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POLITIQUE

MADAGASCAR : L’artemesia a le vent en poupe.

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Pour renforcer la lutte contre la maladie virale Covi-19, la production de la plante médicinale artemesia sera intensifiée dans la région Haute Matsiatra. Le président de la République, Andry Rajoelina, accompagné de quelques membres du gouvernement, a effectué, hier, une descente à Fianarantsoa, pour diriger personnellement le lancement officiel de la distribution massive de la tisane Covid-Organics, et pour visiter la société « Bionexx SA », premier producteur de l’artemesia à Madagascar.

« Le Bionexx est parmi les premiers producteurs de l’artemesia dans le pays, et un acteur principal dans le domaine de la culture de cette plante médicinale. Nous projetons d »avoir une production annuelle de trois mille huit cent-trente (3 830) tonnes de feuilles d’artemesia pour fabriquer des médicaments antipaludiques. Le Chef de l’Etat nous a demandé d’accroître notre production annuelle, car l’Etat a besoin de matières premières pour fabriquer le sirop Covid-Organics », selon Dr Sylvain Giovanni Alson, docteur en Sciences pharmaceutiques et responsable de recherches et développement au sein de la société Bionexx S A.

Lors de la descente du Chef de l’Etat à Fianarantsoa, une opération de distribution de tisane de Covid-Organics et de dotation en masques de protection a été réalisée pour tous les élèves de classes d’examen qui devront reprendre les cours à partir de ce jour et de lundi.

« Le Covid-organics sera distribué gratuitement à chaque foyer dans tous les quartiers de Fianarantsoa, ainsi que des masques de protection », a expliqué Andry Rajoelina aux habitants de ce chef-lieu de la région Haute Matsiatra.

Source : Madagascar Tribune

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Un gouvernement de 30 ministres sous pression des attentes populaires

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Alors que les Sénégalais attendent la liste du nouveau gouvernement, le Premier ministre Al Aminou Lo, désigné par le président Bassirou Diomaye Faye, depuis le 25 mai dernier, annonce que la liste compte 30 ministres.

Voici la liste complète du nouveau gouvernement :

Monsieur Yankoba Djémé, ministre des Forces armées ;
* Monsieur Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan ;
* Monsieur Mouhamadou Maktar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;
* Monsieur Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ;
* Monsieur Moustapha Sarr, ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;
* Madame Marie Angélique Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités ;
* Monsieur Boubacar Camara, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ;
* Monsieur Abdourahmane Diouf, ministre de l’Énergie et du Pétrole ;
* Monsieur Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce ;
* Monsieur Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement ;
* Monsieur Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale ;
* Monsieur Ibrahim Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique ;
* Monsieur Moussa Balla Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire ;

* Monsieur Dethié Fall, ministre des Infrastructures ;
* Monsieur Bakary Sarr, ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement ;
* Monsieur Alwin John, ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire ;
* Monsieur Cheikh Oumar Ba, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage ;
* Monsieur Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique ;
* Monsieur Mamadou Lamine Dianté, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public ;
* Madame Clotilde, ministre de la Jeunesse et des Sports ;
* Monsieur Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme ;
* Monsieur Idrissa Sam, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique ;
* Monsieur Cheikh Oumar Seck, ministre des Mines et de la Géologie ;
* Monsieur Aliou Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique ;
* Monsieur Abdoullah Ndiaye, ministre des Transports terrestres et aériens ;
* Madame Ami Mara, ministre des Pêches et de l’Économie maritime ;

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AFRIQUE

NIGÉRIA – La peur s’installe dans les écoles, les enseignants déclenchent une grève illimitée

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Le climat d’insécurité gagne du terrain jusque dans les salles de classe au Nigeria. Dans l’État d’Oyo, au sud-ouest du pays, les enseignants ont décidé de hausser le ton en lançant une grève illimitée, après l’enlèvement de plusieurs élèves et membres du personnel éducatif.

À l’origine de cette mobilisation, une attaque survenue à la mi-mai contre trois établissements scolaires. Des hommes armés ont enlevé plusieurs enfants ainsi que des enseignants, plongeant toute la communauté éducative dans l’angoisse. Selon les autorités, les victimes comprennent des élèves très jeunes, âgés de seulement deux ans pour certains.

Si les enlèvements contre rançon sont devenus une réalité persistante dans certaines régions du nord du Nigeria, leur apparition dans une zone comme l’État d’Oyo marque une évolution inquiétante du phénomène. Cette extension géographique renforce le sentiment d’insécurité et alimente les craintes d’une généralisation de ces attaques.

Face à l’absence de résultats rapides dans les opérations de recherche, le Syndicat nigérian des enseignants a décidé de suspendre les cours dans les établissements publics. L’organisation dénonce une situation intenable et accuse les autorités de ne pas offrir des garanties suffisantes pour la sécurité des enseignants et des élèves.

Pour le syndicat, cette grève vise à exercer une pression directe afin d’accélérer les efforts de libération des otages. Mais elle traduit aussi un malaise plus profond : celui d’un système éducatif fragilisé par l’insécurité et le manque de protection.

Sur le terrain, les recherches se poursuivent, sans qu’aucune avancée décisive n’ait été annoncée. Cette incertitude prolongée accentue la colère des enseignants, qui redoutent désormais de devenir des cibles.

Au-delà de l’émotion suscitée par cet enlèvement, c’est toute la question de la sécurisation des écoles qui se pose avec acuité. Dans un pays confronté à des défis sécuritaires multiples, la protection des infrastructures éducatives apparaît plus que jamais comme une priorité.

La grève pourrait ainsi marquer un tournant, en contraignant les autorités à revoir leur stratégie face à une menace qui ne cesse de s’étendre.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le député Guy Marius Sagna défie la convocation judiciaire

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Un nouvel épisode vient raviver les tensions entre pouvoir judiciaire et représentation nationale au Sénégal. Le député et parlementaire communautaire Guy Marius Sagna a décidé de ne pas répondre à une convocation de la Section de Recherches de la gendarmerie, ouvrant un débat sensible sur les contours de l’immunité parlementaire.

Plutôt que de se présenter à l’audition prévue, l’élu a transmis un argumentaire juridique détaillé aux enquêteurs. Au cœur de sa démarche : une lecture stricte de la Constitution sénégalaise, qui encadre les conditions dans lesquelles un député peut être inquiété par la justice.

Selon lui, les dispositions constitutionnelles protègent les parlementaires contre toute forme de poursuite liée à l’exercice de leurs fonctions. Dans cette logique, il considère que même une convocation pour audition entre dans le champ des mesures incompatibles avec son statut, en l’absence d’une procédure préalable de levée d’immunité.

Cette position s’appuie sur une interprétation extensive de la notion de « poursuite », incluant les actes d’enquête. Une lecture qui n’est pas unanimement partagée et qui place les autorités judiciaires face à une zone grise du droit.

Le député insiste sur le fait que sa décision ne constitue pas un refus de coopérer avec la justice, mais une volonté de préserver l’équilibre institutionnel. À ses yeux, engager une procédure sans respecter les garanties constitutionnelles reviendrait à fragiliser l’État de droit.

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