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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Coopération renforcée : Dakar facilite la sortie des conteneurs Maliens

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Une délégation malienne, envoyée par le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, séjourne depuis plusieurs jours au Sénégal afin de lever le blocage des conteneurs maliens immobilisés au Port autonome de Dakar. Cette mission stratégique vise à faciliter la sortie et l’acheminement de ces marchandises vers le Mali, un enjeu majeur pour l’approvisionnement du pays et la fluidité de ses échanges commerciaux.

Ce vendredi, la délégation conduite par la ministre malienne des Transports, Madina Dembélé Sissoko, a été reçue en audience par le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. À l’issue de la rencontre, la ministre s’est montrée optimiste et reconnaissante, saluant l’accueil et la disponibilité des autorités sénégalaises. Elle a souligné que les discussions avaient été menées à plusieurs niveaux, dans un esprit de coopération et de solidarité entre les deux nations. « On a été bien accueillis. Nous remercions les autorités sénégalaises pour toutes les facilités accordées à cette délégation après des échanges à beaucoup de niveaux. Le peuple sénégalais a pris son courage et a décidé d’accompagner le peuple malien », a-t-elle déclaré.

Madina Dembélé Sissoko a également mis en avant la qualité de l’écoute dont la délégation a bénéficié. Toutes les difficultés logistiques, administratives et opérationnelles liées au blocage des conteneurs ont été exposées et examinées en profondeur. Selon elle, les hautes autorités sénégalaises ont pris des décisions concrètes pour permettre la levée rapide des contraintes qui pénalisaient le Mali. Elle a insisté sur la portée de cette collaboration bilatérale, considérée comme essentielle pour rétablir la fluidité du corridor Dakar–Bamako, vital pour l’économie malienne.

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AFRIQUE

MAROC – Les avocats reprennent le travail après quatre mois de contestation

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Après près de quatre mois de mobilisation contre la réforme régissant leur profession, les avocats marocains ont décidé de suspendre leur mouvement de grève. L’Association du barreau marocain (ABAM) a annoncé cette décision à l’issue d’une session ordinaire organisée le 20 septembre à Rabat, prévoyant la reprise des activités professionnelles dans les différentes juridictions du royaume à partir du 7 octobre.

Cette suspension vise notamment à accorder un délai au nouveau gouvernement pour examiner les revendications de la profession. L’organisation met également en avant l’accumulation des dossiers judiciaires durant les mois d’août et de septembre, qui a contribué à accentuer les retards dans le traitement des affaires devant les tribunaux.

Pour autant, la reprise du travail ne signifie pas que le différend est réglé. Les avocats continuent de contester plusieurs dispositions de la loi n° 66.23, estimant que la réforme risque de porter atteinte à l’indépendance de leur profession. Ils critiquent également les modalités d’élaboration et d’adoption du texte, qu’ils jugent insatisfaisantes.

Malgré plusieurs mois de protestation, le projet a poursuivi son parcours législatif jusqu’à son adoption en août dernier. Le précédent gouvernement avait pourtant engagé des discussions avec les représentants des avocats afin de parvenir à des ajustements. Ces échanges n’ont cependant pas permis de dégager un compromis jugé acceptable par la profession.

En choisissant de suspendre la grève, l’ABAM entend ainsi donner une nouvelle possibilité au dialogue sans renoncer à ses principales revendications. L’organisation maintient ses réserves sur le contenu de la réforme et sur la procédure ayant conduit à son adoption.

La reprise des audiences et des activités des cabinets marque donc un retour au fonctionnement habituel des services judiciaires, mais laisse entier le débat sur l’avenir de la profession d’avocat au Maroc. L’évolution du dossier dépendra notamment de la réponse que les nouvelles autorités apporteront aux préoccupations exprimées par les représentants du barreau.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Le numéro deux de la police démissionne en pleine tempête judiciaire

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Le numéro deux de la police sud-africaine, Shadrack Sibiya, a démissionné lundi alors qu’il était suspendu de ses fonctions et confronté à plusieurs procédures portant notamment sur des soupçons de corruption et des accusations d’infractions sexuelles. Son départ a été annoncé au moment où devait s’ouvrir une audience disciplinaire le concernant.

Selon Athlenda Mathe, porte-parole de la police, les avocats de l’ancien haut responsable ont remis sa lettre de démission dès le début de la procédure. Elle a précisé que, compte tenu de l’existence d’une procédure disciplinaire au moment de son départ, celui-ci serait assimilé à une révocation pour conduite déshonorante.

Cette démission intervient alors que Shadrack Sibiya est détenu depuis son arrestation le mois dernier. Il est notamment accusé de viol et d’incitation à la prostitution d’un mineur, des faits qu’il conteste. L’examen de sa demande de mise en liberté sous caution a été reporté au 13 octobre.

En parallèle, l’ancien responsable policier est cité dans les travaux d’une commission d’enquête judiciaire chargée d’examiner des allégations de corruption au sein des forces de l’ordre sud-africaines et d’éventuelles connexions entre certains responsables et des réseaux criminels.

Présidée par le juge à la retraite Mbuyiseni Madlanga, cette commission a recueilli plusieurs témoignages mettant en cause Shadrack Sibiya. Des accusations portent notamment sur la réception présumée de sommes d’argent importantes et de cadeaux qui auraient été fournis par des personnes soupçonnées d’activités criminelles.

Lors de son propre témoignage devant la commission, Sibiya a rejeté les accusations formulées contre lui. Il était suspendu de ses fonctions depuis septembre 2025, alors que les investigations se poursuivaient sur les soupçons pesant sur lui.

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AFRIQUE

CÔTE D’IVOIRE – Affaire Sébastien Dano Djédjé : L’opposant placé sous contrôle judiciaire

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Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), fondé par l’ancien chef de l’État Laurent Gbagbo, fait désormais l’objet d’une procédure judiciaire portant sur plusieurs chefs d’accusation. Entendu le lundi 12 octobre 2026 par les autorités judiciaires à Abidjan, l’opposant a été mis en examen pour environ 17 infractions présumées, parmi lesquelles figurent notamment le meurtre et l’atteinte à la sûreté de l’État. À l’issue de son audition, il a été placé sous contrôle judiciaire.

L’information a été communiquée par son avocate, Me Roselyne Serikpa, à l’Agence France-Presse (AFP). Selon la défense, l’ancien ministre avait été convoqué devant les autorités judiciaires dans le cadre d’une procédure conduite par la section antiterroriste. Les charges évoquées comprennent également le vol, la destruction de biens publics et la participation à une manifestation interdite.

D’après son conseil, une partie des faits reprochés serait liée aux violences survenues pendant la période de l’élection présidentielle d’octobre 2025. L’avocate a toutefois indiqué ne pas disposer de précisions supplémentaires sur l’ensemble des éléments retenus contre son client.

Le contrôle judiciaire auquel Sébastien Dano Djédjé est soumis comporte notamment des restrictions concernant ses déplacements à l’étranger. Il ne peut quitter le territoire ivoirien sans l’autorisation des autorités compétentes. Son avocate conteste les conditions de la procédure et dénonce ce qu’elle considère comme une violation des règles applicables aux anciens membres du gouvernement.

Sollicité par l’AFP, le procureur de la République, Oumar Braman Koné, n’avait pas réagi dans l’immédiat aux déclarations de la défense.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de procédures judiciaires visant plusieurs responsables du PPA-CI. À la mi-septembre, Justin Koné Katinan, vice-président du parti, avait été placé en détention provisoire après l’ouverture d’une information judiciaire portant notamment sur des accusations liées aux troubles de la période électorale de 2025. Damana Pickass, autre cadre important de la formation politique, est également détenu depuis novembre dans un dossier comportant des accusations d’actes terroristes.

Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de militants et de responsables de l’opposition ont été arrêtés ou placés en détention, certains ayant depuis recouvré la liberté. Les autorités ivoiriennes soutiennent, pour leur part, que les procédures engagées ne sont pas motivées par l’appartenance politique des personnes concernées.

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