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CULTURE

SÉNÉGAL – Sisters of Afrika – Quand la mode africaine en impose

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Parmi les étoiles montantes de la mode africaine contemporaine, un nom force l’admiration : Sisters of Afrika. Fondée en 2013 par Hélène Daba Diouf, la créatrice, et Jeanne Diouf, la cheville ouvrière de l’organisation, la marque conjugue esthétique et identité culturelle. Bien plus qu’un label de prêt-à-porter, Sisters of Afrika est une ode à la femme noire, libre – ou devrions nous dire libérée.

Sisters of Afrika : permettre aux femmes d’exister
Installées à Paris mais enracinées au Sénégal, Hélène et Jeanne se sont donné une mission claire : hisser l’artisanat africain sur les podiums internationaux sans jamais se départir de leur héritage. Leur marque, reconnaissable entre toutes grâce à son coton “tie and dye” soigneusement teint et cousu au Sénégal, est portée par un rêve ambitieux : devenir un leader mondial du prêt-à-porter premium, tout en valorisant l’artisanat local et en autonomisant les femmes du continent. Leur langage est celui des tissus, leur terrain de jeu, la coupe. Avec leurs robes structurées, leurs tailleurs fluides, leur wax réinventé : chaque pièce, produite entre Dakar, Accra et Nairobi, est portée par un message clair : créer des vêtements pour les femmes qui ne veulent plus demander la permission d’exister. N’est-ce pas beau ça ?

Un parcours atypique, une volonté inébranlable
Avec son 1m83, Hélène Diouf irradie. Ancienne hôtesse de l’air, diplômée en géographie, passée par le mannequinat et la vente, rien ne la destinait à devenir cheffe d’entreprise. Rien, si ce n’est une mère visionnaire. “Le premier mari d’une femme, c’est son travail”, nous répétait-elle, confie Hélène. Aujourd’hui encore, c’est à cette femme forte et autonome qu’elle rend hommage à travers Sisters of Afrika. Jeanne, l’aînée, raconte avec admiration l’audace et l’intuition de sa cadette : “Elle est têtue, mais elle a du flair. Parfois, elle imagine un modèle que je juge impossible… et ce modèle devient notre best-seller.”

Un collectif porté par une vision politique
Sisters of Afrika n’est pas qu’une marque. C’est aussi un collectif engagé. À côté des défilés et ventes privées organisées de Dakar à Montréal en passant par Abidjan, la marque fait des conférences, ateliers, et mène des actions contre la sous-représentation des femmes africaines dans l’industrie de la mode. C’est dans leur boutique dakaroise de l’avenue Cheikh Anta Diop que travaillent les teinturières et les couturières. Une vingtaine de femmes y travaillent. “C’est important, dit-elle, de faire travailler des femmes ici, chez nous. De créer un écosystème viable, durable, au Sénégal et en Afrique.” Partie de presque rien – un capital initial de 300 000 FCFA – Hélène a bâti un empire de tissus, une maison qui rayonne à l’international. Aujourd’hui, ses pièces sont portées par des influenceuses, des artistes… et même Beyoncé.

Sisters of Afrika : une entreprise au leadership reconnu
Leader naturelle, Hélène Diouf a également été repérée par le programme des Young African Leaders. À Dakar, elle s’est retrouvée face au président Macky Sall et elle lui a posé une question-choc : “Comment faire de l’industrie créative africaine une industrie vivable et durable ?” Une question simple, essentielle, qui résume toute la démarche de Sisters of Afrika. En quelques mots, Sisters of Afrika veut faire de la mode non pas un rêve inaccessible, mais une réalité économique et culturelle. Comme quand la star américaine Beyoncé porte “Flora”, une robe fluide et élégante qui épouse le corps.

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CULTURE

SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar

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Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.

Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.

Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.

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CINÉMA

RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN

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Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.

Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.

Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.

Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.

Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.

Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.

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CULTURE

TUNISIE – Le Festival de jazz de Tabarka renaît après six ans d’absence

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Après plusieurs années d’interruption, le Festival de jazz de Tabarka signe son grand retour en Tunisie. Suspendu pendant six ans en raison de difficultés économiques, cet événement emblématique retrouve sa place dans le paysage culturel et touristique du pays.

Parmi les artistes présents, Dee Dee Bridgewater s’est dite particulièrement enthousiaste de participer à cette nouvelle édition, saluant la relance d’un festival historique qui a marqué des générations de mélomanes.

Située entre mer et montagne, la ville de Tabarka espère tirer profit de ce renouveau. Le festival constitue en effet un levier stratégique pour relancer l’attractivité touristique de la région, attirant des visiteurs venus de divers horizons.

Les autorités tunisiennes du tourisme se félicitent de cette reprise. Pour elles, la renaissance du festival représente une opportunité de dynamiser l’économie locale et de redonner de la visibilité à une destination reconnue pour son patrimoine culturel et naturel.

Au-delà des concerts, l’événement sert également de vitrine pour les activités économiques locales. Expositions, artisanat et commerces bénéficient de l’afflux de visiteurs, offrant un souffle nouveau à une ville affectée par la conjoncture économique.

Les acteurs locaux espèrent désormais inscrire ce retour dans la durée. Lancé il y a plus d’un demi-siècle, le Festival de jazz de Tabarka demeure un symbole fort de la scène culturelle tunisienne et un moteur essentiel pour l’économie régionale.

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