AFRIQUE
CÔTE D’IVOIRE – Gbagbo écarte tout appui aux candidats retenus pour le scrutin
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, déclaré inéligible par le Conseil constitutionnel, a annoncé jeudi soir qu’il ne soutiendrait aucun des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 prochain.
La déclaration a été lue à la presse par Me Habiba Touré, porte-parole de son parti, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Une élection sous tension
Le climat politique reste tendu après le rejet des candidatures de plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. Ces exclusions découlent de décisions judiciaires, privant ainsi les grands partis de leurs candidats naturels.
« Il faut le dire clairement, les candidats retenus par le Conseil constitutionnel ne sont pas ceux investis par les grandes formations politiques du pays », a souligné Me Habiba Touré.
Des options limitées pour le PPA-CI
Parmi les cinq candidats qualifiés figurent le président sortant Alassane Ouattara, en lice pour un quatrième mandat controversé, ainsi que deux anciens proches de Laurent Gbagbo : Simone Ehivet Gbagbo, son ex-épouse, et Ahoua Don Mello, ancien ministre. Les anciens ministres Jean-Louis Billon et Henriette Lagou complètent la liste.
Laurent Gbagbo a reconnu avoir envisagé un soutien à l’un des candidats en lice, mais a finalement écarté cette option, faute de « consensus » et de « légitimité suffisante » au sein de son parti.
Le débat sur le quatrième mandat de Ouattara
Opposé de longue date à un nouveau mandat d’Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo répète que celui-ci est « inconstitutionnel », rappelant que la loi fondamentale limite la présidence à deux mandats. Le Conseil constitutionnel estime, au contraire, que l’adoption de la Constitution de 2016 a remis les compteurs à zéro.
Face à ce désaccord, Laurent Gbagbo appelle ses partisans à privilégier des « actions démocratiques et pacifiques » pour contester la candidature de M. Ouattara.
La position du gouvernement
Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rappelé mercredi que les décisions du Conseil constitutionnel étaient « sans recours », menaçant de sanctions « ceux qui tenteront de les contester ».
AFRIQUE
SOMALIE – L’Égypte déploie ses troupes au sein de la mission africaine
À Mogadiscio, un nouveau contingent égyptien a été officiellement déployé pour prendre part à la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). La cérémonie marquant cette étape s’est déroulée en présence du président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, et du ministre égyptien de la Défense, le général Abdel Meguid Saqr, aux côtés de plusieurs hauts responsables militaires des deux pays.
Cet engagement vient renforcer la coopération sécuritaire entre Le Caire et Mogadiscio, dans un contexte où les autorités somaliennes poursuivent leurs efforts pour consolider la stabilité du territoire face aux défis persistants en matière de sécurité.
Avant leur déploiement, les troupes égyptiennes ont bénéficié d’un cycle complet de préparation. Selon les responsables militaires, cette formation a permis d’atteindre un niveau élevé de disponibilité opérationnelle, conforme aux standards exigés pour les missions de maintien de la paix sur le continent.
Des démonstrations organisées sur le terrain ont mis en avant la capacité des unités à évoluer dans des environnements variés. Les exercices ont notamment porté sur la mobilité, la coordination tactique et l’utilisation de véhicules et d’équipements adaptés aux réalités du théâtre somalien. Les autorités ont souligné que ces aptitudes seront essentielles pour répondre efficacement aux impératifs sécuritaires.
Le commandement militaire a confirmé que le contingent est prêt à exécuter les tâches qui lui seront confiées sous l’égide de l’Union africaine. La participation égyptienne est présentée comme un appui supplémentaire aux efforts du gouvernement somalien visant à renforcer l’autorité de l’État, la protection des populations civiles et la restauration durable de la paix.
Pour les autorités des deux pays, cette présence traduit également une volonté commune de consolider l’unité nationale et de défendre la souveraineté de la Somalie, tout en contribuant à la lutte régionale contre l’instabilité.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
AFRIQUE
BOTSWANA – la chute du diamant pousse l’État vers un tour de vis fiscal
La contraction du marché du diamant pousse le Botswana à revoir ses équilibres financiers. Face à l’érosion des recettes tirées de sa principale richesse minière, le gouvernement prépare un ajustement fiscal qui pourrait se traduire par une hausse des impôts.
La diminution des ventes a creusé les comptes publics, plaçant les autorités devant la nécessité de mobiliser d’autres sources de revenus pour préserver la trajectoire macroéconomique. Parmi les premiers producteurs mondiaux de pierres précieuses, le pays reste étroitement tributaire de cette manne, ce qui l’expose directement aux cycles de la demande internationale.
Dans ce contexte, l’exécutif étudie différentes options afin de consolider le budget de l’État. Si les paramètres précis des futures mesures n’ont pas été rendus publics, elles devraient s’intégrer dans un programme plus large destiné à renforcer la résilience économique et à réduire la dépendance au diamant.
Pour Gaborone, l’enjeu dépasse la seule question fiscale. Il s’agit aussi d’amorcer une transformation du modèle de développement afin d’ouvrir la voie à de nouveaux relais de croissance, moins sensibles aux turbulences des marchés mondiaux.
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