ECONOMIE
SÉNÉGAL : Air Sénégal dessert les villes de Barcelone et Casablanca
Dans le cadre de la relance de ses activités, Air Sénégal renforce son réseau international. La ligne Dakar-Barcelone sera couplée à la ligne Dakar-Casablanca qui va rouvrir, à partir du 16 février, après une suspension au début de la crise sanitaire.
Bonne nouvelle pour les usagers d’Air Sénégal. La ligne Dakar-Casablanca, suspendue à cause de la pandémie, a été rouverte par la compagnie sénégalaise qui a prévu de la coupler avec la ligne Dakar-Barcelone. Selon le communiqué d’Air Sénégal, les deux destinations Casablanca et Barcelone sont connectées comme suit : Dakar-Casablanca-Barcelone // Barcelone-Casablanca-Dakar. Le nouveau programme démarre à compter du 16 février 2021, avec trois fréquences hebdomadaires : les mardis, jeudis et dimanches.
Le Directeur général d’Air Sénégal, Ibrahima Kane, a déclaré que la compagnie a choisi d’expérimenter cette nouvelle route en la configurant de la sorte pour accompagner la relance du tourisme à travers ce créneau touristique significatif. « Avec des jours et des horaires de vol adaptés aux besoins des voyageurs, cette liaison permettra de renforcer et de faciliter la connexion entre l’Europe du Sud, grand marché émetteur de touristes et Dakar, en passant par Casablanca, aussi une destination touristique de grande renommée », a-t-il affirmé. A l’en croire, la nouvelle ligne permet en outre de rapprocher la forte diaspora sénégalaise d’Espagne au pays d’origine en facilitant leur contribution au développement du Sénégal.
Le vol sera assurée avec un avion de type Airbus A319 configuré en 120 sièges dont 12 en classe Affaires et 108 en classe économique.
Autre nouveauté, le 05 janvier 2021, Air Sénégal avait annoncé qu’il allait relier en vol direct Lyon à Dakar, avec trois fréquences par semaine dès le dimanche 28 mars 2021. A cette date, souligne-t-on, Air Sénégal sera la seule compagnie aérienne à effectuer des vols directs réguliers entre Lyon et Dakar. « La desserte Dakar-Lyon va contribuer au renforcement de notre offre sur la France, première destination de notre compagnie. Cela participera notamment à l’affermissement des relations bilatérales entre la France et le Sénégal et vient en soutien à la réforme future du secteur touristique national », a déclaré, à ce propos, Ibrahima Kane.
Cette liaison sera assurée en Airbus A321, un appareil qui vient tout juste de rejoindre la flotte d’Ar Sénégal. Au départ de Dakar, le nouveau service fera un vol triangulaire Dakar-Marseille-Lyon-Dakar.
ECONOMIE
La Côte d’Ivoire et le Gabon unissent leurs forces pour booster le tourisme africain !
L’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire en France, SEM Maurice Kouakou Bandaman, a reçu Mme Maïmouna Coulibaly, initiatrice de l’ATAF – Africa Tourism Business Forum, en marge du Salon Mondial du Tourisme de Paris 2026. L’objectif ? Positionner Abidjan comme un hub stratégique pour les rencontres, les échanges et les partenariats dans le domaine du tourisme.

Pheel Pambou, représentant du Gabon dans ce projet, a souligné l’importance de la collaboration entre les pays africains pour développer le tourisme sur le continent. « L’ATAF est une opportunité unique de rassembler les acteurs du secteur et de promouvoir l’Afrique comme une destination touristique de choix », a-t-il déclaré.
Cette audience montre la volonté de la Côte d’Ivoire et du Gabon de structurer leur industrie touristique et de renforcer leur rayonnement international. L’Ambassadeur Bandaman a réaffirmé son engagement à accompagner les initiatives créatrices de valeur pour faire d’Abidjan une destination incontournable du tourisme d’affaires en Afrique.

ECONOMIE
MAROC – Routes maritimes : Tanger profite des tensions au Moyen-Orient
La recomposition des flux maritimes mondiaux, sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, redessine les équilibres logistiques au profit de certains hubs africains. Au premier rang, le port de Port de Tanger Med, qui accélère le renforcement de ses capacités pour absorber un trafic en nette progression.
La déviation des routes commerciales, consécutive aux perturbations dans des axes stratégiques comme le détroit de Bab el-Mandeb et le canal de Suez, a conduit plusieurs armateurs internationaux à revoir leurs itinéraires. Des groupes majeurs tels que Maersk, Hapag-Lloyd ou encore CMA CGM privilégient désormais un contournement par le cap de Bonne-Espérance. Dans ce contexte, la plateforme marocaine s’impose comme un nœud logistique incontournable sur le détroit de Gibraltar. Avec plus de 11 millions de conteneurs traités en 2025, le port confirme sa position dominante en Méditerranée, soutenu par une croissance soutenue de son activité.
À l’origine de cette reconfiguration, la montée des risques sécuritaires en mer Rouge depuis l’annonce d’un blocus par les autorités houthistes au Yémen, ainsi que les tensions accrues autour du détroit d’Ormuz. Ces facteurs ont contraint les opérateurs à privilégier des routes plus longues mais jugées plus sûres. Cette dynamique bénéficie également à d’autres infrastructures africaines. Le port de Lamu émerge ainsi comme une alternative stratégique en Afrique de l’Est, notamment pour les opérations de ravitaillement et de transbordement à destination du Dubaï.
Parallèlement, le secteur aérien n’est pas en reste. L’aéroport international Jomo Kenyatta enregistre une augmentation du trafic de compagnies du Golfe, contraintes de réorganiser leurs opérations face à l’instabilité régionale. Au croisement de ces évolutions, l’Afrique apparaît comme un espace de redéploiement stratégique pour les chaînes logistiques mondiales. Ports et hubs aéroportuaires du continent capitalisent sur les crises pour renforcer leur attractivité, dans un contexte où la sécurité des routes commerciales devient un facteur déterminant.
AGRICULTURE
AFRIQUE – La flambée des engrais fait craindre une crise alimentaire
La montée des tensions au Moyen-Orient, notamment autour de Iran, commence à produire des effets en chaîne bien au-delà de la région. En ligne de mire : le marché mondial des engrais, dont la hausse des coûts menace directement la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne.
Au cœur de cette dynamique se trouve le détroit d’Ormuz, artère essentielle du commerce énergétique mondial. Toute perturbation dans cette zone stratégique impacte immédiatement les flux de pétrole, de gaz naturel et, par extension, la production d’engrais, fortement dépendante de ces ressources. Depuis l’escalade militaire amorcée fin février, le prix du gaz naturel — intrant clé dans la fabrication des engrais — connaît une hausse significative. Une évolution qui renchérit mécaniquement les coûts de production agricole à l’échelle mondiale, avec des conséquences particulièrement préoccupantes pour l’Afrique. Dans des pays comme le Soudan, la Somalie, la Tanzanie ou le Mozambique, la dépendance aux engrais importés est structurelle. Or, une grande partie de ces approvisionnements transite par des routes maritimes exposées aux tensions géopolitiques actuelles.
À Port-Soudan, les agriculteurs font déjà face à une incertitude croissante. Entre flambée des prix et difficultés d’approvisionnement, certains envisagent de réduire leurs surfaces cultivées. Une décision qui pourrait entraîner une baisse des rendements agricoles et accentuer la pression sur des systèmes alimentaires déjà fragiles. Pour les petits exploitants, la hausse des prix des engrais se traduit souvent par une diminution de leur utilisation, avec un impact direct sur la productivité. Ce mécanisme alimente un risque de « crise en cascade » : baisse de la production, augmentation des prix alimentaires, fragilisation des ménages et tensions économiques accrues.
Des experts alertent sur les implications systémiques de cette situation. La combinaison entre perturbations logistiques et inflation énergétique rend les engrais de moins en moins accessibles pour les régions les plus vulnérables. Si certains pays pourraient diversifier leurs sources d’approvisionnement, cette adaptation aura un coût, répercuté sur l’ensemble de la chaîne agricole. Au-delà du secteur agricole, les effets pourraient s’étendre à l’ensemble des économies africaines : inflation des denrées alimentaires, contraction du pouvoir d’achat et risques accrus d’instabilité sociale. Dans un contexte déjà marqué par des fragilités structurelles, ce choc exogène pourrait agir comme un puissant facteur aggravant.
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