AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL : Le président Macky Sall à la tête de l’Union Africaine à partir de 2022
Le Président sénégalais, Macky Sall, a été désigné par ses homologues président en exercice, de L’Union Africaine à partir de 2022. C’était à l’occasion du 34ème sommet ordinaire de la CEDEAO tenu en visioconférence mardi 2 février 2021. Le chef d’Etat sénégalais va succéder à Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), élu pour la période 2021-2022 et successeur du président sud-africain Cyril Ramaphosa.
Le président sénégalais Macky Sall s’est réjoui de ce choix porté sur sa personne par ses homologues. Il se dit déterminé à travailler pour remplir pleinement sa fonction durant la période 2022/2023. Il n’a pas tardé à exprimer sa fierté d’être à la tête de cette importante institution pour le continent. « Je me réjouis des conclusions du sommet extraordinaire de la CEDEAO de ce jour. Le Sénégal a été endossé comme candidat unique pour occuper le poste de Président en exercice de l’Union Africaine réservé à la CEDEAO sous-région ouest africaine pour la période 2022- 2023. », a déclaré le chef d’État sénégalais de 59 ans sur son compte Twitter.
Son élection sera officialisée ce week-end au siège de l’organisation, à Addis-Abeba, la capitale d’Ethiopie à l’occasion du sommet de l’UA organisé en visioconférence en raison de la pandémie. Le Sénégal est le seul candidat à la succession du chef d’État congolais, Félix Tshisekedi.
À noter que la présidence tournante de l’UA est exercée par un chef d’Etat ou de gouvernement d’un pays membre de l’organisation pour une période d’un an.
AFRIQUE
GHANA – Accra refuse un accord sanitaire avec Washington
Le Ghana a décidé de mettre fin aux négociations d’un accord bilatéral de santé avec les États-Unis, invoquant des désaccords majeurs sur l’accès aux données personnelles de ses citoyens. Une rupture qui met en lumière les tensions croissantes entre impératifs sanitaires et souveraineté numérique.
Un refus motivé par la protection des données
Selon des sources concordantes, les autorités ghanéennes, sous l’impulsion du président John Dramani Mahama, ont jugé inacceptables les clauses exigeant un accès à des données sanitaires sensibles. L’accord en discussion, engagé depuis novembre, portait sur un financement de 109 millions de dollars sur cinq ans, destiné à soutenir la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose.
Pressions diplomatiques et rupture des négociations
À l’approche de l’échéance fixée au 24 avril, Washington aurait intensifié la pression pour finaliser l’accord. Le Ghana a finalement notifié son refus, marquant un coup d’arrêt aux discussions. Ce revers intervient dans un contexte de redéfinition de la politique d’aide extérieure américaine sous l’administration de Donald Trump.
Une doctrine américaine plus conditionnelle
Le projet s’inscrivait dans la stratégie dite “America First Global Health Strategy”, qui vise à transformer l’aide internationale en partenariats conditionnés, avec co-investissement local et exigences accrues en matière de transparence et d’accès aux données. Cette orientation s’est notamment traduite par le démantèlement de l’USAID et par la signature annoncée de plusieurs accords de santé à travers le continent.
Une tension continentale sur la souveraineté numérique
Le cas ghanéen s’inscrit dans une dynamique plus large. Des accords similaires ont suscité des résistances dans d’autres pays africains, notamment au Zimbabwe et au Kenya, où des préoccupations liées à la protection des données ont conduit à des blocages ou à des suspensions. Ces frictions traduisent une montée en puissance des enjeux de souveraineté numérique, désormais au cœur des relations entre États africains et partenaires internationaux.
Entre dépendance financière et autonomie stratégique
Le Ghana avait pourtant bénéficié d’un soutien américain significatif, estimé à environ 219 millions de dollars en 2024, dont une part importante dédiée au secteur de la santé. Mais en refusant cet accord, Accra envoie un signal politique clair : la coopération internationale ne peut se faire au détriment du contrôle des données sensibles.
AFRIQUE
MALI – Attaques du 25 avril : Bamako entre choc militaire et recomposition
Au Mali, la réapparition du président de la Transition, Assimi Goïta, au palais de Koulouba marque une tentative de reprise en main politique après plusieurs jours de silence, dans un contexte sécuritaire fortement dégradé.
Une apparition calculée après les attaques
Le chef de l’État a reçu l’ambassadeur de Russie, Igor Gromyko, quelques jours après les attaques coordonnées du 25 avril visant des positions militaires stratégiques, notamment à Kati, aux portes de Bamako. Ces opérations, attribuées au JNIM, affilié à Al-Qaïda, ainsi qu’à des éléments du Front de libération de l’Azawad, ont profondément ébranlé l’appareil sécuritaire.
La disparition de Sadio Camara, tournant majeur
Parmi les conséquences les plus marquantes figure la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, acteur clé de la stratégie militaire de la Transition et principal artisan du rapprochement avec Moscou. Sa disparition ouvre une phase d’incertitude sur la chaîne de commandement et la continuité de la doctrine sécuritaire en place.
Moscou réaffirme son soutien
Selon la présidence, les échanges entre Assimi Goïta et Igor Gromyko ont porté sur la situation sécuritaire et la coopération militaire.La Russie a réitéré son engagement dans la lutte contre le terrorisme, dans le cadre d’un partenariat devenu central pour Bamako depuis le retrait des forces occidentales et de la MINUSMA.
Kidal, symbole d’un rapport de force incertain
La situation reste particulièrement préoccupante dans le nord du pays, notamment à Kidal. Des informations évoquent un retrait partiel d’éléments liés à l’« Africa Corps », ouvrant la voie à une reprise de la ville par des forces du Front de libération de l’Azawad. Cette localité, reconquise en novembre 2023 par l’armée malienne avec l’appui de partenaires russes, constitue un symbole majeur de souveraineté pour l’État malien.
AFRIQUE
MALI – Attaques coordonnées et choc au sommet de l’État
Le Mali est plongé dans une nouvelle phase de tension après une série d’attaques coordonnées attribuées à des groupes armés, notamment le JNIM et des factions alliées. Les assauts ont visé des zones stratégiques comme Kati, Bamako, Gao et Mopti, causant de lourdes pertes humaines et d’importants dégâts matériels.
Un choc au sommet de l’État
Parmi les victimes figure Sadio Camara, tué lors d’une attaque ciblée contre sa résidence à Kati. Les autorités ont confirmé son décès et décrété deux jours de deuil national. Figure centrale de la transition militaire, Sadio Camara occupait un rôle clé dans la stratégie sécuritaire du pays. Officier de carrière, formé dans plusieurs académies militaires internationales, il était considéré comme un pilier du pouvoir en place.
Une onde de choc dans la population
La disparition de Sadio Camara suscite une vive émotion au sein de la population. Pour de nombreux Maliens, il s’agit d’une perte majeure dans un contexte de guerre prolongée. Certains citoyens évoquent également l’impact régional de ce décès, notamment pour les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Appels à une mobilisation accrue
Face à l’intensification des attaques, plusieurs voix s’élèvent pour condamner ces actes et appeler à une réponse plus forte, y compris sur le plan international. Les populations civiles restent en première ligne, exposées aux violences dans plusieurs régions du pays.
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