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POLITIQUE

SENEGAL – L’opposant Ousmane Sonko arrêté pour trouble à l’ordre public

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Le leader de l’opposition sénégalaise Ousmane Sonko vient d’être arrêté, ce mercredi 03 mars 2021, par les éléments du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Il a été appréhendé pour trouble à l’ordre public alors qu’il se rendait au palais de justice de Dakar où il devait faire face au juge du 8ème cabinet dans une affaire de viols répétés et menaces de mort.

Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a été arrêté par le GIGN et acheminé vers la Section de Recherches de Colobane pour, selon son avocat Me Bamba Cissé, trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée. Ousmane Sonko devait être auditionné, ce mercredi, par le juge du 8ème cabinet Mamadou Seck dans l’affaire de viols répétés et menaces de mort pour laquelle il est attrait devant la justice. Ses partisans, qui voulaient l’accompagner au palais de justice, ont ainsi formé un cortège dans les rues de la capitale. Mais, c’était sans compter avec les forces de l’ordre qui ne voulaient laisser passer que le véhicule de Sonko.

Le cortège a été bloqué au niveau du rond-point Mermoz. Il y a eu des heurts entre les forces de l’ordre et les accompagnants. Des grenades lacrymogènes ont été tirées et un journaliste-reporter a été blessé au cours de ces accrochages. Ousmane Sonko a alors fait un post sur sa page Facebook pour dénoncer le blocage de son convoi et indiquer que personne n’a le droit de lui imposer un itinéraire. « Ma voiture est bloquée depuis plus d’une heure par la gendarmerie commandée par le préfet de Dakar.  Ce préfet a été surpris en train de dire qu’il vont décerner un mandat d’amener pour me cueillir de force. Personne n’a le droit de me choisir un itinéraire. J’ai fait constater par huissier en conséquence. Je suis un citoyen libre de ses mouvements. Je prends à témoin l’opinion nationale et internationale sur ces graves violations de nos droits », avait-il écrit.

Le GIGN est alors intervenu pour évacuer la garde rapprochée d’Ousmane Sonko ainsi que toutes les voitures qui étaient dans le périmètre du convoi. « J’ai raccroché avec lui il y a un instant. Ils ont évacué tout ce qui est sa garde rapprochée. Ils ont fait partir tout le monde. Il est avec son avocat apparemment. Ils étaient en train de vérifier si son chauffeur est encore avec lui ou s’il est évacué. Ils ont blessé des personnes qu’ils ont amenées à des endroits différents », a déclaré plus tôt son avocat, Me Ciré Clédor Ly. Le patron des Patriotes a ensuite été appréhendé et acheminé à le Section de Recherches où ses partisans se ruent actuellement.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – « Je vais dormir léger » : La réaction inattendue d’Ousmane Sonko après son départ du gouvernement

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La scène politique sénégalaise traverse une nouvelle zone de turbulences après la décision du président Bassirou Diomaye Faye de mettre un terme aux fonctions d’Ousmane Sonko ainsi qu’à celles de son équipe gouvernementale. Cette annonce, inattendue pour de nombreux observateurs, ouvre une période d’incertitude sur l’avenir des équilibres politiques au Sénégal.

Alors que les réactions se multiplient dans les sphères politiques et au sein de l’opinion publique, la sortie médiatique d’Ousmane Sonko a particulièrement retenu l’attention. L’ancien chef du gouvernement a affiché une attitude détendue après son éviction, allant jusqu’à déclarer qu’il dormirait « léger » après cette décision présidentielle. Une déclaration qui alimente les interprétations sur les rapports réels entre les deux figures majeures du pouvoir.

Cette rupture politique, perçue par certains analystes comme un tournant décisif, pourrait rebattre les cartes au sommet de l’État. Plusieurs interrogations émergent désormais autour de la recomposition du gouvernement, des alliances politiques à venir et des conséquences institutionnelles de cette séparation inattendue.

Dans les rangs des partisans comme chez les opposants, l’événement suscite de nombreuses réactions. Certains y voient le signe d’une volonté de reprise en main du pouvoir exécutif, tandis que d’autres redoutent une montée des tensions dans un contexte politique déjà sensible. Une chose est certaine : cette décision présidentielle marque une nouvelle étape dans l’évolution du paysage politique sénégalais.

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AFRIQUE

BÉNIN – Patrice Talon fait ses adieux et passe le relais

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Après une décennie à la tête de Bénin, Patrice Talon a officiellement pris congé de la nation, à l’approche de l’investiture de son successeur Romuald Wadagni. Une séquence qui marque la fin d’un cycle politique ouvert en 2016 et qui s’achèvera avec la passation de pouvoir prévue le 24 mai.

Dans une allocution solennelle, le chef de l’État sortant a dressé le bilan de ses deux mandats, évoquant un « chemin exigeant » jalonné de réformes structurelles et de chantiers d’envergure. Son action a été principalement orientée vers la modernisation de l’appareil administratif, le développement des infrastructures et la consolidation des indicateurs macroéconomiques, des axes régulièrement salués par plusieurs partenaires internationaux.

Cette transition intervient à l’issue d’une élection largement dominée par le tandem Wadagni–Mariam Chabi Talata, crédité de plus de 94 % des suffrages exprimés, avec un taux de participation dépassant les 63 %. Ce résultat ouvre la voie à une nouvelle phase politique, dans un contexte institutionnel récemment redéfini.

Car le bilan de Patrice Talon reste sujet à controverse. Si ses partisans mettent en avant les performances économiques et la stabilité institutionnelle, ses détracteurs dénoncent un recul du pluralisme politique. L’exclusion du parti d’opposition Les Démocrates de la présidentielle, ainsi que la révision constitutionnelle instaurant un mandat de sept ans, ont alimenté les critiques d’une partie de la classe politique et de la société civile.

Dans son message d’adieu, Patrice Talon a toutefois choisi un ton apaisé, adressant ses vœux de réussite à son successeur pour le prochain septennat. Il s’est dit convaincu de la capacité du pays à poursuivre sa trajectoire de développement, sous la conduite du nouveau président.

Avec l’entrée en fonction de Romuald Wadagni, le Bénin s’apprête à ouvrir une nouvelle séquence de son histoire politique, dans la continuité d’un système démocratique issu du renouveau de 1990, mais confronté à des attentes renouvelées en matière de gouvernance et d’inclusion politique.

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AMÉRIQUE

CUBA – Tensions contre les États-Unis : La Havane rejette l’inculpation de Raúl Castro

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La mise en accusation de Raúl Castro par la justice américaine ravive un contentieux historique entre Cuba et les États-Unis. À l’origine de cette nouvelle crispation diplomatique : un acte d’accusation émis par un grand jury fédéral de Miami concernant l’affaire des avions civils abattus en 1996 au nord de La Havane, qui avait causé la mort de quatre personnes.

Les chefs retenus – meurtre et destruction d’aéronef – visent directement l’ancien ministre de la Défense cubain, alors en fonction au moment des faits. Cette initiative judiciaire américaine intervient dans un contexte toujours marqué par les tensions liées à cet épisode, impliquant des appareils de l’organisation d’exilés cubains « Brothers to the Rescue ».

Dans les rues de la capitale cubaine, les réactions traduisent majoritairement un rejet de la démarche américaine. Plusieurs habitants dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une ingérence dans les affaires internes du pays. Certains invoquent le principe de souveraineté nationale, estimant que les actions de 1996 relevaient d’une réponse à des violations répétées de l’espace aérien cubain.

Au-delà des critiques, des voix appellent à une désescalade. Une partie de la population plaide pour une solution diplomatique, privilégiant le dialogue entre les deux États plutôt qu’une confrontation politique ou judiciaire. L’idée d’une intervention extérieure suscite également des inquiétudes, notamment en raison de ses potentielles conséquences sociales et économiques.

Sur le plan institutionnel, Miguel Díaz-Canel a fermement condamné ces poursuites, les qualifiant de démarche « politiquement motivée ». Selon lui, elles s’inscrivent dans une stratégie visant à accentuer la pression sur le régime cubain, voire à justifier des actions plus coercitives à l’avenir.

Côté américain, le ministère de la Justice, par la voix de Todd Blanche, affirme attendre que l’ancien dirigeant cubain réponde volontairement aux accusations portées contre lui.

Presque trente ans après les faits, l’affaire continue ainsi d’alimenter un différend diplomatique profond. Entre exigences judiciaires, revendications de souveraineté et appels au dialogue, ce dossier illustre la persistance de fractures historiques dans les relations entre Washington et La Havane.

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