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CULTURE

GUINÉE – Soul Bang’s chante la résilience dans “Fe raba”

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Le lauréat du prix RFI Découvertes n’a pas fini de faire parler de lui. Le jeune Guinéen de 33 ans, Souleymane Bangoura, alias Soul Bang’s, revient avec un nouveau single intitulé. “Fe Raba”. Ce titre, disponible depuis le 4 juillet 2025 sur toutes les plateformes de téléchargement, est extrait de son prochain album « Victoire », qui sera dévoilé le 19 juillet 2025. Ce morceau à la production léchée est signé Babata Musik et a été mis en images par Awanje Films.

“Fe Raba” : un cri de réveil
C’était le projet musical le plus attendu de l’afro-urbain. Avec sa voix suave et vibrante, Soul Bang’s annonce les couleurs d’un projet à la fois engagé et fédérateur. Celui qu’on surnomme le « R’n’B Boss » en Guinée continue de creuser le sillon d’une musique moderne, mais intensément panafricaine. “ Fe Raba”, littéralement « ne baisse pas les bras » en soso des langues guinéennes, exhorte à la résilience.

Soul Bang’s : chantre de la résilience
L’album “Victoire”, dont le premier chapitre paraîtra le 19 juillet (sept titres annoncés), se veut un hymne au panafricanisme. Il exhorte la jeunesse africaine à se tenir debout et souveraine dans un monde en pleine mutation. Le jeune artiste guinéen dédie ce morceau aux nouveaux visages du pouvoir en Afrique de l’Ouest – au Sénégal, au Mali, en Guinée. Il salue au passage la “nouvelle posture du continent face à l’Occident”. “Il est temps de montrer au monde que l’Afrique est l’avenir”, confie-t-il.

Prix Découvertes RFI : le coup de maître
De ses débuts dans un groupe de rap à Conakry (Micro Mega) à ses récompenses les plus prestigieuses – Prix Découvertes RFI en 2016, VDMG 2019, AEAUSA 2020 –, la trajectoire de Souleymane Bangoura est singulière. À la fois populaire et exigeante. S’il a été nourri par de grands artistes occidentaux comme Craig David ou R. Kelly, il s’est très tôt tourné vers les répertoires mandingues, grâce à ses mentors Kemo Kouyaté et Abdoulaye Diabaté. De Dakar à Paris, de Conakry à Abidjan, sa voix a franchi les frontières sans jamais perdre son ancrage. Chaque album est chez Soul Bang’s une mue, une transformation : « Dimedi » (2011) était la promesse d’une étoile ; “Évolution”, celle d’un artiste en devenir ; “Cosmopolite” (2017), un manifeste d’ouverture ; “Yelenna” (2019), une réconciliation entre modernité urbaine et héritage mandingue. “ Victoire” s’annonce comme un double album, condensé de ses œuvres précédentes.

Un indéfectible engagement politique
Soul Bang’s fait partie de ces artistes à l’aise dans tous les registres. Il chante presque tous les thèmes : de l’amour aux maux de la société, de la douleur à la joie, avec la même intensité. Avec “ Fe Raba”, il franchit un nouveau cap en glissant dans la lutte politique. Aujourd’hui, il revendique son rôle de voix pour les sans-voix, avec des textes souvent empreints d’un humanisme lucide, qui évite le prêche pour mieux émouvoir.

“Victoire”, comme une consécration
La sortie de « Victoire » sera couronnée, le 4 octobre prochain, par un concert exceptionnel au stade Petit Sory de Nongo, à Conakry. Mais, avant cette date, et histoire de nous faire patienter jusqu’au 19 juillet, il nous propose “Fe Raba” : le prélude d’un triomphe musical. Une exhortation à la résilience, portée par des percussions mandingues et des arrangements urbains finement tissés. Avec Soul Bang’s, la victoire a déjà trouvé son chantre.

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CINÉMA

SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice

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a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.

En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.

Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.

Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Deux jours de célébration intellectuelle et culturelle au Musée des Civilisations Noires

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Les 13 et 14 mai 2026, Musée des Civilisations Noires a accueilli deux journées intenses mêlant culture, réflexion intellectuelle et affirmation de souveraineté. Hautes personnalités, universitaires, artistes et acteurs culturels se sont réunis dans une ambiance à la fois solennelle et festive autour d’un objectif commun : repenser l’Afrique à travers ses propres références.

Le premier jour a été marqué par le lancement officiel d’une maison d’édition ainsi qu’un concert exceptionnel de Woz Kaly. Artiste multidimensionnel, chanteur, auteur et interprète engagé, Woz Kaly est reconnu pour son univers mêlant afro-fusion, reggae, jazz et sonorités traditionnelles africaines. À travers ses textes et ses performances, il porte depuis plusieurs années un discours profondément ancré dans les questions de conscience africaine, de mémoire et de souveraineté culturelle. Sa prestation live, notamment autour du titre « Yéwou Rôti », a donné une dimension populaire et émotionnelle à cette première journée, faisant vibrer un public composé de jeunes, d’intellectuels et d’acteurs culturels.

La journée du 14 mai était quant à elle consacrée à la présentation du quatrième livre du Premier ministre Ousmane Sonko. Une œuvre largement inspirée de la pensée de Frantz Fanon et des enjeux contemporains liés à la souveraineté africaine, à la dépendance économique et à la décolonisation des imaginaires. Figure politique emblématique du Sénégal contemporain, Ousmane Sonko est présenté par plusieurs intervenants comme l’incarnation d’un tournant politique majeur. Panafricaniste assumé, il s’inscrit dans une filiation intellectuelle revendiquée, inspirée notamment par Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop et Thomas Sankara.

Les participants sont également revenus sur le discours prononcé par Ousmane Sonko le 17 décembre 2025 autour de Fanon, considéré comme un moment important dans la construction de sa pensée politique et panafricaniste. À travers ce nouvel ouvrage, le chef du gouvernement convoque Fanon non comme une simple figure historique, mais comme une méthode d’analyse des réalités africaines contemporaines : domination économique, souveraineté inachevée, dépendance structurelle et nécessité d’une émancipation intellectuelle du continent.

Plusieurs figures majeures se sont succédé au pupitre, notamment Mohamed Abdallah Ly, directeur du musée, Mame Awa Diouf, présentatrice et facilitatrice, le professeur Ibrahima Wane, PCA du musée, ainsi que Oumar Dia, représentant du Premier ministre durant ces deux journées. Tous ont insisté sur la nécessité de replacer la culture au centre des dynamiques de souveraineté et de développement.

L’un des moments marquants de ces rencontres reste l’intervention du journaliste et chroniqueur de Xaalat TV, Boury Diakhaté, connu pour avoir joué un rôle important d’informateur et de relais médiatique durant la crise politique de 2021 jusqu’à l’accession du PASTEF au pouvoir. Face au public, il a déclaré : « Ousmane Sonko a lu Fanon, a compris Fanon et a pratiqué Fanon. » Une phrase forte qui a largement résonné dans l’assistance et qui résume l’orientation intellectuelle donnée à cette rencontre.

Autre intervention remarquée : celle de Mme Adji Codou Fall, qui a choisi de s’exprimer entièrement en wolof, dans une volonté assumée de valoriser les langues nationales comme vecteurs de transmission du savoir. Elle a rappelé que le Sénégal est à la fois « le pays de Senghor et celui de Cheikh Anta Diop », appelant à traduire davantage d’ouvrages en wolof et dans les langues africaines afin de rendre la pensée accessible au plus grand nombre. Bien que le Premier ministre n’ait pas assisté personnellement à l’événement, Oumar Dia a relayé sa vision durant les deux journées, revenant notamment sur les grandes lignes doctrinales du discours du 17 décembre 2025.

Au-delà des conférences et des discours, ces deux journées auront surtout porté une idée forte : celle d’une Afrique qui cherche désormais à penser son avenir avec ses propres références, ses propres langues et ses propres héritiers.

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CULTURE

SENEGAL – Mao Sidibé célèbre le succès de « OYA » aux Raaya Awards

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L’artiste Mao Sidibé a exprimé sa reconnaissance après la double distinction obtenue par son projet « OYA » lors des Raaya Musique Awards 2025. À travers un message publié sur ses réseaux sociaux, il a confirmé avoir remporté les prix du Meilleur clip vidéo et du Clip le plus instructif de l’année, saluant une étape importante dans son parcours artistique.

Dans cette publication, l’artiste adopte un ton empreint de gratitude, rendant grâce à Dieu tout en dédiant ces trophées à l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation du projet. Il met particulièrement en avant ses collaborateurs, citant MaoProd, Defmaa Def et École des Sables, soulignant ainsi le caractère collectif et multidisciplinaire de « OYA ».

Au-delà de la récompense elle-même, cette double distinction vient renforcer la visibilité du projet, qui semble s’inscrire dans une démarche artistique à la fois créative et pédagogique, comme en témoigne le prix du clip « le plus instructif ». Elle met également en lumière la collaboration entre différents acteurs du secteur culturel sénégalais, allant de la production à la formation artistique.

La réaction de Mao Sidibé confirme donc l’attribution de ces deux prix et insiste sur la dimension humaine du projet. En revanche, peu d’éléments sont donnés sur l’impact global de ces distinctions ou sur la réception du clip au-delà de cette reconnaissance officielle.

Avec « OYA », Mao Sidibé consolide néanmoins sa présence sur la scène artistique et illustre une dynamique où création, transmission et collaboration occupent une place centrale.

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