AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL- Amady Diouf remplace Serigne Bassirou Guèye au Conseil supérieur de la magistrature
Article réalisé par notre correspondante Fatou Dieng depuis Dakar
Le remplaçant de Serigne Bassirou Guèye est désormais connu, ce lundi 22 novembre 2021. Il rejoint ensuite en détachement auprès de la Présidence de la République. Il a été remplacé par le juge Amady Diouf après plus de huit ans de bons et loyaux services.
C’est confirmé, le juge Amady Diouf a pris la place de Serigne Bassirou Guèye au sein du Conseil supérieur de la magistrature, ce dernier y occupait le poste de procureur de la République depuis 2013. Il cède ainsi son fauteuil au président de la Chambre d’accusation de Dakar.
Successeur de l’ancien procureur Ousmane Diagne, Serigne Bassirou Guèye a été au cœur de beaucoup de dossiers politico-judiciaires au Sénégal surtout durant l’année 2018. On se souvient encore de l’affaire Aïda Ndiongue, ancienne sénatrice du Parti démocratique sénégalais (PDS,) le parti politique de l’opposition de l’ancien président Abdoulaye Wade. La commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) avait rendu un arrêt de non-lieu sur ce dossier. Le dossier de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall qui avait été condamné à 5 ans de prison dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de la capitale sénégalaise. On peut encore se souvenir du dossier sur le scandale à 10 milliards de dollars mis en lumière par la chaîne anglaise CNN à travers un documentaire d’enquête en 2019, ce scandale impliquait directement Aliou Sall, le frère du Président de la République Macky Sall. Souvent décrié, surtout par l’opposition, Serigne Bassirou Guèye détient le record de longévité à ce poste stratégique où les dossiers judiciaires politiques sont traités.
Son nouveau remplaçant Amady Diouf était jusque-là, président de la Chambre d’accusation à la Cour d’Appel de Dakar. Il comptabilise 30 ans d’ancienneté au sein de la magistrature sénégalaise.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Colère des familles de victimes après l’ annonce de la visite de Macky Sall
La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies suscite de vives tensions au Sénégal. Quelques jours après l’officialisation de sa participation à la course, l’ancien chef de l’État s’est rendu à Dakar pour rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye, une initiative qui a ravivé les critiques au sein de l’opinion publique.
Soutenu par le Burundi, actuel président de l’Union africaine, Macky Sall met en avant son expérience diplomatique, notamment son passage à la tête de l’organisation continentale entre 2022 et 2023. Son entourage souligne une ambition de représenter le continent africain au plus haut niveau des institutions internationales.
Cependant, cette candidature se heurte à une contestation grandissante sur le plan national. Des collectifs de familles de victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 dénoncent une démarche jugée inappropriée, rappelant le lourd bilan humain des manifestations de cette période.
Pour Mouhamed Fadel Bodian, la rencontre entre les deux hommes constitue un signal préoccupant, estimant que Macky Sall ne devrait pas bénéficier du soutien officiel du Sénégal dans cette course internationale.
Même tonalité du côté de Boubacar Sèye, qui évoque une période marquée par de nombreuses pertes humaines. La contestation s’étend également à la sphère politique, notamment avec Guy Marius Sagna, qui critique ouvertement la visite de l’ancien président.
Sur la scène internationale, la compétition pour succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, s’intensifie. Plusieurs candidatures sont déjà déclarées, dont celles de Michelle Bachelet et de Rafael Grossi. La candidature de Rebeca Grynspan est également évoquée, bien qu’elle n’ait pas encore été officiellement déposée.
Le processus de sélection doit entrer dans sa phase décisive avec l’examen des candidatures par le Conseil de sécurité, avant un vote final de l’Assemblée générale. Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall apparaît comme un enjeu à la fois diplomatique et politique, étroitement lié aux débats internes sur la mémoire et la réconciliation nationale au Sénégal.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le président Diomaye Faye rencontre Karim Wade en marge d’une visite officielle à Doha
En déplacement officiel à Doha, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien discret avec Karim Wade. Cette rencontre s’est tenue en marge d’une visite diplomatique marquée par un contexte de deuil au Qatar.
Le chef de l’État sénégalais s’était en effet rendu dans l’émirat pour présenter les condoléances officielles du Sénégal après la disparition de Hamad bin Khalifa Al Thani. À cette occasion, il a été reçu au Palais de l’Émir par Tamim bin Hamad Al Thani.
Au nom du peuple sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa solidarité envers la famille régnante ainsi qu’au peuple qatari. Il a salué la mémoire du défunt, mettant en avant son rôle déterminant dans le renforcement des relations bilatérales entre Dakar et Doha.
Le président sénégalais a notamment rendu hommage à « un grand visionnaire », qu’il considère comme l’un des principaux artisans du partenariat stratégique entre le Sénégal et le Qatar.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Macky Sall face à Diomaye Faye : une rencontre aux enjeux multiples
L’ancien président sénégalais Macky Sall est attendu à Dakar ce vendredi, marquant ainsi son retour dans la capitale près de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Cette visite, présentée comme brève, devrait être marquée par une rencontre avec l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
Ce déplacement intervient dans un contexte particulier, alors que Macky Sall s’est porté candidat à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies. Engagé dans une campagne diplomatique, il cherche notamment à obtenir le soutien officiel du Sénégal, un appui qui tarde toutefois à se concrétiser.
Depuis l’introduction de sa demande en février, les autorités sénégalaises restent prudentes. En mars dernier, Dakar avait d’ailleurs précisé ne pas être à l’origine de cette candidature ni l’avoir officiellement soutenue, laissant planer une certaine ambiguïté autour de la position de l’État.
Le contexte politique interne pourrait également influencer l’évolution du dossier. Les tensions apparues entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko redessinent les équilibres au sommet de l’État.
Par ailleurs, des voix s’élèvent au sein de l’opinion publique pour réclamer des comptes sur les violences survenues durant le mandat de Macky Sall (2012-2024), ajoutant une dimension sensible à son retour sur la scène nationale.
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