SANTÉ
SÉNÉGAL – Le président Macky comme responsable de la troisième vague de la covid-19 selon le CRD
Le Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) s’est réuni ce jeudi 15 juillet 2021 pour donner sa position sur la troisième vague du covid19. Le CRD composé essentiellement de leaders de l’opposition n’a pas raté le président Macky qu’il accuse comme étant le seul responsable de cette troisième vague. Ils ont dénoncé les manifestations organisées par le parti au pouvoir dans certaines localités du Sénégal.
Les leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique (CDR) est montée au créneau pour fustiger le comportement du président de la République Macky Sall sur sa gestion de la covid-19 ce jeudi 15 juillet à Dakar la capitale. Selon eux, le président de la République est « responsable de la troisième vague du covid19 au Sénégal ». Ces leaders se disent peiné de voir le président Macky Sall organiser des manifestations en plein crise sanitaire sans le respect des mesures barrières. Pour le CRD tous les sacrifices du peuple sénégalais pour éviter une éventuelle troisième vague du covid19 ont été anéanti par le gouvernement de Macky Sall pour des questions politiques.
Toujours selon le CRD “Tout le monde a constaté au Sénégal que malgré un système de santé défaillant et une politique sanitaire pour le moins désastreuse, femmes et hommes des établissements de santé du pays, du public comme du privé, ont tout entrepris, certains au risque de leur vie et celle de leurs familles et proches pour contenir la pandémie à Covid 19, jusqu’à réduire la prévalence à sa plus simple expression.”
Le CRD poursuit dans sa déclaration et revient à la charge : “Malheureusement tous leurs efforts et sacrifices ont été anéantis en quelques jours par la propension politicienne d’un Président de la république totalement irresponsable qui pensait pouvoir profiter d’une telle accalmie pour déplacer à travers le pays des foules mécaniques, beaucoup de personnes en faisant partie gracieusement, pour se faire valoir une popularité perdue aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Il n’y a aucun doute, par un comportement totalement irresponsable, Macky Sall est la principale cause et le principal responsable de la troisième vague de l’épidémie de Covid 19 qui a battu tous les records de contamination et qui n’épargne plus aucune contrée, conséquence des mégas manifestation qu’il a organisées au nord, au sud et au centre du pays, faisant venir de partout de malheureuses populations puisque désœuvrées et appauvries par les misères de ses différentes politiques publiques« .
Pour finir le Congrès de la Renaissance Démocratique a lancé un appel solennel aux citoyens Sénégalais à respecter les mesures barrières dictées par les autorités sanitaires pour vaincre le coronavirus.
À noter que le Sénégal a déjà enregistré plus de 50 000 cas positifs, plus de 43 000 ont été guéris et 1214 décès depuis le début de la pandémie.
SANTÉ
RD CONGO – La propagation d’Ebola inquiète au-delà des frontières
L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo met en lumière les fragilités structurelles d’un système de santé confronté simultanément à l’insécurité et à un manque de ressources. Face à une propagation jugée « rapide et étendue » par l’Organisation mondiale de la santé, la riposte s’organise dans l’urgence, sans garantie de maîtrise à court terme.
Dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia, les structures sanitaires peinent à absorber l’afflux de patients, alors que des centaines de cas suspects et de décès ont déjà été signalés. L’envoi de matériel médical et le déploiement d’experts internationaux témoignent d’une mobilisation accrue, mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

La situation est d’autant plus préoccupante que la souche identifiée, dite Bundibugyo, ne dispose pas encore de vaccin largement accessible ni de traitement validé. Cette contrainte scientifique ralentit considérablement les efforts de containment, obligeant les équipes à s’appuyer principalement sur des mesures de prévention, d’isolement et de suivi des contacts.
Sur le terrain, les conditions d’intervention restent extrêmement complexes. Dans plusieurs localités comme Rwampara, les équipes médicales évoluent dans des zones instables, parfois sans équipements suffisants. L’insécurité persistante entrave les opérations de dépistage et complique l’identification rapide des chaînes de transmission.

L’extension géographique de l’épidémie accentue les inquiétudes. Des cas suspects ont été signalés dans le Nord-Kivu, notamment à Butembo et Goma, carrefour stratégique déjà fragilisé par des tensions armées. Cette évolution fait craindre une diffusion plus large, difficile à contenir.
Au niveau politique, Félix Tshisekedi a appelé à la vigilance, tandis que Denis Mukwege insiste sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont commencé à déployer des mesures de soutien, combinant aide financière et dispositifs de prévention aux frontières.
La dimension régionale du risque se précise déjà. L’Ouganda a confirmé des cas liés à des mouvements transfrontaliers, signalant une possible propagation au-delà des frontières congolaises.
AFRIQUE
RD CONGO – L’OMS alerte sur une propagation “rapide et inquiétante” de l’épidémie d’Ebola
L’alerte sanitaire se renforce en Afrique centrale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé » par l’ampleur et la vitesse de propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires congolaises, la situation est déjà critique. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a annoncé un bilan provisoire d’environ 131 décès et 513 cas suspects recensés à travers le pays. Une dynamique inquiétante qui pousse les autorités à accélérer les mesures de riposte.
Propagation régionale
L’épidémie dépasse désormais les frontières congolaises. En Ouganda, deux cas ont été confirmés, dont un décès enregistré dans la capitale Kampala. Cette extension géographique renforce les craintes d’une crise sanitaire régionale majeure. Face à cette situation, l’OMS a officiellement classé la flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alerte. Un comité d’urgence devait être réuni afin de coordonner la réponse mondiale et définir les stratégies de contrôle.
Une souche sans traitement
L’épidémie actuelle est causée par la souche dite Bundibugyo du virus Ebola, particulièrement préoccupante. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique validé n’est disponible contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de containment. Depuis son apparition, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, confirmant sa dangerosité et sa capacité à provoquer des crises sanitaires majeures.
Une course contre la montre
Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, s’organisent pour contenir la propagation : surveillance accrue, isolement des cas suspects, sensibilisation des populations et renforcement des capacités hospitalières. Mais la rapidité de diffusion du virus et la forte mobilité dans certaines zones urbaines et frontalières rendent la situation particulièrement complexe, transformant cette épidémie en véritable course contre la montre.
SANTÉ
Malawi – Une nouvelle épidémie de poliomyélite déclarée après une détection à Blantyre
Les autorités sanitaires du Malawi ont officiellement déclaré une épidémie de poliomyélite, relançant les inquiétudes autour de cette maladie hautement contagieuse, deux ans après une précédente crise sanitaire majeure. L’annonce intervient après la confirmation de la présence du virus dans des échantillons environnementaux prélevés à Blantyre, la capitale économique du pays.
Dans un communiqué publié par le ministère de la Santé et de l’Assainissement, la résurgence de la poliomyélite est présentée comme une nouvelle phase critique, qualifiée de deuxième vague récente. Les analyses de laboratoire effectuées sur des matières fécales recueillies dans des toilettes publiques ont mis en évidence une circulation active du virus, signalant un risque élevé de propagation.
Le document, signé par le secrétaire principal du ministère, le Dr Dan Namarika, souligne la gravité de la situation, en particulier pour les enfants, considérés comme les plus vulnérables face à cette infection virale. La découverte du virus à Blantyre est interprétée comme un indicateur clair d’une menace imminente pour la santé publique nationale.
Face à cette alerte, le gouvernement appelle la population à une mobilisation immédiate. La vaccination est mise en avant comme le principal rempart contre la maladie, tandis que les citoyens sont invités à renforcer les pratiques d’hygiène et à coopérer pleinement avec les services de santé.
En coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les autorités affirment avoir déclenché les mécanismes d’intervention d’urgence. Les actions engagées incluent le renforcement de la surveillance épidémiologique, le déploiement de campagnes de vaccination ciblées et une intensification des actions de sensibilisation communautaire afin d’éviter une propagation à grande échelle.
La poliomyélite, qui s’attaque au système nerveux, peut provoquer des paralysies irréversibles, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Avant l’introduction massive des programmes de vaccination, la maladie avait laissé de nombreuses personnes handicapées au Malawi et à travers le continent africain, marquant durablement les systèmes de santé et les familles touchées.
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