CULTURE
SÉNÉGAL – Camille Bounama Sylla, un ancien “sans papier” qui fait bouger les lignes
Sur le CV de ce jeune CEO de Smart City Africa et de CBS, vous ne verrez pas de grandes écoles de commerce, ni de grandes écoles d’administration. Cependant, Camille Bounama Sylla embrasse un profil encore plus large. Il se positionne, depuis quelques années, surtout avec l’arrivée de Diomaye Faye à la tête du Sénégal, comme un personnage incontournable du paysage politique, social et économique. Entre clandestinité et lumière, nous allons vous parler de la carrière prolifique de ce chef d’entreprise charismatique.
Un destin hors du commun
Camille Bounama Sylla a réussi à se réinventer autour de projets porteurs de sens. Aujourd’hui, il fait partie de ces jeunes dont le parcours, émaillé d’adversité, a su transformer bien des obstacles en opportunité. De sans-papier en France à entrepreneur influent au Sénégal, l’itinéraire de Camille Bounama Sylla force le respect. Originaire de Tambacounda, il a connu des vertes et des pas mûrs avant de s’imposer dans le paysage économique et social ouest-africain. Autodidacte, persévérant et animé d’une ambition sans borne, il a toujours montré que la jeunesse pouvait compter sur lui. D’abord en France, surtout dans les banlieues, il a organisé plus d’une vingtaine de projets en France. En effet, il a notamment initié le “Salon des cultures urbaines”, un espace de réflexion et d’échange qui a su capter l’attention de plusieurs acteurs politiques. Mais après des années passées en Europe, Sylla prend une décision qui en surprend plus d’un : il quitte le confort parisien pour revenir au Sénégal, son pays natal. Objectif : monter son entreprise et contribuer activement au dynamisme économique du continent africain.
Un entrepreneur avec des projets porteurs de sens
Les chantiers ne manquent effectivement pas pour Bounama qui a dû composer avec une nouvelle dynamique économique après son retour au Sénégal. De retour au Sénégal, Camille Bounama Sylla fonde SMART CITY AFRICA, une entreprise spécialisée dans la gestion de stationnements urbains en partenariat avec plusieurs communes de Dakar, notamment Médina, Fass-Colobane-Gueule Tapée et Patte d’Oie. Aujourd’hui, cette structure emploie plus de 200 personnes et participe ainsi activement à la régulation du stationnement et à la réorganisation de l’espace public dans la capitale sénégalaise. Mais son engagement ne s’arrête pas là. À travers sa structure CBS (Conseil en Business Social), Sylla accompagne de nombreux jeunes dans la conception et la réalisation de leurs projets entrepreneuriaux. En effet, il milite pour un changement de mentalité. Selon lui, au lieu de fuir l’Afrique en quête d’une hypothétique réussite en Europe, il rappelle que de plus en plus de jeunes reviennent pour bâtir leur avenir sur le continent. Son expertise en matière de développement urbain et social a d’ailleurs été sollicitée à l’échelle internationale. Aussi en mai 2023, il a été nommé “Envoyé spécial” pour le commerce, l’investissement et les relations internationales par le Président sierra-léonais Julius Maada Bio.
Un leadership incontesté
Le leadership et la vision de Camille Bounama Sylla lui ont valu une reconnaissance continentale tant et si bien qu’en 2020, il figurait parmi les 50 personnalités les plus influentes de l’UEMOA. Sylla n’est pas qu’un chef d’entreprise prospère ; il est aussi un acteur clé du développement régional. Son engagement pour l’intégration économique et la coopération entre les pays membres de l’UEMOA lui confère une place stratégique dans la définition des politiques économiques et sociales de la région. En novembre dernier, il a participé au Salon national de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes en Sierra Leone, où il a échangé avec le président Maada Bio et son vice-président Juldeh Jalloh. Cela est encore une preuve supplémentaire de son rayonnement à l’international et de son engagement en faveur de l’emploi et de la jeunesse africaine.
Un message d’espoir à l’endroit de la jeunesse africaine
Camille Bounama Sylla ne se contente pas d’agir sur le terrain ; il veut aussi inspirer, agir sur les consciences. Aussi a-t-il publié “L’essentiel, c’est d’essayer”. Dans ce livre, CBS décrit l’essentiel de sa philosophie de vie et encourage les lecteurs à préserver pour réaliser leurs rêves.
ART
MAROC – Rabat transformée en galerie géante grâce au festival JIDAR
À Rabat, les murs de la ville se métamorphosent en véritables œuvres d’art à ciel ouvert. À l’occasion du Jidar Rabat Street Art Festival, des artistes venus du monde entier investissent l’espace urbain pour en faire une galerie accessible à tous.
Une ville transformée par la créativité
Pour cette 11e édition, une quinzaine de fresques monumentales ont été réalisées à travers différents quartiers, donnant naissance à un parcours artistique unique. Les œuvres oscillent entre imaginaire et réalité : oiseaux géants, portraits énigmatiques, scènes inspirées de la nature africaine ou encore représentations du quotidien marocain. Parmi les artistes invités figure Oscar Medina, dont le travail s’articule autour du voyage et de la nature :
« L’idée générale est de parler du voyage, de la nature et des éléments qui nous façonnent en tant qu’êtres humains. »
Une diversité d’influences africaines et internationales
Autre signature marquante, celle de Keya Tama, qui a choisi de représenter un lion majestueux au cœur d’une fresque végétale. Une œuvre qui symbolise à la fois la puissance et l’identité du continent africain.Pour lui, le street art africain est en pleine émergence :
« Ce qui est fort, c’est l’amour de l’art et la sincérité qui nourrissent ce mouvement. »
Un levier de structuration artistique
Au-delà de l’aspect visuel, le Jidar Rabat Street Art Festival joue un rôle structurant dans l’écosystème artistique local. Selon Salaheddine Malouli, il a contribué à faire émerger une véritable communauté d’artistes urbains au Maroc.
« Au début, il n’y avait pas vraiment de communauté d’art de rue. Aujourd’hui, elle existe et influence la perception de cet art dans la société. »
Rabat, galerie à ciel ouvert
Avec ces fresques réparties dans toute la ville, Rabat confirme son positionnement comme un pôle culturel dynamique. L’espace public devient un lieu d’expression, de dialogue et de rencontre entre cultures. Plus qu’un simple festival, JIDAR s’impose comme un moteur de transformation urbaine, où l’art redessine les contours de la ville et rapproche les citoyens de la création contemporaine.
CULTURE
SÉNÉGAL – Houleye Soukeina N’diaye, une candidate engagée entre héritage culturel et résilience
À 19 ans, Houleye Soukeina N’diaye, candidate n°4 à Miss Peulh Diaspora 2026, incarne une jeunesse déterminée, attachée à ses racines et engagée pour des causes essentielles comme la santé mentale et l’émancipation des femmes.
Une jeunesse ambitieuse tournée vers l’avenir
Étudiante en négociation et communication, Houleye Soukeina N’diaye se distingue par sa volonté de progresser et de repousser ses limites. À travers sa participation à l’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, elle s’inscrit dans une démarche personnelle de dépassement de soi, tout en cherchant à porter un message plus large. À seulement 19 ans, elle affirme déjà une vision claire : celle d’une jeunesse consciente de son potentiel, prête à sortir de sa zone de confort pour construire son avenir.

Des racines culturelles comme force identitaire
Seule fille d’une fratrie de cinq enfants, entourée de quatre frères, Houleye a développé très tôt une personnalité forte. Elle puise son équilibre dans ses valeurs familiales, mais aussi dans l’influence déterminante de sa mère, qu’elle décrit comme un modèle d’indépendance et d’épanouissement. Sa culture peulh occupe une place centrale dans son parcours. À travers cette compétition, elle souhaite non seulement la représenter, mais aussi la valoriser auprès d’un public plus large, en mettant en avant ses richesses et ses traditions.
Porter la voix des femmes
Engagée et passionnée par l’expression orale, Houleye participe à des concours d’éloquence, convaincue que la parole est un levier puissant d’émancipation. Elle s’investit particulièrement sur les questions liées à la santé mentale et à la liberté des femmes, des sujets qu’elle juge essentiels.
Après des expériences dans la danse et le chant, elle voit dans les concours de beauté une nouvelle forme d’expression. Pour elle, il ne s’agit pas uniquement d’esthétique, mais d’un moyen d’affirmer sa personnalité, de renforcer sa confiance et d’inspirer d’autres jeunes femmes.

Une histoire marquée par la perte et la détermination
Le parcours de Houleye est également marqué par une épreuve personnelle forte. Le jour de son épreuve du baccalauréat, son grand-père, Demba Sy, décède brutalement. Une disparition qui l’empêche de passer cet examen qu’elle lui avait pourtant promis de réussir. Cet événement bouleversant devient alors un tournant dans sa vie. Plutôt que de renoncer, elle choisit de transformer cette douleur en moteur, en poursuivant ses ambitions avec encore plus de détermination.
Une candidature porteuse de sens
L’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, prévue le 18 avril 2025 au Blanc-Mesnil, représente pour Houleye une opportunité unique : celle de faire entendre sa voix, de défendre ses valeurs et de donner du sens à son parcours. Si elle remporte le titre, elle souhaite le dédier à son grand-père, dans un geste à la fois symbolique et profondément personnel — comme une promesse tenue autrement.
Une candidate à suivre
À travers son engagement, son histoire et sa détermination, Houleye Soukeina N’diaye s’impose comme une candidate singulière. Bien plus qu’un concours, sa participation reflète une volonté de représenter, d’inspirer et de faire évoluer les regards.
CULTURE
SÉNÉGAL – Amadeus lance le suspense autour de « Yalla du juum »
La scène urbaine sénégalaise s’inscrit dans une dynamique de promotion digitale avec le retour annoncé de Amadeus. L’artiste amorce le lancement de son nouveau projet en dévoilant un teaser visuel, première étape d’une stratégie de communication calibrée.
Selon des informations relayées par Kawtef, le chanteur a récemment mis en ligne un extrait de son prochain clip intitulé Yalla du juum. Une courte séquence pensée pour capter l’attention et susciter l’intérêt avant la sortie officielle.
Sur le plan artistique, les premières images dévoilent une réalisation soignée, avec une direction visuelle qui mise sur une atmosphère à la fois immersive et énigmatique. Ce choix esthétique semble accompagner une orientation musicale centrée sur l’émotion et la transmission de messages, sans en dévoiler entièrement le contenu. Cette approche progressive, désormais courante dans l’industrie musicale, vise à créer une attente autour du projet et à mobiliser la communauté de l’artiste sur les plateformes numériques.Désormais, l’attention se concentre sur l’annonce de la date de sortie complète du clip, un moment clé qui devrait confirmer les ambitions artistiques d’Amadeus et mesurer l’impact de cette campagne de teasing.
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