Monsieur, c’est la Côte d’Ivoire qui paye mon salaire’ »
 Cette décision lui a valu la colère du chef de la mission de coopération française. « Il m’a dit : ‘M.Thiam, on veut savoir si vous êtes pour ou contre la France.’ J’ai dit : ‘Monsieur, ni l’un ni l’autre, c’est la Côte d’Ivoire qui paye mon salaire.  Je suis pour la Côte d’Ivoire. Chaque fois que la France fera des choses qui sont dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire, ça ira, dans le cas contraire, ça n’ira pas » s’est remémoré le patron du PDCI-RDA.

Source : seneweb

Crédit photo : Page Tidjane Thiam

Continuer la lecture
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

TUNISIE – Huit ans de prison pour Saadia Mosbah

Publie

le

La Tunisie est confrontée à une nouvelle controverse judiciaire après la confirmation, mardi à Tunis, de la condamnation de la militante Saadia Mosbah. Figure majeure de la lutte contre le racisme, elle a été condamnée à huit ans de prison à l’issue d’un nouveau procès.

Âgée de 66 ans, la fondatrice de l’association Mnemty est poursuivie pour des faits liés à des malversations financières, notamment des accusations de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite. Une version fermement contestée par sa défense, qui dénonce une procédure entachée d’irrégularités.

Détenue depuis près de deux ans en détention provisoire, Saadia Mosbah n’est pas la seule concernée par cette affaire. Plusieurs membres de son organisation ont également été condamnés à des peines allant d’un à trois ans de prison, accentuant les critiques sur une possible pression judiciaire visant la société civile.

Ses soutiens, parmi lesquels des organisations de défense des droits humains, évoquent un dossier à dimension politique. Selon eux, cette condamnation s’inscrit dans un climat de crispation autour des questions migratoires et des libertés publiques en Tunisie.

Depuis de nombreuses années, Saadia Mosbah s’est imposée comme une voix incontournable dans la dénonciation des discriminations raciales. Son travail a contribué à documenter des abus visant notamment les migrants subsahariens et à promouvoir des avancées législatives, dont la loi tunisienne de 2018 contre les discriminations raciales.

Continuer la lecture

AFRIQUE

GUINÉE – Fin de l’exportation d’or brut, cap sur la transformation locale

Publie

le

La Guinée engage un tournant stratégique dans la gestion de ses ressources minières. Les autorités ont décidé d’interdire l’exportation d’or brut, une mesure destinée à favoriser le raffinage local et à maximiser les retombées économiques de cette filière clé.

Cette orientation a été annoncée par le président Mamadi Doumbouya, qui entend ainsi renforcer la souveraineté économique du pays. L’objectif est clair : transformer sur place une plus grande part de la production aurifère afin de créer de la valeur ajoutée, stimuler l’emploi et structurer une véritable industrie nationale autour de l’or.

Dans cette dynamique, les compagnies minières opérant en Guinée sont désormais tenues de se conformer à cette nouvelle réglementation. Le non-respect de cette interdiction pourrait entraîner des sanctions lourdes, allant jusqu’au retrait des permis d’exploitation.

Classée parmi les principaux producteurs du continent, la Guinée a exporté plus de 22 tonnes d’or au cours du premier trimestre de l’année. Jusqu’à présent, une part importante de cette production quittait le pays sous forme brute, limitant les bénéfices économiques directs pour l’État.

Pour accompagner cette réforme, une raffinerie d’or est en cours de finalisation à Conakry. Cette infrastructure stratégique devrait permettre de traiter localement la production nationale avant son exportation vers les marchés internationaux.

À travers cette décision, la Guinée s’inscrit dans une tendance continentale de plus en plus affirmée : celle de la transformation locale des ressources naturelles. Plusieurs pays africains adoptent des politiques similaires pour réduire leur dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et renforcer leur position dans les chaînes de valeur mondiales.

Continuer la lecture

AFRIQUE

BÉNIN / NIGER – Vers une réouverture progressive de la frontière après des concertations stratégiques

Publie

le

Le Bénin et le Niger franchissent une nouvelle étape dans le processus de réchauffement de leurs relations bilatérales. Réunis à Cotonou, des comités d’experts des deux pays ont entamé des discussions techniques en vue d’une réouverture prochaine de leur frontière commune, fermée dans un contexte de tensions politiques.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique enclenchée après la visite officielle du président béninois Romuald Wadagni à Niamey, début juin, marquant une volonté affichée de normalisation entre les deux États.

Les travaux ont été coprésidés par le ministre d’État nigérien en charge de la Sécurité, le général Mohamed Toumba, et le ministre béninois de l’Intégration africaine, Adjadi Bakari. Les échanges, tenus au ministère des Affaires étrangères à Cotonou, se déroulent à huis clos et mobilisent plusieurs groupes de travail spécialisés.

Les discussions portent sur des dossiers sensibles et structurants, notamment les questions de sécurité et de défense, les mécanismes diplomatiques, les cadres juridiques ainsi que les enjeux économiques liés aux échanges transfrontaliers.

Si la perspective d’une réouverture de la frontière se précise, elle reste conditionnée à la signature préalable d’accords bilatéraux, en particulier dans les domaines sécuritaire, douanier et commercial. Ces préalables sont jugés essentiels pour garantir une reprise maîtrisée des flux de personnes et de marchandises.

Continuer la lecture
Advertisement
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +