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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Remaniement ministériel : Les « inamovibles lieutenants » d’Assimi Goïta

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Au Mali, le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, a procédé à un remaniement ministériel le samedi 1er juillet 2023. 13 ministres ont fait leur entrée dans le gouvernement. On note le maintien dans la nouvelle équipe des « fidèles lieutenants » d’Assimi Goita, à l’instar de Sadio Camara qui tient le portefeuille de la défense et Abdoulaye Diop, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Sadio Camara s’est particulièrement illustré ces dernières années, par ses qualités de meneur d’homme. Sous son commandement, l’armée malienne a infligé de lourdes pertes aux terroristes d’après Seneweb.

« Traqués et envoyés au repos éternel »
En mars dernier, lors de la réception des aéronefs russes et des drones turcs, le colonel promettait de traquer assidûment ces djihadistes s’ils ne déposaient pas les armes. « Leurs actions de harcèlement ne dureront pas longtemps puisqu’ils seront traqués et envoyés au repos éternel » assurait-il. Sadio Camara est présenté comme l’homme de Moscou à Bamako. Selon Jeune Afrique, il s’est rendu en Russie à plusieurs reprises ces dernières années. C’est lui qui aurait ouvert les portes du Mali à Wagner selon le magazine panafricain.

Son homologue Abdoulaye Diop, a été le patron charismatique de la diplomatie malienne. Il a notamment défendu la junte contre les accusations de violation des droits de l’homme proférées par l’Onu. Le colonel était aussi sur la ligne de front pour répondre aux accusations de Volker Turk, le haut commissaire de l’Onu aux droits de l’homme après que Bamako ait demandé le départ de Ngefa Atondoko Andali, le directeur de la Division des droits de l’homme de la mission de l’Onu pour le Mali.

« Désoccidentalisation militaire du Mali »
n retient également son engagement en faveur du départ des soldats français de l’opération Barkhane du pays mais aussi son récent discours devant le conseil de sécurité de l’Onu pour exiger le départ de la Minusma. Il conduit de façon méthodique, la désoccidentalisation militaire du Mali. Assimi Goita qui est sans doute sur la même longueur d’onde que lui, a décidé de le maintenir à ses côtés.

La plupart des ministres membres du M5-RFP débarqués
Outre Sadio Camara et Abdoulaye Diop, le président de la transition a décidé de maintenir à leurs postes d’autres membres du gouvernement à l’instar du ministre de la sécurité et de la Protection civile , le général Daoud Aly Mohammedine, le ministre de la réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, le ministre de l’administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maiga et le ministre de la justice, Mamadou Kassogué.

Choguel Maiga est toujours le Premier ministre, mais il est quelque peu fragilisé, puisque la plupart des ministres, membres de son mouvement, le M5-RFP n’ont pas survécu à ce remaniement ministériel.

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AFRIQUE

Ghana : L’inflation repart à la hausse et atteint 5,3 % en juin

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Le Ghana Statistical Service (GSS) a annoncé une accélération de l’inflation annuelle au Ghana, qui s’est établie à 5,3 % en juin 2026, contre 3,7 % le mois précédent. Cette progression de 1,6 point de pourcentage est principalement attribuée à la hausse des prix des produits non alimentaires.

Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse, un signal qui pourrait traduire un ralentissement de la dynamique désinflationniste observée ces derniers mois. Toutefois, en comparaison annuelle, la tendance reste globalement orientée à la baisse, l’inflation étant nettement inférieure aux 13,7 % enregistrés en juin 2025. Dans le même temps, l’indice des prix à la consommation est passé de 257,3 à 270,8 sur un an.

En variation mensuelle, la progression des prix a néanmoins ralenti, avec une inflation limitée à 0,2 % en juin contre 1,1 % en mai, suggérant un rythme de hausse plus modéré.

Dans le détail, les produits non alimentaires demeurent le principal moteur de l’inflation, avec un taux passant de 4,1 % à 6,3 %, représentant près de 68,5 % de la hausse globale. Les coûts du transport ont constitué la contribution la plus significative (10,5 %), suivis par les loyers (8,4 %) et les frais de scolarité dans le secondaire (7,2 %). L’inflation des services, bien qu’en léger recul, reste élevée à 9,4 %.

L’inflation alimentaire a également progressé, atteignant 3,9 % contre 3,3 % le mois précédent. Par ailleurs, les produits locaux ont fortement contribué à la hausse globale, avec un taux de 6,7 %, contre 5,0 % en mai, représentant plus de 86 % de l’inflation totale. À l’inverse, l’inflation des biens importés reste contenue, passant de 0,9 % à 2,3 %, ce qui indique que les pressions inflationnistes proviennent principalement de facteurs internes tels que les coûts de production, de transport et d’énergie.

Sur le plan régional, les disparités restent marquées. La région du Nord-Est affiche le taux d’inflation le plus élevé à 10,2 %, tandis que la région de Bono-Est enregistre une inflation négative de -4,4 %, traduisant une baisse des prix sur la période.

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AFRIQUE

GUINÉE – Peine réduite pour Ibrahima Kassory Fofana

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La justice guinéenne a revu à la baisse la condamnation de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Une cour d’appel a ramené sa peine à trois ans et neuf mois de prison, contre cinq ans prononcés en février 2025 par la Cour de répression des infractions économiques et financières.

Reconnu coupable notamment d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, l’ex-chef du gouvernement a en revanche été acquitté du chef de détournement de fonds publics. Détenu depuis avril 2022, il devrait être libéré prochainement, sa peine étant pratiquement purgée, après une incarcération effectuée en grande partie dans une clinique pour des raisons de santé.

La décision de la cour s’accompagne de sanctions financières, avec une amende de trois milliards de francs guinéens à verser à l’État, ainsi que la confiscation d’une partie de ses biens.

Ancien Premier ministre sous la présidence de Alpha Condé, entre 2018 et le coup d’État de septembre 2021, Ibrahima Kassory Fofana était accusé d’avoir détourné des fonds publics, notamment dans le cadre de programmes liés à la riposte contre la pandémie de Covid-19.

Cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les autorités issues du coup d’État, qui avaient promis de lutter contre la corruption. Depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamady Doumbouya, plusieurs anciens responsables politiques, figures de l’opposition et acteurs de la société civile ont été poursuivis ou incarcérés.

Toutefois, ce processus judiciaire se déroule dans un climat politique tendu. Le régime de transition est régulièrement critiqué pour les restrictions des libertés publiques, notamment la suspension de partis politiques, l’interdiction des manifestations et les pressions exercées sur l’opposition.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Des dizaines d’élèves portés disparus après une attaque

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Une nouvelle attaque contre un établissement scolaire ravive les inquiétudes au Nigeria, où l’insécurité continue de frapper durement les populations civiles. Trente-sept élèves sont actuellement portés disparus après l’assaut mené lundi contre un lycée de Lassa, dans le district d’Askira Uba, alors qu’ils passaient leurs examens de fin d’année.

L’attaque est attribuée à des combattants présumés de ISWAP, une faction jihadiste active dans le nord-est du pays. Selon les autorités militaires, le bilan provisoire fait état de trois morts, dont un soldat et un enseignant.

Dans un premier temps, les autorités avaient évoqué un nombre limité de disparus, mais une liste transmise par un responsable local fait désormais état de 37 élèves enlevés. Ce document, contenant notamment les identités des victimes et les contacts de leurs familles, a été confirmé par une source des services de renseignement.

Cet enlèvement massif s’inscrit dans une tendance inquiétante. Les kidnappings d’élèves contre rançon sont devenus une stratégie récurrente, utilisée aussi bien par les groupes jihadistes que par des bandes criminelles locales, communément appelées « bandits ».

Le pays reste marqué par le traumatisme de l’enlèvement des lycéennes de Chibok en 2014, perpétré par Boko Haram, un événement qui avait suscité une mobilisation internationale sans précédent.

Malgré les efforts sécuritaires, les attaques contre les écoles se poursuivent. En mai dernier, plus de 40 élèves avaient déjà été enlevés dans l’État de Borno, tandis que des incidents similaires ont été signalés dans d’autres régions du pays, y compris dans des zones auparavant considérées comme plus sûres.

Depuis 2009, le Nigeria est confronté à une insurrection jihadiste persistante dans son nord-est. Si l’intensité des violences avait reculé ces dernières années, plusieurs observateurs notent une recrudescence des attaques depuis 2025, alimentant un climat de peur et d’instabilité durable.

Face à cette nouvelle tragédie, les familles des élèves disparus restent dans l’attente d’informations, tandis que les autorités sont appelées à renforcer les mesures de sécurité autour des établissements scolaires.

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