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AMÉRIQUE

ÉTATS-UNIS – Trump hausse le ton : ultimatum à Poutine et déluge d’armes pour l’Ukraine

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Donald Trump, qui s’est dit lundi une nouvelle fois « déçu » par son homologue russe Vladimir Poutine, a donné à la Russie 50 jours pour mettre fin à la guerre sous peine de sanctions sévères, et annoncé l’envoi prochain à travers l’Otan d’un grand nombre d’armes à l’Ukraine.

Ce faisant, le président américain a clairement montré que sa patience vis-à-vis du président russe était arrivée à bout.

« Je suis déçu du président Poutine, car je pensais que nous aurions un accord il y a deux mois, mais ça ne semble pas se concrétiser », a déclaré le président américain à la Maison Blanche, aux côtés du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, ajoutant que « par conséquent, nous allons mettre en place des droits de douane secondaires », c’est-à-dire sur les alliés de Moscou.

« Si nous n’avons pas un accord d’ici 50 jours, c’est très simple, (les droits de douane) seront à 100% et c’est comme ça », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, l’Ukraine va recevoir une énorme quantité d’armes pour renforcer son effort de guerre contre la Russie.

« C’est une très grosse affaire que nous avons conclue. Des équipements militaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vont être achetés aux Etats-Unis, aller à l’Otan, etc. et seront rapidement distribués sur le champ de bataille », a dit le président américain.

« Cela signifie que l’Ukraine mettra la main sur un très grand nombre d’équipements militaires, à la fois pour la défense aérienne, mais aussi des missiles, des munitions », a renchérit le secrétaire général de l’Otan.

Le président américain avait multiplié ces derniers temps les signaux contradictoires sur l’Ukraine.

Mais lundi, il a déploré le fait que « nous pensions avoir un accord à quatre reprises environ », mais, à chaque fois, le président russe a continué à bombarder l’Ukraine.

Vladimir Poutine refuse de mettre fin à l’invasion débutée en février 2022.

Après son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a tenté de se rapprocher de Vladimir Poutine, et de négocier avec lui une fin de la guerre.

Mais le processus diplomatique est dans l’impasse après des sessions de pourparlers peu fructueuses entre Moscou et Kiev.

– « Conversation productive » –

Dans l’est de l’Ukraine, où les combats font rage, le soldat Adistron, 29 ans, s’est dit « très heureux » que son pays reçoive bientôt davantage de systèmes Patriot, efficaces selon lui pour protéger les civils, mais aussi les troupes.

« Sans eux, nous sommes démunis », a-t-il dit à l’AFP. « Donc, M. Trump, donnez-nous-en davantage, davantage de Patriot ».

Un autre militaire de 29 ans, qui se fait appeler Grizzly, juge que « mieux vaut tard que jamais ». « Grâce aux Patriot qu’ils nous donnent, nos familles seront plus en sécurité », a-t-il estimé.

Les frappes aériennes russes en Ukraine se sont intensifiées récemment. Moscou bat chaque semaine des records en nombre d’engins tirés, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.

Volodymyr Zelensky a dit lundi avoir évoqué l’aide à la défense de son pays lors d’une « conversation productive » avec l’envoyé spécial américain Keith Kellogg, en visite à Kiev.

Le président ukrainien s’est dit « reconnaissant » envers son homologue américain pour « les importants signes de soutien et les décisions positives pour nos deux pays ».

Volodymyr Zelensky a aussi dit avoir discuté avec Keith Kellogg du renforcement des sanctions contre la Russie, que Kiev réclame.

De nombreux élus américains, y compris dans le camp de M. Trump, poussent le président à en adopter de nouvelles. Ce à quoi il s’était jusqu’à présent refusé, disant vouloir laisser une chance à la diplomatie.

Sur le front ukrainien, l’armée de Moscou reste à l’avantage.

Le ministère russe de la Défense a encore revendiqué lundi la prise de deux petits villages ukrainiens: Maïak, dans la région orientale de Donetsk et Malynivka, dans celle de Zaporijjia (sud).

Des attaques ont tué lundi au moins trois civils dans les régions de Kharkiv et Soumy, toutes deux frontalières de la Russie et situées dans le nord-est de l’Ukraine, selon les autorités locales.

Volodymyr Zelensky a par ailleurs proposé lundi de nommer Première ministre son actuelle ministre de l’Economie, Ioulia Svyrydenko, ce qui constituerait un remaniement politique majeur pour ce pays en guerre.

L’Ukraine vit une période « cruciale », a-t-elle estimé sur les réseaux sociaux. Sa nomination doit encore être approuvée par le Parlement.

Source : seneweb

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CUBA – Tensions contre les États-Unis : La Havane rejette l’inculpation de Raúl Castro

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La mise en accusation de Raúl Castro par la justice américaine ravive un contentieux historique entre Cuba et les États-Unis. À l’origine de cette nouvelle crispation diplomatique : un acte d’accusation émis par un grand jury fédéral de Miami concernant l’affaire des avions civils abattus en 1996 au nord de La Havane, qui avait causé la mort de quatre personnes.

Les chefs retenus – meurtre et destruction d’aéronef – visent directement l’ancien ministre de la Défense cubain, alors en fonction au moment des faits. Cette initiative judiciaire américaine intervient dans un contexte toujours marqué par les tensions liées à cet épisode, impliquant des appareils de l’organisation d’exilés cubains « Brothers to the Rescue ».

Dans les rues de la capitale cubaine, les réactions traduisent majoritairement un rejet de la démarche américaine. Plusieurs habitants dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une ingérence dans les affaires internes du pays. Certains invoquent le principe de souveraineté nationale, estimant que les actions de 1996 relevaient d’une réponse à des violations répétées de l’espace aérien cubain.

Au-delà des critiques, des voix appellent à une désescalade. Une partie de la population plaide pour une solution diplomatique, privilégiant le dialogue entre les deux États plutôt qu’une confrontation politique ou judiciaire. L’idée d’une intervention extérieure suscite également des inquiétudes, notamment en raison de ses potentielles conséquences sociales et économiques.

Sur le plan institutionnel, Miguel Díaz-Canel a fermement condamné ces poursuites, les qualifiant de démarche « politiquement motivée ». Selon lui, elles s’inscrivent dans une stratégie visant à accentuer la pression sur le régime cubain, voire à justifier des actions plus coercitives à l’avenir.

Côté américain, le ministère de la Justice, par la voix de Todd Blanche, affirme attendre que l’ancien dirigeant cubain réponde volontairement aux accusations portées contre lui.

Presque trente ans après les faits, l’affaire continue ainsi d’alimenter un différend diplomatique profond. Entre exigences judiciaires, revendications de souveraineté et appels au dialogue, ce dossier illustre la persistance de fractures historiques dans les relations entre Washington et La Havane.

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CHINE – Le président Donald Trump face à son homologue Xi Jinping : Le sommet qui peut tout changer

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Le président américain Donald Trump a atterri mercredi à Pékin pour une rencontre stratégique très attendue avec le président chinois Xi Jinping. Ce sommet intervient dans un climat international marqué par une accumulation de crises interconnectées : tensions commerciales, instabilité géopolitique et accélération de la compétition technologique mondiale.

Avant son départ de la Maison-Blanche, Donald Trump a replacé cette rencontre dans une logique de rivalité assumée entre grandes puissances. Il a rappelé la prééminence militaire des États-Unis, tout en reconnaissant le statut de la Chine comme deuxième puissance mondiale, illustrant ainsi une relation structurée autant par la compétition que par la nécessité de dialogue.

Sur le plan intérieur, le président américain arrive à ce rendez-vous dans un contexte politique et économique fragile. Les conséquences de la guerre impliquant Israël et l’Iran, combinées aux pressions inflationnistes, ont contribué à affaiblir sa popularité. Dans ce cadre, Washington cherche à transformer ce sommet en levier diplomatique et économique.

L’un des objectifs majeurs de l’administration américaine est la relance des discussions commerciales bilatérales. L’idée d’un mécanisme institutionnalisé de dialogue économique, présenté comme un « Conseil du commerce », est au centre des négociations envisagées. Celui-ci aurait pour vocation de réduire les tensions issues des hausses de droits de douane imposées par les États-Unis et des contre-mesures chinoises, notamment sur les terres rares, ressources stratégiques pour l’industrie mondiale.

Au-delà des enjeux commerciaux, les discussions devraient également intégrer des dossiers hautement sensibles. La question de l’Iran pèse fortement sur les équilibres régionaux et mondiaux, notamment en raison des perturbations du détroit d’Ormuz, axe essentiel du transport énergétique mondial. Malgré les tensions, Donald Trump a relativisé le rôle potentiel de la Chine dans la gestion de ce dossier.

Autre point de friction majeur : la situation de Taïwan. Pékin critique régulièrement les ventes d’armes américaines à l’île, considérées comme une atteinte à sa souveraineté. Washington, de son côté, maintient son soutien sécuritaire, renforcé par des contrats d’armement estimés à plusieurs milliards de dollars, dont la mise en œuvre reste progressive.

Enfin, au-delà des enjeux militaires et diplomatiques, Taïwan occupe une place centrale dans l’économie mondiale grâce à son rôle dominant dans la production de semi-conducteurs, devenus indispensables au développement de l’intelligence artificielle.

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HAÏTI – Des centaines de déplacés après de nouvelles violences à Port-au-Prince

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Une nouvelle flambée de violences secoue Port-au-Prince, où des affrontements entre gangs ont forcé des centaines d’habitants à fuir précipitamment leurs domiciles ce week-end. Cette énième crise illustre l’enlisement sécuritaire dans lequel est plongé le Haïti depuis plusieurs années.

Lundi, des familles déplacées erraient dans les rues, certaines regroupées sur des places publiques ou le long de la route menant à l’aéroport international Toussaint Louverture. Beaucoup n’ont emporté que l’essentiel, abandonnant leurs biens pour échapper aux tirs nourris qui ont éclaté dans plusieurs quartiers du nord de la capitale. La panique s’est propagée rapidement, poussant les habitants à chercher refuge loin des zones de combats.

Des structures médicales sous pression
Dans un communiqué, Médecins Sans Frontières (MSF) a indiqué que ses centres de santé situés à Cité Soleil et à Croix-des-Bouquets se trouvent directement exposés aux violences. Selon Davina Hayles, cheffe de mission de MSF en Haïti, plus de 40 blessés par balle ont été pris en charge en seulement 12 heures. Un agent de sécurité de l’organisation a également été touché par une balle perdue à l’intérieur même d’un hôpital, illustrant la gravité de la situation et l’absence de zones véritablement sûres.

Une crise enracinée depuis 2021
Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, les groupes armés ont considérablement renforcé leur emprise sur le pays. Ils contrôlent aujourd’hui plus de 90 % de Port-au-Prince, selon les autorités, et étendent leurs activités criminelles — pillages, enlèvements, violences sexuelles — bien au-delà de la capitale, jusque dans les zones rurales. Haïti reste sans président depuis cet événement, dans un contexte de vacance du pouvoir et d’instabilité chronique, aggravant la crise sécuritaire et humanitaire.

Une réponse internationale encore limitée
Face à cette situation alarmante, le Conseil de sécurité des Nations unies a validé fin septembre le déploiement d’une force multinationale de 5 550 membres destinée à soutenir les autorités haïtiennes. Toutefois, cette mission peine encore à se déployer pleinement sur le terrain, même si certains contingents, notamment tchadiens, ont déjà été envoyés. Parallèlement, Organisation internationale pour les migrations (OIM) alerte sur l’ampleur de la crise humanitaire : plus de 1,4 million de personnes ont été déplacées à travers le pays. Parmi elles, environ 200 000 vivent dans des sites d’accueil surpeuplés et largement sous-financés dans la capitale.

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