EUROPE
UKRAINE – la Coalition des Volontaires resserre les rangs et renforce la pression sur Moscou
Réunis ce mardi 9 juillet 2025 en visioconférence entre Londres et Rome, les dirigeants des pays membres de la Coalition des Volontaires, aux côtés de l’Union européenne et de l’OTAN, ont affiché une détermination renouvelée : soutenir plus que jamais l’Ukraine et accentuer la pression sur la Russie. Une réunion marquée par une nouveauté majeure — la participation, pour la première fois, de représentants américains, dont le Général Keith Kellogg, émissaire spécial du Président Donald Trump, accompagné des sénateurs Lindsey Graham et Richard Blumenthal.
Les échanges ont été l’occasion pour les chefs d’État et de gouvernement de saluer les efforts de l’Italie, représentée par sa Première ministre Giorgia Meloni, qui accueillait depuis Rome la Conférence pour la reconstruction de l’Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky a également pris part à la réunion, dans un climat où l’unité stratégique côtoyait une vive émotion face à la tragédie humaine en cours.
Face à la poursuite des frappes russes, qui ont tué plus de 700 civils et blessé 3 500 autres au cours des quatre derniers mois — une période pourtant marquée par un cessez-le-feu unilatéral accepté par l’Ukraine —, les dirigeants ont fustigé la brutalité de Moscou. L’invasion, disent-ils, demeure une violation flagrante de la Charte des Nations Unies et une menace directe pour la stabilité mondiale.
Tout en soutenant les efforts de paix impulsés par Washington, les membres de la Coalition appellent la Russie à cesser immédiatement ses attaques contre les civils et à s’engager dans des négociations sérieuses en vue d’un règlement juste, durable et fondé sur la souveraineté de l’Ukraine.
Une réponse économique et militaire renforcée
Au-delà des mots, les actions. La Coalition entend intensifier ses sanctions contre l’économie de guerre russe. Une nouvelle salve de mesures restrictives est en préparation, ciblant notamment les secteurs de l’énergie, les circuits financiers, la “flotte fantôme” russe, ainsi que les pays tiers qui continueraient à alimenter l’effort de guerre du Kremlin.
Sur le plan militaire, un engagement clair a été réaffirmé : au moins 40 milliards d’euros seront mobilisés en 2025 pour soutenir l’armée ukrainienne. Les livraisons d’armes, la formation des soldats et le renforcement de la défense aérienne sont au cœur de cette mobilisation. Un accent particulier sera mis sur les intercepteurs de drones, pour faire face à l’intensification des attaques aériennes.
Une force multinationale pour sécuriser l’après-guerre
Les dirigeants ont également planché sur l’après-conflit. Une Force multinationale pour l’Ukraine, portée par le Royaume-Uni et la France, est en cours de planification. Elle aura pour mission de sécuriser le territoire, notamment les mers et l’espace aérien ukrainien, et d’accompagner la reconstruction des forces armées du pays. L’Ukraine a déjà exprimé son souhait d’officialiser cette coopération via des accords bilatéraux avec les pays contributeurs.
Souveraineté, reconstruction et justice
Conscients que la stabilité d’un pays ne repose pas uniquement sur sa défense, les alliés se sont également engagés à bâtir un plan économique collectif pour 2026, afin de soutenir les finances publiques ukrainiennes. La sécurité alimentaire est aussi à l’agenda : la liberté de navigation en mer Noire est jugée essentielle pour la relance économique, tout comme les opérations de déminage déjà en cours.
Enfin, les États membres s’accordent sur un principe : la Russie doit payer. Ils étudient activement des mécanismes légaux pour utiliser les revenus issus des avoirs russes gelés afin de financer la reconstruction et réparer les dommages subis par l’Ukraine.
Crédit photo : Page zelensky volodymir
ASIE
RUSSIE/AFRIQUE – 48 pays africains réunis à Moscou pour renforcer leurs relations
Le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé sa volonté de renforcer les relations entre Moscou et le continent africain. À l’ouverture du troisième sommet Russie-Afrique, organisé les 28 et 29 octobre 2026 dans la capitale russe, il a décrit les pays africains comme des « alliés naturels », soulignant l’importance de ces partenariats dans la stratégie internationale de son pays.
Cette rencontre diplomatique rassemble des délégations de 48 États africains, dont 22 sont représentés par leurs dirigeants. Les discussions portent notamment sur le développement des échanges économiques, le rapprochement politique et la consolidation des relations entre la Russie et les pays du continent.
Devant les participants, Vladimir Poutine a défendu la mise en place d’un ordre mondial multipolaire, dans lequel la souveraineté des États et leur liberté de décision occuperaient une place centrale. Cette orientation traduit la volonté de Moscou de renforcer ses relations avec les pays africains dans un contexte international marqué par des rivalités géopolitiques.
Sur le plan économique, la Russie entend accroître ses exportations de produits agricoles vers l’Afrique. Moscou souhaite également développer des projets de production locale de médicaments et de vaccins russes, tout en élargissant les partenariats dans les domaines des technologies numériques et de la formation.
Cette démarche intervient alors que la Russie cherche à diversifier et à consolider ses alliances internationales, notamment dans un contexte de sanctions imposées par les pays occidentaux en raison de la guerre en Ukraine. Le continent africain représente ainsi un espace important pour le développement de nouvelles coopérations politiques et commerciales.
Au total, 33 documents devraient être signés à l’occasion de ce sommet, avec une place particulière accordée aux questions économiques. Les travaux doivent s’achever par l’adoption d’une déclaration commune destinée à définir les orientations futures de la coopération entre Moscou et les États africains.
EUROPE
ESPAGNE – Une collision entre deux trains fait au moins 10 morts, le bilan pourrait s’alourdir
Un grave accident ferroviaire a endeuillé l’Espagne après la collision entre deux trains dans la région de Castille-La Manche. Le drame s’est produit entre Urda et Los Yébenes, lorsqu’un train assurant la liaison entre Madrid et Séville a percuté par l’arrière un autre convoi immobilisé sur les voies.
La violence de l’impact a provoqué le déraillement de deux voitures, dont l’une a été lourdement éventrée. Des images aériennes montrent l’ampleur des dégâts et les équipes de secours mobilisées autour des rames accidentées pour porter assistance aux victimes.
La porte-parole du gouvernement régional de Castille-La Manche, Esther Padilla, a confirmé la mort de dix personnes. Elle a toutefois averti que le bilan humain pourrait encore augmenter au fur et à mesure de la progression des opérations de secours.
Les deux trains impliqués, exploités respectivement par RENFE et IRYO, transportaient au total 544 passagers. Le premier convoi comptait 397 voyageurs, tandis que le second en accueillait 147. Les circonstances précises de la collision n’ont pas encore été établies.
Les secours concentrent leurs interventions sur les voitures les plus endommagées, où des passagers pourraient encore se trouver piégés. Les blessés sont progressivement évacués vers les établissements hospitaliers pour y recevoir les soins nécessaires.
Face à la gravité de la situation, une unité militaire d’urgence a été déployée afin de renforcer les équipes déjà présentes sur place. Le trafic ferroviaire a également été interrompu sur plusieurs liaisons entre Madrid, Ciudad Real et l’Andalousie, perturbant les déplacements dans une partie du pays.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annulé ses engagements pour suivre l’évolution de la catastrophe et la réponse des autorités.
ASIE
RUSSIE/AFRIQUE – Moscou renforce ses relations avec le Mozambique et la Libye
En marge des rencontres diplomatiques organisées à Moscou, le président russe Vladimir Poutine a reçu mardi ses homologues africains, Daniel Francisco Chapo, chef de l’État mozambicain, et Mohamed al-Menfi, président du Conseil présidentiel libyen. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement des relations bilatérales et les perspectives de coopération entre la Russie et ces deux pays.
L’entretien entre Vladimir Poutine et Daniel Francisco Chapo s’est déroulé à l’issue du huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz. À cette occasion, le dirigeant russe a mis en avant la collaboration entre Moscou et Maputo au sein des organisations internationales, particulièrement aux Nations unies. Il a également salué la position du Mozambique sur plusieurs initiatives russes et son opposition aux actions qu’il qualifie de russophobes.
Cette rencontre illustre la volonté des deux pays de maintenir leur dialogue politique et de consolider leurs relations dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques.
Le même jour, Vladimir Poutine s’est entretenu avec Mohamed al-Menfi, à la tête d’une délégation libyenne. Le président russe a exprimé son souhait de développer davantage les projets communs entre les deux États, malgré les difficultés qui pèsent sur les relations internationales.
Le chef du Kremlin a notamment évoqué la progression des échanges bilatéraux et rappelé la tenue, en avril à Moscou, de la première réunion des coprésidents de la commission intergouvernementale mixte russo-libyenne. Il a appelé à une reprise rapide et complète des activités de cette instance afin de donner un nouvel élan à la coopération entre les deux pays.
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