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POLITIQUE

SÉNÉGAL – OUSMANE SONKO : « Nous prendrons toutes les dispositions et vous donnerons prochainement les consignes pour mettre un terme à ces abus. »

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Le leader du Pastef Les Patriotes Ousmane Sonko s’est rendu aux brigades de la gendarmerie de Ouakam et de Thiong pour rendre visite à des jeunes patriotes arbitrairement détenus selon lui depuis le 2 fevrier 2023. Des personnes qui simplement essayé de rallier son domicile… la visite lui a été refusée. Il a diffusé un message pour informer de la situation.

Texte intégrale diffusé sur sa page facebook :
Accompagné de quelques responsables du parti, je me suis rendu aux brigades de gendarmerie de la foire, de Ouakam et de Thiong pour m’enquérir de la situation des jeunes patriotes qui y sont arbitrairement détenus depuis le 2 février, pour avoir simplement essayé de rallier mon domicile, illégalement barricadé par la police.

On m’a refusé la visite au motif qu’on est un jour non ouvrable. J’informe les militants et sympathisants que j’y retournerai demain à partir de 10 heures inchallah.

Avec les 9 interpellés hier à Diourbel, au motif qu’ils sensibilisaient les jeunes à l’inscription sur les listes électorales, nous décomptons aujourd’hui 27 patriotes (dont un mineur de 15 ans) dans les cellules des commissariats et brigades, sans être entendus et privés d’avocats, compte non tenu de ceux détenus dans les différentes prisons pour des motifs tout aussi fallacieux.

Chers compatriotes, nous avons été trop patients, voire passifs face aux agissements de Macky Sall et de ses ministres de l’intérieur et de la justice. Il urge de mettre un terme à cette frénésie d’arrestations arbitraires, de tortures et d’humiliations.

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Des correspondances sont en train d’être adressées à toutes les organisations de défense de droits de l’homme pour les sensibiliser sur tous les cas d’agression dont nous faisons l’objet depuis des années.

Nous prendrons toutes les dispositions et vous donnerons prochainement les consignes pour mettre un terme à ces abus.

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AFRIQUE

RD CONGO – La MONUSCO en mission à Goma pour relancer la paix

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Le chef de la mission onusienne en République démocratique du Congo, James Swan, s’est rendu vendredi à Goma, épicentre des tensions dans l’est du pays, actuellement sous contrôle du groupe armé M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda.

Une mission centrée sur les avancées diplomatiques

En déplacement dans le cadre de sa première tournée dans la région depuis sa nomination, le responsable de la MONUSCO est venu évaluer les progrès enregistrés dans les négociations en cours, notamment autour d’un protocole portant sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire.

« Nous avons salué les avancées vers la signature de cet accord et encouragé les parties à respecter leurs engagements afin de mettre fin aux souffrances des populations civiles. »

Goma, point stratégique du processus de paix

Pour James Swan, la situation à Goma reste centrale dans les efforts de désescalade. La ville constitue un nœud stratégique pour la protection des civils et la mise en œuvre des initiatives de paix. Avant cette étape, le diplomate onusien s’était déjà rendu à Beni, Eringeti ainsi qu’à Bunia et Fataki, dans la province de l’Ituri, des zones également affectées par l’insécurité persistante.

Des conditions strictes pour un cessez-le-feu crédible

Le chef de la MONUSCO a insisté sur les prérequis indispensables à un suivi efficace du cessez-le-feu. Parmi les conditions évoquées : l’arrêt de l’utilisation de drones offensifs, la fin du brouillage et du détournement des signaux GPS, la liberté totale de mouvement pour les équipes onusiennes, l’accès aux aéroports et à l’espace aérien. Ces mesures visent à garantir le bon fonctionnement du mécanisme conjoint de vérification, essentiel pour instaurer un climat de confiance.

Une dynamique relancée par les pourparlers internationaux

Cette visite intervient une semaine après les discussions de Montreux, organisées dans le cadre du processus de Doha, avec la médiation du Qatar, des États-Unis et de l’Union africaine. L’objectif de ces négociations reste la consolidation du cessez-le-feu et la relance d’un processus politique durable dans l’est de la République démocratique du Congo.

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AFRIQUE

KENYA – Vers un recours devant la Cour suprême sur l’avortement

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Au Kenya, la Cour d’appel a rendu une décision majeure en retoquant un jugement précédent qui reconnaissait l’accès à l’avortement comme un droit constitutionnel. Une décision qui relance un débat sensible entre protection de la vie et droits reproductifs.

Une décision fondée sur le droit à la vie

Les juges ont estimé que l’avortement porte atteinte au droit à la vie tel que garanti par la Constitution kényane. En conséquence, ils rappellent que cette pratique demeure interdite, sauf dans des cas exceptionnels, notamment lorsque la vie de la mère est en danger. Cette interprétation marque un tournant par rapport à une lecture plus libérale des droits fondamentaux.

Un revirement par rapport à la Haute Cour

La décision de la Cour d’appel vient contredire celle rendue en 2022 par la Haute Cour, qui avait reconnu l’accès à l’avortement comme un droit fondamental. À l’époque, les juges avaient également jugé inconstitutionnelles les arrestations et poursuites visant les femmes et les professionnels de santé impliqués. Ce contraste met en évidence les tensions persistantes au sein du système judiciaire kényan sur cette question.

Une mobilisation des organisations de défense

Le Centre pour les droits reproductifs a vivement réagi, qualifiant cette décision de « revers ». L’organisation a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Cour suprême, ouvrant la voie à un nouvel épisode judiciaire.

Un cadre légal toujours restrictif

Au Kenya, le Code pénal criminalise l’avortement, avec des peines pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison pour tentative ou réalisation de l’acte.

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AFRIQUE

RD CONGO – Des migrants latino-américains bloqués dans l’incertitude

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Un groupe de migrants latino-américains, expulsés des États-Unis, se retrouve aujourd’hui bloqué à Kinshasa, dans une situation qu’ils décrivent comme « inhumaine et injuste ». Leur transfert s’inscrit dans un programme controversé d’externalisation des expulsions vers des pays tiers, dont la République démocratique du Congo.

Un exil imposé vers un pays inconnu

Après un vol de 27 heures effectué menottés, ces migrants affirment n’avoir découvert leur destination qu’à la veille de leur expulsion. Parmi eux, Gabriela, une Colombienne de 30 ans, résume leur détresse :

« Je ne voulais pas aller au Congo. J’ai peur, je ne connais pas la langue. »

Arrivés à Kinshasa, ils sont hébergés dans un complexe proche de l’aéroport, sans possibilité de sortir, sous surveillance sécuritaire.

Un programme migratoire sous tension

Ce transfert s’inscrit dans une politique migratoire mise en place sous l’administration de Donald Trump, visant à renvoyer certains migrants vers des pays tiers. Plusieurs États africains ont accepté de participer à ce dispositif, notamment le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Rwanda ou encore le Soudan du Sud. Ces accords incluent généralement un appui financier ou logistique de Washington, mais restent opaques quant aux conditions d’accueil et au devenir des migrants.

Entre assistance limitée et incertitude totale

Sur place, la prise en charge est assurée par l’Organisation internationale pour les migrations, qui propose une aide ponctuelle ainsi qu’un programme de « retour volontaire assisté ». Les migrants affirment avoir reçu environ 100 dollars, ainsi qu’un visa de courte durée — sept jours, potentiellement renouvelable. Mais passé ce délai, l’incertitude est totale.

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« Si vous n’acceptez pas le rapatriement, vous serez coincés ici », déplore Gabriela.

Conditions sanitaires préoccupantes

Plusieurs migrants rapportent des problèmes de santé : fièvre, vomissements et troubles digestifs. Malgré la distribution de médicaments, ils dénoncent l’absence de suivi médical réel. Isolés, sans maîtrise du français — langue officielle du pays — et sans possibilité de travailler, ils passent leurs journées à tenter de joindre leurs familles.

Une situation qui interroge localement

L’arrivée de ces migrants dans une ville comme Kinshasa, qui compte plus de 17 millions d’habitants et fait face à d’importants défis socio-économiques, suscite des réactions au sein de la société civile. Selon la Banque mondiale, près des trois quarts de la population congolaise vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui alimente les interrogations sur la capacité du pays à absorber de nouveaux arrivants dans ces conditions.

Entre peur et impasse

Malgré un hébergement jugé correct par certains, l’angoisse domine. Hugo Palencia Ropero, un Colombien de 25 ans, confie :

« J’ai plus peur d’être ici qu’en Colombie. »

Sans perspective claire, plusieurs migrants se disent prêts à accepter n’importe quel document de voyage pour quitter la République démocratique du Congo.

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