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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Conseil des ministres : Macky Sall procède à plusieurs nominations

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Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le chef de l’État Macky Sall a pris des mesures individuelles. Des décisions suivantes ont été prises :

• Le Général de Division El Hadji Daouda NIANG, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, en remplacement de Monsieur Abdou Khadir AGNE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Abdou Khadir AGNE, titulaire d’un master en Diplomatie et Stratégie, précédemment Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger, en remplacement de Monsieur Paul Benoit SARR, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Doro SY, Expert en relations internationales, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Felix – Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO,

Président de la République démocratique du Congo, en remplacement de Monsieur Papa Talam DIAO, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Mamadou SIDIBE, Professeur titulaire des Universités de classe exceptionnelle, est nommé Coordonnateur du projet de l’Université Souleymane NIANG de Matam (USN).

• Monsieur Kandioura NOBA, Professeur titulaire des Universités de classe exceptionnelle, est nommé Coordonnateur du projet de l’Université du Sénégal oriental (USO).

• Monsieur Mame Balla LO, Administrateur de sociétés, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale pour la Relance des Activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), en remplacement de Monsieur Pascal MANGA, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Mouhamadou Lamine MASSALY, Titulaire d’un Master en

Relations internationales, est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Office national de Formation Professionnelle, en remplacement de Monsieur Mamoussé DIAGNE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Amaro Ntaby BADJI, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Chef de Division à la Direction du Secteur public local, est nommé Directeur du Secteur public local à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, poste vacant.

• Madame Virginie Dora DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Fondé de pouvoirs de l’Agent Comptable des Grands Projets, est nommée Agent Comptable des Grands projets à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor en remplacement de Monsieur Mamadou Oumar BOCOUM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

• Monsieur Thierno Sadou DIALLO, Administrateur civil principal, précédemment Adjoint au Directeur du Contrôle budgétaire à la Direction générale du Budget, est nommé Directeur des Ressources humaines au Ministère des Finances et du Budget, en remplacement de Monsieur Bassirou SOUMARE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

• Monsieur Abou AW, Conseiller en Planification, précédemment Conseiller technique à la Direction générale du Budget, est nommé Directeur des pensions à la Direction générale du Budget, en remplacement de Monsieur Mouhamadou DIALLO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Source : Senenews

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AFRIQUE

GUINÉE-BISSAU – Le référendum du 30 août qui pourrait donner les pleins pouvoirs au président

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La Guinée-Bissau se prépare à un scrutin déterminant pour son avenir institutionnel. Le 30 août, les électeurs seront appelés à se prononcer par référendum sur un projet de nouvelle Constitution porté par les autorités militaires installées au pouvoir après le coup d’État de novembre dernier.

Au cœur de cette réforme figure une transformation majeure du système politique. Le régime parlementaire actuellement en vigueur pourrait laisser place à un modèle présidentiel beaucoup plus puissant, avec un renforcement considérable des prérogatives du chef de l’État. Si le texte est adopté, le président disposerait notamment du pouvoir de choisir et de démettre le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement. Il pourrait également décider de la création ou de la suppression de certains ministères et, dans certaines circonstances liées à une crise politique, procéder à la dissolution du Parlement.

Le projet prévoit parallèlement une profonde modification de la représentation parlementaire. Le nombre de députés passerait de 102 à 65, tandis que la carte des circonscriptions électorales serait également revue à la baisse. Pour les défenseurs de la réforme, ces changements doivent contribuer à simplifier le fonctionnement des institutions. Mais ses détracteurs y voient un risque de fragilisation de la représentation politique. La réduction du nombre de circonscriptions pourrait notamment affecter des formations politiques bénéficiant d’un important ancrage territorial. Certains observateurs redoutent ainsi une concentration accrue du pouvoir au sommet de l’État, au détriment du Parlement et des forces politiques locales.

Le référendum intervient dans une période particulièrement sensible. La Guinée-Bissau doit organiser en décembre prochain les élections présidentielle et législatives, faisant de la réforme constitutionnelle un enjeu directement lié à la prochaine séquence électorale. Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), principale formation politique du pays, a déjà appelé au boycott du référendum, accentuant les tensions autour du processus.

Depuis son indépendance, la Guinée-Bissau a connu une succession de crises politiques, de renversements de pouvoir et de coups d’État. Dans ce contexte, la réforme soumise au vote le 30 août dépasse donc la simple modification des institutions : elle pourrait redéfinir durablement les rapports de force entre la présidence, le gouvernement et le Parlement. Le résultat du scrutin sera ainsi particulièrement scruté, à quelques mois d’élections qui doivent permettre au pays de renouer avec une nouvelle séquence politique. Pour ses partisans comme pour ses opposants, la nouvelle Constitution pourrait déterminer la nature du pouvoir en Guinée-Bissau pour les années à venir.

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AFRIQUE

GUINÉE – Au moins 30 morts dans l’éboulement d’une décharge à Conakry

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Un drame meurtrier a frappé Conakry dimanche. Au moins 30 personnes ont perdu la vie et 22 autres ont été blessées après l’effondrement d’une importante montagne de déchets dans le quartier de Dar es-Salam, dans la commune de Gbessia. L’éboulement s’est produit vers 2 heures du matin, à la suite de fortes pluies. La masse de déchets a glissé et enseveli plusieurs habitations situées à proximité de la décharge.

Les secours toujours mobilisés

Face à l’ampleur du drame, d’importants moyens humains et matériels ont été déployés pour rechercher d’éventuelles personnes encore prisonnières sous les décombres, secourir les blessés et récupérer les corps. Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah s’est rendu sur les lieux. Le gouvernement a également annoncé des mesures pour assurer la prise en charge médicale des blessés ainsi que l’assistance aux familles touchées.

Une fermeture annoncée de longue date

Cette catastrophe intervient alors que la fermeture de la décharge de Dar es-Salam devait justement intervenir dimanche 23 août. Ces derniers jours, les autorités avaient annoncé des opérations d’expulsion et de sécurisation des zones situées autour du site, en raison notamment des risques d’éboulement. L’ancien Premier ministre et opposant Cellou Dalein Diallo, actuellement en exil, a dénoncé une tragédie et appelé à faire toute la lumière sur les circonstances du drame. Il estime notamment que les autorités compétentes devront déterminer les responsabilités et tirer les conséquences de cette catastrophe.

Une catastrophe qui relance les questions de sécurité

L’éboulement met une nouvelle fois en évidence les risques auxquels sont exposées les populations vivant à proximité des grandes décharges urbaines. Les fortes précipitations ont probablement contribué à fragiliser la masse de déchets, provoquant son effondrement sur les habitations. Alors que les opérations de recherche se poursuivent, le bilan pourrait encore évoluer. Les autorités doivent désormais identifier les victimes, accompagner les survivants et déterminer précisément les circonstances ayant conduit à cet effondrement.

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AFRIQUE

LIBÉRIA – L’ex-vice-présidente Jewel Howard-Taylor arrêtée dans une affaire de trafic de cocaïne

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L’ancienne vice-présidente du Liberia, Jewel Howard-Taylor, est au cœur d’une vaste enquête sur un présumé réseau international de trafic de cocaïne. Âgée de 63 ans, l’ex-responsable politique a été arrêtée à l’aéroport international Roberts, près de Monrovia, alors qu’elle s’apprêtait à voyager, selon les autorités judiciaires libériennes.

Son interpellation intervient dans le prolongement d’une importante opération antidrogue menée en juillet. Les enquêteurs avaient alors découvert près de quatre tonnes de cocaïne, dont la valeur estimée atteint 317 millions de dollars. La cargaison, qui aurait été destinée au marché européen, avait été présentée par les autorités comme la plus importante saisie de stupéfiants jamais enregistrée au Liberia.

Jewel Howard-Taylor est désormais poursuivie pour plusieurs infractions présumées, notamment importation, transport et commercialisation illégale de stupéfiants, trafic illicite, blanchiment d’argent, sollicitation criminelle et facilitation d’activités criminelles. Les autorités cherchent à déterminer précisément son rôle éventuel dans le fonctionnement de ce réseau.

L’enquête ne se limite pas à l’ancienne vice-présidente. Trois ressortissants européens, deux Croates et un Ukrainien, sont également recherchés dans le cadre de la procédure. Soupçonnés d’être liés au même réseau, ils sont poursuivis en leur absence. Les autorités libériennes envisagent de mobiliser les dispositifs de coopération internationale afin de localiser et d’interpeller ces suspects.

Les investigations portent également sur de possibles complicités au sein des structures de sécurité. Les enquêteurs cherchent notamment à identifier les logisticiens, les financiers et les organisateurs présumés, mais aussi d’éventuels responsables ayant pu faciliter le passage de la cargaison à travers le territoire libérien.

Le nom de Jewel Howard-Taylor donne une dimension politique particulière à cette affaire. Elle a occupé la fonction de vice-présidente du Liberia entre 2018 et 2024 sous la présidence de George Weah. Elle est également l’ancienne épouse de Charles Taylor, ex-président libérien condamné par la justice internationale pour son implication dans les crimes commis durant la guerre civile en Sierra Leone.

Pour l’heure, l’ancienne vice-présidente n’a pas publiquement répondu aux accusations portées contre elle. Son avocat a également choisi de ne pas commenter la procédure avant sa comparution devant la justice.

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