CULTURE
SÉNÉGAL – Ombre Zion dévoile “Last Forever” : un avant-goût de “Free Up Your Mind”
On l’attendait. Il est enfin là. Ou presque. Le 19 juillet 2025, le chanteur et compositeur sénégalais Ombre Zion a dévoilé “Last Forever”, le premier single extrait de son album “Free Up Your Mind”, un opus de 10 titres attendu pour le 1er août 2025 à 18h TU. Restez connectés sur toutes les plateformes de streaming : c’est du lourd.
“Last Forever”, ou : “Et si on s’était simplement mal compris…”
Alors que l’attente monte autour de Free Up Your Mind, Ombre Zion nous en offre un avant-goût avec ce morceau à la fois doux et profond. “Last Forever” est un hymne à l’intemporalité, une célébration des amours qui résistent au temps. Cette ballade reggae, infusée de jazz, murmure en refrain : “Et si on s’était simplement mal compris ?” Une invitation à réparer, à réapprendre à s’aimer. Ce premier titre donne le ton d’un album placé sous le signe de la liberté, de la réflexion et des rythmes puissants.
Ombre Zion, enfant de Pikine bercé par le reggae
Né à Pikine, une banlieue populaire de Dakar, Ombre Zion découvre très tôt les vibrations du reggae. Bercé par les échos de Kingston, il grandit dans un univers où la musique de Bob Marley, qu’il considère comme son idole, est omniprésente. Cette rythmique revendicatrice devient un appel : celui de prendre le micro pour chanter ce qui brûle en lui.
Les débuts artistiques : Suprem Kaddu Magg
C’est au collège, en 1994, qu’il fait ses premiers pas dans la musique. Avec ses amis Léon Bassène (alias Jahman) et Amboure Kanté (alias Tekan), il fonde le groupe Suprem Kaddu Magg. Le style est libre, audacieux : reggae, soul, hip-hop… tout y passe. Leur musique est instinctive, bouillonnante, reflet d’une jeunesse qui cherche sa voie. C’est dans cette effervescence qu’Ombre Zion forge son style et façonne sa voix.
Free Up Your Mind : un casting musical haut en couleurs
Composé et produit par le collectif finlandais The Riddiments, “Last Forever” s’appuie sur un line-up de musiciens aux sensibilités complémentaires. Tommi Ranta signe la composition, la basse et le mixage ; Antti Pesonen assure les claviers et la co-composition. Les arrangements s’enrichissent des guitares de Theodor Sannemann, de la batterie subtile de Toni Puskala, d’une flûte envoûtante (jouée par Pi Kiviharju), d’un trombone velouté (Jussi Vuorinen), et de percussions fines orchestrées par Janne Johannes Riisiö. L’ensemble dégage une chaleur organique, fidèle à l’esthétique sonore d’Ombre Zion.
Un clip sobre, mais profondément poétique
Réalisé par Jeremy Kyejo, le clip officiel de “Last Forever” mise sur la simplicité. Plans fixes, lumière naturelle, gestes suspendus : tout évoque l’intimité, la sincérité, la réconciliation. À rebours des clips surproduits, ce choix esthétique renforce la charge émotionnelle du morceau. Ombre Zion nous rappelle ici que la musique, lorsqu’elle ne court pas après les modes mais cherche la vérité du cœur, peut réellement panser les blessures.
CULTURE
SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale
Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.
Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.
Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.
Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.
Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.
CULTURE
MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité
À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.
Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.
Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.
Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.
Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.
Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.
Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.
CINÉMA
SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice
a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.
En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.
Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.
Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.
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