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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL : Affaire Ousmane Sonko: Sidy Ahmeth Mbaye, l’homme qui est venu récupérer Adji Raby Sarr entendu par la Section de Recherches

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Comme on vous l’avez dit, ce dossier Ousmane Sonko VS Adji Raby Sarr, monté de toutes pièces par des bras cassés de l’espionnage créera plus de problèmes au régime qu’il ne lui en résoudra. Et avec les auditions du mari de Ndèye Khady Ndiaye comme celle de Mama Ba qui disculpent Ousmane Sonko, c’est celle de Sidy Ahmeth Mbaye qui détruit complètement l’accusation de la présumée victime du viol. Par le journal d’investigation Kewoulo

Alors qu’elle s’est dite victime de viol, ce n’est ni les policiers ni les gendarmes encore moins les pompiers qui sont venus au secours de la masseuse. C’est un petit trublion répondant au nom de Sidy Ahmeth Mbaye qui est venu, en pleine couvre feu, exfiltrer Adji Raby Sarr pour, avec elle, préparer la riposte. Rédiger sa plainte, prendre le temps de dormir et ne se rendre à la section de recherches que le lendemain. Comme l’avait très clairement dit Kéwoulo, dans notre dernière révélation sur les auditions des témoins, cette affaire est partie pour mourir de sa belle mort, puisque le viol, qui devait être le pain béni de ce complot, a été écarté dès les premières heures.

Pour information, ce Sidy Ahmeth Mbaye est le fils d’un responsable de Benno Bokk Yakkar et il a déclaré aux gendarmes être un “ami de longue date” de Adji Raby Sarr est n’être venu à son secours que à sa demande. La découverte de ce personnage lugubre dont le père est un soutien actif du président Macky Sall, est une preuve suffisante de la thèse du complot.

Mais, comme Babacar Touré l’avait dit dans sa dernière vidéo, “ni l’Etat ni le président Macky Sall en personne ne sont mêlés à ce montage.” Ce sont des aventuriers de l’espionnage qui ont monté ce coup mal ficelé pensant rendre service à Macky Sall, en faisant taire son seul opposant. Mais, avec la tournure des choses, ils risque d’avoir un effet boomerang. Les accusateurs et comploteurs vont se retrouver dans la position d’accusés. Pour rappel, un des témoins auditionnés dans cette affaire a nommément cité une personnalité de Benno Bokk Yakaar (BBY) dans cette affaire. Pour notre part, à Kéwoulo, nous continuons nos enquêtes et vous reviendrons bientôt avec de croustillants détails.

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Source : Le journal d’investigation Kewoulo / Par Ousmane Thiam

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AFRIQUE

MAURITANIE – Deux députées de l’opposition condamnées à quatre ans de prison

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En Mauritanie, la condamnation de deux figures parlementaires de l’opposition ravive les inquiétudes autour de la liberté d’expression et des tensions identitaires dans le pays. Lundi, un tribunal de Nouakchott a prononcé une peine de quatre ans de prison à l’encontre de Marieme Cheikh Dieng et Ghamou Achour, à la suite de publications critiques visant le pouvoir en place.

Au cœur de cette affaire, des messages diffusés sur les réseaux sociaux dans lesquels les deux élues remettaient en cause la gouvernance du président Mohamed Ould Ghazouani. Elles y dénonçaient notamment des inégalités structurelles au sein de la justice mauritanienne, accusée de marginaliser certaines composantes de la population, en particulier les communautés noires et les descendants d’esclaves.

Le parquet avait retenu des charges lourdes, évoquant une atteinte aux symboles de l’État ainsi qu’une incitation à troubler l’ordre public. Pour la défense, il s’agit avant tout d’une sanction politique visant à faire taire des voix dissidentes dans un contexte de plus en plus tendu.

Le silence des autorités après le verdict contraste avec les réactions indignées de plusieurs acteurs de la société civile. Parmi eux, Biram Dah Abeid, figure emblématique de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie, a dénoncé une décision « profondément politique », saluant le courage des deux députées qu’il considère comme des symboles de résistance face aux injustices.

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AFRIQUE

MALI – L’avocat Mountaga Tall enlevé à Bamako dans un climat de crise

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Un avocat et homme politique malien de premier plan, Mountaga Tall, a été enlevé dans la nuit à Bamako par des hommes masqués, selon des témoignages de sa famille.

Un enlèvement en pleine nuit

D’après des proches, deux individus cagoulés se sont introduits à son domicile avant de l’emmener de force. L’épouse de Mountaga Tall, qui tentait de documenter la scène, a été malmenée et son téléphone confisqué. La famille a indiqué avoir déposé une plainte pour enlèvement.

Une figure critique de la junte

Membre du M5-RFP, Mountaga Tall avait joué un rôle dans les mobilisations ayant conduit à la chute de Ibrahim Boubacar Keïta en 2020. D’abord proche des militaires au pouvoir, il s’en était progressivement éloigné, devenant l’un des critiques les plus virulents de la junte.

Un contexte sécuritaire explosif

Cet enlèvement intervient alors que le Mali traverse une crise majeure, marquée par :des attaques coordonnées contre plusieurs positions militaires;l’assassinat récent du ministre de la Défense;une insécurité persistante liée aux groupes armés;Ces offensives ont été attribuées à des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda ainsi qu’à des mouvements séparatistes touaregs. Les violences ont fait au moins 23 morts, dont des civils et des enfants, selon l’UNICEF.

Des tensions politico-judiciaires

Le parquet malien a récemment évoqué des « preuves solides » de complicités internes au sein de l’armée dans ces attaques, pointant également l’implication présumée de l’opposant en exil Oumar Mariko. Par ailleurs, Mountaga Tall assurait la défense de plusieurs officiers arrêtés pour « tentative de déstabilisation » et avait engagé des recours contre la dissolution des partis politiques décidée par les autorités.

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Une disparition aux lourdes implications

L’enlèvement de Mountaga Tall soulève de nouvelles inquiétudes quant à la sécurité des figures critiques et à l’état de droit au Mali. Dans un contexte déjà marqué par une instabilité sécuritaire et politique accrue, cette affaire pourrait accentuer les tensions entre pouvoir militaire, opposition et société civile.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye met en garde le Pastef

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Le président Bassirou Diomaye Faye a affirmé que le Pastef « est plus grand que n’importe quel homme », alertant sur les dangers d’une « personnalisation excessive » au sein du parti au pouvoir.

Une mise en garde à peine voilée

Lors d’un entretien télévisé, Bassirou Diomaye Faye a estimé que le parti « risque d’être détruit si ses membres ne changent pas de cap ». Des propos largement interprétés comme visant le Premier ministre Ousmane Sonko, figure centrale et historique du mouvement.

Un équilibre politique délicat

La situation politique au Sénégal reste particulière. Bassirou Diomaye Faye doit en partie son accession au pouvoir au soutien de Ousmane Sonko, empêché de se présenter à la présidentielle de mars 2024. Le Pastef avait alors remporté l’élection dès le premier tour, dans un contexte de forte contestation contre l’ancien président Macky Sall et de promesses de réformes profondes.

Le rappel du « projet »

Le chef de l’État a insisté sur le sens des mobilisations passées, évoquant « les sacrifices » consentis — morts, blessés et emprisonnements — qui, selon lui, visaient « un projet » et non « un homme ».

Un message clair sur la primature

Bassirou Diomaye Faye a également rappelé que le maintien de Ousmane Sonko à la tête du gouvernement dépendait de sa confiance. Il a précisé qu’un remplacement restait possible « le jour où ce ne sera plus le cas », soulignant ainsi la prééminence de la fonction présidentielle dans l’architecture institutionnelle.

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