SANTÉ
L’ALGÉRIE : vaincra la pandémie dans un avenir proche selon le ministre Benbouzid : «Nous devons tous porter des masques»
Le masque est parmi les moyens de précaution les plus importants pour faire face au Covid-19. Le Ministre de la sante de la population et de la reforme hospitalière Abderahmane Benbouzid a appelé hier à Oran les citoyens à porter des masques. « Nous devons, nous tous, exhorter la population à fabriquer des bavettes chez elle, Il y a eu une expérience dans une ville en Allemagne, 15 jours de masques, résultat aucune contamination », dira le membre du gouvernement. Par Fethi Mohamed
Avant d’ajouter: «Je porte un masque fabriqué par le secteur de la formation professionnelle, pour donner l’exemple, je veux que vous fassiez le même, Nous avons au comité scientifique, élaboré une fiche qui indique comment fabriquer un masque qui peut être lavé et stérilisé dans l’eau bouillante à 70 degré durant une demi heure. Tout le monde peut se déplacer, à condition de porter un masque». Notons que la maladie se transmet par le biais de postillons, éternuements ou contact étroit responsable de la transmission du virus.
Il est considéré comme tel un contact direct ou indirect, un face à face à moins d’un mètre de la personne malade au moment d’une toux, d’un éternuement ou d’une discussion en l’absence de protection. Lors de son intervention au niveau de l’établissement hospitalier universitaire d’Oran EHU, en présence du premier Ministre, Abdelaziz Djerad ainsi que du ministre de l’industrie et celui de la culture et d’un conseiller auprès de la présidence, ainsi que tous les chefs des services de cet établissement hospitalier, le ministre a salué les efforts du personnel médical, ce qui a permis à l’Algérie d’éviter le pire. «C’est une prouesse à inscrire en lettres d’or sur le registre de la sante».
Concernant la situation actuelle, le Ministre a affirmé qu’«elle est maitrisée grâce à la mobilisation, nous sommes face à des chiffres qui peuvent inquiéter les citoyens, mais cela a un rapport avec l’augmentation du nombre des sites de diagnostic qui dépasse une vingtaine actuellement sur le territoire national» précise t-il. Avant d’ajouter: «Le nombre de cas actuels reste satisfaisant comme il ne dépasse pas les 200 cas quotidiennement. Ce qui est très important, c’est le nombre des décès. Grâce au traitement à la Chloroquine qui a donné d’excellents résultats et le travail fait par le personnel médical, nous avons des décès quotidiennement inferieurs à 10. Mais le chiffre qui nous rassure le plus, est celui des cas en réanimation qui ne dépasse pas actuellement 20, alors qu’au début de la crise, 6.000 lits ont été mobilisés parce que nous étions inquiets d’être dans l’impossibilité de prendre en charge un nombre important de cas en réanimation», conclue t-il.
Source : Tribune Ouest / Par Fethi Mohamed
SANTÉ
RD CONGO – La propagation d’Ebola inquiète au-delà des frontières
L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo met en lumière les fragilités structurelles d’un système de santé confronté simultanément à l’insécurité et à un manque de ressources. Face à une propagation jugée « rapide et étendue » par l’Organisation mondiale de la santé, la riposte s’organise dans l’urgence, sans garantie de maîtrise à court terme.
Dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia, les structures sanitaires peinent à absorber l’afflux de patients, alors que des centaines de cas suspects et de décès ont déjà été signalés. L’envoi de matériel médical et le déploiement d’experts internationaux témoignent d’une mobilisation accrue, mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

La situation est d’autant plus préoccupante que la souche identifiée, dite Bundibugyo, ne dispose pas encore de vaccin largement accessible ni de traitement validé. Cette contrainte scientifique ralentit considérablement les efforts de containment, obligeant les équipes à s’appuyer principalement sur des mesures de prévention, d’isolement et de suivi des contacts.
Sur le terrain, les conditions d’intervention restent extrêmement complexes. Dans plusieurs localités comme Rwampara, les équipes médicales évoluent dans des zones instables, parfois sans équipements suffisants. L’insécurité persistante entrave les opérations de dépistage et complique l’identification rapide des chaînes de transmission.

L’extension géographique de l’épidémie accentue les inquiétudes. Des cas suspects ont été signalés dans le Nord-Kivu, notamment à Butembo et Goma, carrefour stratégique déjà fragilisé par des tensions armées. Cette évolution fait craindre une diffusion plus large, difficile à contenir.
Au niveau politique, Félix Tshisekedi a appelé à la vigilance, tandis que Denis Mukwege insiste sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont commencé à déployer des mesures de soutien, combinant aide financière et dispositifs de prévention aux frontières.
La dimension régionale du risque se précise déjà. L’Ouganda a confirmé des cas liés à des mouvements transfrontaliers, signalant une possible propagation au-delà des frontières congolaises.
AFRIQUE
RD CONGO – L’OMS alerte sur une propagation “rapide et inquiétante” de l’épidémie d’Ebola
L’alerte sanitaire se renforce en Afrique centrale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé » par l’ampleur et la vitesse de propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires congolaises, la situation est déjà critique. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a annoncé un bilan provisoire d’environ 131 décès et 513 cas suspects recensés à travers le pays. Une dynamique inquiétante qui pousse les autorités à accélérer les mesures de riposte.
Propagation régionale
L’épidémie dépasse désormais les frontières congolaises. En Ouganda, deux cas ont été confirmés, dont un décès enregistré dans la capitale Kampala. Cette extension géographique renforce les craintes d’une crise sanitaire régionale majeure. Face à cette situation, l’OMS a officiellement classé la flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alerte. Un comité d’urgence devait être réuni afin de coordonner la réponse mondiale et définir les stratégies de contrôle.
Une souche sans traitement
L’épidémie actuelle est causée par la souche dite Bundibugyo du virus Ebola, particulièrement préoccupante. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique validé n’est disponible contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de containment. Depuis son apparition, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, confirmant sa dangerosité et sa capacité à provoquer des crises sanitaires majeures.
Une course contre la montre
Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, s’organisent pour contenir la propagation : surveillance accrue, isolement des cas suspects, sensibilisation des populations et renforcement des capacités hospitalières. Mais la rapidité de diffusion du virus et la forte mobilité dans certaines zones urbaines et frontalières rendent la situation particulièrement complexe, transformant cette épidémie en véritable course contre la montre.
SANTÉ
Malawi – Une nouvelle épidémie de poliomyélite déclarée après une détection à Blantyre
Les autorités sanitaires du Malawi ont officiellement déclaré une épidémie de poliomyélite, relançant les inquiétudes autour de cette maladie hautement contagieuse, deux ans après une précédente crise sanitaire majeure. L’annonce intervient après la confirmation de la présence du virus dans des échantillons environnementaux prélevés à Blantyre, la capitale économique du pays.
Dans un communiqué publié par le ministère de la Santé et de l’Assainissement, la résurgence de la poliomyélite est présentée comme une nouvelle phase critique, qualifiée de deuxième vague récente. Les analyses de laboratoire effectuées sur des matières fécales recueillies dans des toilettes publiques ont mis en évidence une circulation active du virus, signalant un risque élevé de propagation.
Le document, signé par le secrétaire principal du ministère, le Dr Dan Namarika, souligne la gravité de la situation, en particulier pour les enfants, considérés comme les plus vulnérables face à cette infection virale. La découverte du virus à Blantyre est interprétée comme un indicateur clair d’une menace imminente pour la santé publique nationale.
Face à cette alerte, le gouvernement appelle la population à une mobilisation immédiate. La vaccination est mise en avant comme le principal rempart contre la maladie, tandis que les citoyens sont invités à renforcer les pratiques d’hygiène et à coopérer pleinement avec les services de santé.
En coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les autorités affirment avoir déclenché les mécanismes d’intervention d’urgence. Les actions engagées incluent le renforcement de la surveillance épidémiologique, le déploiement de campagnes de vaccination ciblées et une intensification des actions de sensibilisation communautaire afin d’éviter une propagation à grande échelle.
La poliomyélite, qui s’attaque au système nerveux, peut provoquer des paralysies irréversibles, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Avant l’introduction massive des programmes de vaccination, la maladie avait laissé de nombreuses personnes handicapées au Malawi et à travers le continent africain, marquant durablement les systèmes de santé et les familles touchées.
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