CULTURE
Ode à l’Afrique du Cousinage – Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com
Oumar Pene, l’emblématique chanteur sénégalais, dévoile son dernier bijou musical avec la vidéo de « KAL », le troisième titre de son ultime album intitulé « THIONE ». Ce projet visuel a été confié aux mains talentueuses d’Oumar Sall, marquant une collaboration artistique exceptionnelle.
La genèse du clip a été marquée par une confiance indéfectible entre Oumar Pene et Oumar Sall. Le chanteur a exprimé son entière confiance en disant à Oumar Sall, « Tooma, c’est en toi seulement que j’ai confiance pour la réalisation de ce clip. » Une responsabilité que le réalisateur a acceptée avec un simple « Bismillah » . Cette connexion artistique et spirituelle promettait déjà une réalisation à la hauteur de l’essence profonde de la chanson.
Le clip de « KAL » n’est pas seulement le fruit du travail d’Oumar Sall, mais d’une équipe talentueuse qui a contribué à donner vie à la vision artistique. Pape Ndiaye à la caméra, Azart Conception à l’animation 3D, les enfants de la compagnie Sàmp Dënd – Yeumbeul Nord dirigés par Malick Mbaye, ainsi que Vix Spirit pour une déco graffiti, ont tous ajouté leur touche créative à ce projet.
Un remerciement particulier est adressé à Babacar Mbaye Ndaak, dont le livre « KAL » a été une source majeure d’inspiration pour le réalisateur. La vidéo a ainsi puisé dans les profondeurs de la littérature pour enrichir visuellement la narration de la chanson.
Les décors de « KAL » reflètent la richesse culturelle et sociale du Sénégal. Les tournages ont eu lieu à l’Espace FACTORY, à la Cour de la Famille SARR, et au Marché Lambada à Yeumbeul Nord. Chacun de ces lieux a été choisi stratégiquement pour capturer l’essence de la chanson, créant ainsi un voyage visuel à travers les différentes facettes de la vie sénégalaise.
« KAL » : Une Ode à l’Afrique et à ses Racines
Au-delà de l’esthétique visuelle, la chanson « KAL » elle-même est une déclaration poétique de fidélité envers les racines africaines. Elle célèbre la grande histoire commune qui a donné vie à une Afrique du cousinage, où le rire et la gaieté occupent une place prépondérante. Oumar Pene, avec sa voix mélodieuse, nous invite à un voyage nostalgique à travers les traditions et la joie partagée au sein de la communauté.
KAL représente bien plus qu’une simple réalisation visuelle pour accompagner une chanson. C’est une fusion artistique, un voyage sensoriel à travers la musique, les images, et la culture. Oumar Pene et Oumar Sall ont réussi à capturer l’essence même de « KAL », en offrant au public une expérience visuelle et auditive inoubliable, une ode à l’authenticité africaine.
Babacar Korjo Ndiaye
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CULTURE
SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale
Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.
Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.
Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.
Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.
Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.
CULTURE
MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité
À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.
Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.
Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.
Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.
Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.
Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.
Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.
CINÉMA
SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice
a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.
En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.
Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.
Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.
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