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POLITIQUE

SÉNÉGAL : Capitaine Mbaye Diagne, un héros méconnu du génocide rwandais.

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Le capitaine Mbaye Diagne en mission au Rwanda dans le cadre de cette purge ethnique, a joué un rôle fondamental, un rôle de héros, il a sauvé plusieurs centaine de citoyens rwandais de Tutsis et de Hutus modérés.

Le dimanche 7 avril 2019, 25 ans déjà que s’est déroulé le génocide des Tutsis au Rwanda. Une cérémonie sous l’égide du président rwandais Paul Kagame. Plus de 800 000 victimes ont été décomptées durant cette tragédie.

Vingt-cinq ans après sa mort accidentelle sur le terrain, ses proches et ses compagnons d’armes, le peuple sénégalais mais surtout le président Paul Kagame a tenu lors de cette commémoration à Kigali à lui rendre hommage, ce héros qui a rendu un service inoubliable au peuple rwandais.

Sa biographie

Le capitaine Mbaye Diagne, décédé le 31 mai 1994, est un officier subalterne sénégalais. Il était observateur militaire de la Mission desNations unies pour l’assistance au Rwanda. Il a sauvé à lui seul plusieurs centaines de personnes du génocide au Rwandaa au péril de sa propre vie.

Le 31 mai 1994, il rentre seul à l’état-major de la force quand un obus explose à côté de son véhicule. Il est tué immédiatement à 12 jours de son retour au Sénégal où il laisse sa femme et deux enfants.

Il aura droit à tous les honneurs posthumes, bien que peu de Sénégalais connaissent son histoire édifiante.

L’histoire du capitaine Mbaye Diagne en est l’exemple patent. En 1994, il est observateur de l’ONU au Rwanda et va assister au génocide qui va causer près d’1 million de morts. Face aux horreurs qu’il voit au quotidien, il décide de son propre chef, d’aller à l’encontre des directives de l’ONU et de sauver autant de personnes qu’il peut. « Il s’en allait seul, puis revenait avec des dizaines de personnes qu’il avait arrachées à l’orgie sanguinaire des génocidaires» témoignera le général Roméo Dallaire (commandant en chef de la mission de la MINUAR). Il organisait ensuite leur évacuation vers le Kenya puis partait à nouveau en chercher d’autres. Il sauvera ainsi plus de 600 personnes, avec pour seules armes, ses convictions et la force de son verbe. Il se fera tuer lors d’une de ses « escapade humanitaire ».

Aujourd’hui, il est considéré comme « l’homme le plus courageux ayant servi l’organisation des Nations unies ». La médaille du courage de l’ONU porte son nom. Toutefois, cet homme est un parfait inconnu dans son pays et dans son continent. Et pourtant, quand on rapporte la grandeur de ces actes à la petitesse de ses moyens, quand on contextualise ses faits, on peut dire sans ambages qu’il est l’un des plus grands héros du xxe siècle. Il a été profondément humain dans une période où la bestialité était la norme. Il a préféré la mort au déshonneur, il a fait preuve d’un courage extraordinaire quand le monde entier se complaisait dans un silence complice et un mutisme assassin. Une rose parmi les orties, voilà ce qu’il était. L’histoire du capitaine Mbaye Diagne doit être sue de tous, par devoir de mémoire mais aussi pour célébrer la seule cause qui devrait importer: la cause humaine.


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AFRIQUE

GUINÉE – Peine réduite pour Ibrahima Kassory Fofana

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La justice guinéenne a revu à la baisse la condamnation de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Une cour d’appel a ramené sa peine à trois ans et neuf mois de prison, contre cinq ans prononcés en février 2025 par la Cour de répression des infractions économiques et financières.

Reconnu coupable notamment d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, l’ex-chef du gouvernement a en revanche été acquitté du chef de détournement de fonds publics. Détenu depuis avril 2022, il devrait être libéré prochainement, sa peine étant pratiquement purgée, après une incarcération effectuée en grande partie dans une clinique pour des raisons de santé.

La décision de la cour s’accompagne de sanctions financières, avec une amende de trois milliards de francs guinéens à verser à l’État, ainsi que la confiscation d’une partie de ses biens.

Ancien Premier ministre sous la présidence de Alpha Condé, entre 2018 et le coup d’État de septembre 2021, Ibrahima Kassory Fofana était accusé d’avoir détourné des fonds publics, notamment dans le cadre de programmes liés à la riposte contre la pandémie de Covid-19.

Cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les autorités issues du coup d’État, qui avaient promis de lutter contre la corruption. Depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamady Doumbouya, plusieurs anciens responsables politiques, figures de l’opposition et acteurs de la société civile ont été poursuivis ou incarcérés.

Toutefois, ce processus judiciaire se déroule dans un climat politique tendu. Le régime de transition est régulièrement critiqué pour les restrictions des libertés publiques, notamment la suspension de partis politiques, l’interdiction des manifestations et les pressions exercées sur l’opposition.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Entre confiance affichée et participation timide lors des législatives

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Le président Abdelmadjid Tebboune s’est montré confiant lors de son passage aux urnes à l’occasion des élections législatives organisées jeudi en Algérie. Il a salué les progrès réalisés dans la compréhension de la loi électorale par les citoyens, estimant que cela garantit désormais un scrutin plus transparent et mieux maîtrisé.

Selon le chef de l’État, ces élections seraient plus simples à organiser que les précédentes, en raison d’une appropriation accrue des règles électorales par la population. Il a également affirmé qu’il serait désormais plus difficile d’influencer le vote ou de recourir à des pratiques frauduleuses.

Cependant, ce discours optimiste contraste avec plusieurs éléments marquants du processus électoral. Au moins 269 candidats ont été exclus de la course, parmi lesquels des figures liées au Hirak, mouvement à l’origine de la chute de Abdelaziz Bouteflika en 2019.

L’application du nouvel article 200 de la loi électorale a notamment suscité des interrogations. Pour certains observateurs, ces exclusions pourraient peser sur la représentativité du futur Parlement, même si elles ouvrent également la voie à l’émergence de nouveaux profils politiques, notamment parmi les jeunes.

Malgré la décision des autorités de décréter une journée fériée pour favoriser la participation, les bureaux de vote sont restés globalement peu fréquentés durant une grande partie de la journée, illustrant une mobilisation encore limitée.

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AFRIQUE

SOUDAN – Amnesty International alerte sur des crimes de masse et un risque d’escalade au Darfour

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La guerre qui ravage le Soudan depuis avril 2023 franchit un nouveau seuil d’alerte. Dans un rapport accablant, Amnesty International accuse les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir mené des attaques systématiques contre des civils au Darfour, évoquant des crimes contre l’humanité et un possible génocide.

Les conclusions portent notamment sur les violences commises lors du siège et de la prise d’El-Facher entre 2024 et 2025. Selon l’organisation, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie visant à cibler des populations spécifiques, en particulier l’ethnie zaghawa, dans une logique de déplacement forcé et de modification démographique.

Le rapport, fondé sur des centaines de témoignages, décrit des attaques répétées contre des villages, des camps de déplacés et des centres urbains. Des habitations auraient été incendiées après le départ de leurs occupants, suggérant une volonté d’empêcher tout retour des populations.

Au-delà des destructions, Amnesty met en avant l’ampleur des violences infligées aux civils : exécutions sommaires, violences sexuelles, enlèvements et détentions massives dans des conditions jugées inhumaines. Les enfants figurent parmi les premières victimes, exposés à des abus graves allant du recrutement forcé aux violences extrêmes.

Le siège d’El-Facher, imposé durant plusieurs mois, aurait également provoqué une situation de famine, aggravant une crise humanitaire déjà critique. L’organisation évoque en outre des massacres de civils tentant de fuir les combats, pris au piège lors d’opérations militaires.

Ces accusations rejoignent les conclusions d’une mission mandatée par les Nations unies, qui avait déjà évoqué des actes de génocide dans cette région.

Face à la détérioration rapide de la situation, Amnesty appelle à un cessez-le-feu immédiat et au déploiement d’une force internationale pour protéger les civils. L’ONG met en garde contre une possible extension des violences vers d’autres zones stratégiques, notamment au Kordofan.

Le conflit oppose depuis plus de deux ans l’armée soudanaise dirigée par Abdel Fattah al-Burhane aux FSR du général Mohamed Hamdane Daglo. Selon les estimations internationales, il a déjà causé des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de 10 millions de personnes, dont une majorité d’enfants.

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