AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL : Le Président Macky Sall a promulgué la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège
Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a promulgué, le 19 janvier 2021, après son adoption à l’Assemblée nationale, la loi relative à l’état d’urgence et à l’état de siège. Le chef de l’Etat demande ainsi aux membres du gouvernement de veiller à l’exécution stricte des dispositifs d’application de la loi modifiée susmentionnée, valables pour un mois renouvelable.
Le Président Macky Sall a promulgué la loi n° 2021- 18 modifiant la loi n° 69 – 29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège. La modification applicable, consacre, selon un communiqué de la Présidence, l’entrée en vigueur d’un troisième régime juridique qui gouverne désormais la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires.
Le couvre-feu, de 21 heures à 5 heures du matin, a ainsi été maintenu sur l’étendue des régions de Dakar et Thiès. « Il est signalé que nous ne sommes plus en état d’urgence. Toutefois, nous basculons, dans la gestion des catastrophes et crises sanitaires, avec l’édiction et l’application, par les membres du Gouvernement, les gouverneurs et préfets, de mesures sécuritaires et sanitaires. Il s’agit notamment du couvre-feu, de la réglementation des rassemblements, réunions et du port du masque, ainsi que de l’organisation des déplacements, du fonctionnement des transports publics et des commerces », lit-on dans le communiqué signé par le porte parole et coordonnateur de la Communication de la présidence de la République, Seydou Guèye.
Pour rappel, l’Assemblée nationale a voté, le 11 janvier 2021, le projet de loi n°46/2020 modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège, élargie dorénavant aux catastrophes naturelles ou sanitaires. Ainsi, l’intitulé de la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège devient “Loi relative à l’état d’urgence, à l’état de siège et à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires”. Le Président invite donc les populations à poursuivre les efforts de prévention individuelle et collective, pour endiguer la pandémie de Covid-19.
Depuis l’apparition du premier cas de coronavirus le 02 mars 2020, le Sénégal a enregistré au total 23 392 cas positifs dont 19 531 guérisons, 536 décès et 3 324 patients encore sous traitement.
AFRIQUE
GUINÉE – Le Premier ministre Amadou Oury Bah recadre le débat sur la Chine
Le Premier ministre de la Guinée, Amadou Oury Bah, a pris position contre les discours accusant la Chine d’imposer un « piège de la dette » aux pays africains, plaidant plutôt pour une remise en question des pratiques de gouvernance sur le continent.
S’exprimant en marge du Forum économique mondial organisé à Dalian, le chef du gouvernement a estimé que les difficultés d’endettement rencontrées par certains États africains ne peuvent être imputées uniquement aux partenaires extérieurs.
Selon lui, l’enjeu central réside dans la capacité des gouvernements à transformer les opportunités de coopération en bénéfices tangibles pour leurs populations. Il a notamment mis en garde contre une vision passive du développement, fondée sur l’idée que des partenaires étrangers pourraient, à eux seuls, impulser la croissance économique.
Le Premier ministre guinéen a insisté sur la nécessité d’une gouvernance rigoureuse, soulignant que l’efficacité des investissements dépend avant tout des choix stratégiques opérés au niveau national. Il a également rappelé que les partenariats internationaux, y compris avec la Chine, doivent s’inscrire dans une logique de responsabilité partagée.
Cette déclaration intervient dans un contexte où les relations entre la Chine et l’Afrique font l’objet de débats récurrents, notamment autour des questions de financement des infrastructures et de soutenabilité de la dette.
En appelant à davantage de lucidité et de responsabilité, Amadou Oury Bah repositionne le débat sur les enjeux internes de gestion publique, tout en défendant une approche pragmatique de la coopération internationale.
AFRIQUE
GUINÉE – Fin de l’exportation d’or brut, cap sur la transformation locale
La Guinée engage un tournant stratégique dans la gestion de ses ressources minières. Les autorités ont décidé d’interdire l’exportation d’or brut, une mesure destinée à favoriser le raffinage local et à maximiser les retombées économiques de cette filière clé.
Cette orientation a été annoncée par le président Mamadi Doumbouya, qui entend ainsi renforcer la souveraineté économique du pays. L’objectif est clair : transformer sur place une plus grande part de la production aurifère afin de créer de la valeur ajoutée, stimuler l’emploi et structurer une véritable industrie nationale autour de l’or.
Dans cette dynamique, les compagnies minières opérant en Guinée sont désormais tenues de se conformer à cette nouvelle réglementation. Le non-respect de cette interdiction pourrait entraîner des sanctions lourdes, allant jusqu’au retrait des permis d’exploitation.
Classée parmi les principaux producteurs du continent, la Guinée a exporté plus de 22 tonnes d’or au cours du premier trimestre de l’année. Jusqu’à présent, une part importante de cette production quittait le pays sous forme brute, limitant les bénéfices économiques directs pour l’État.
Pour accompagner cette réforme, une raffinerie d’or est en cours de finalisation à Conakry. Cette infrastructure stratégique devrait permettre de traiter localement la production nationale avant son exportation vers les marchés internationaux.
À travers cette décision, la Guinée s’inscrit dans une tendance continentale de plus en plus affirmée : celle de la transformation locale des ressources naturelles. Plusieurs pays africains adoptent des politiques similaires pour réduire leur dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et renforcer leur position dans les chaînes de valeur mondiales.
AFRIQUE
BÉNIN / NIGER – Vers une réouverture progressive de la frontière après des concertations stratégiques
Le Bénin et le Niger franchissent une nouvelle étape dans le processus de réchauffement de leurs relations bilatérales. Réunis à Cotonou, des comités d’experts des deux pays ont entamé des discussions techniques en vue d’une réouverture prochaine de leur frontière commune, fermée dans un contexte de tensions politiques.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique enclenchée après la visite officielle du président béninois Romuald Wadagni à Niamey, début juin, marquant une volonté affichée de normalisation entre les deux États.
Les travaux ont été coprésidés par le ministre d’État nigérien en charge de la Sécurité, le général Mohamed Toumba, et le ministre béninois de l’Intégration africaine, Adjadi Bakari. Les échanges, tenus au ministère des Affaires étrangères à Cotonou, se déroulent à huis clos et mobilisent plusieurs groupes de travail spécialisés.
Les discussions portent sur des dossiers sensibles et structurants, notamment les questions de sécurité et de défense, les mécanismes diplomatiques, les cadres juridiques ainsi que les enjeux économiques liés aux échanges transfrontaliers.
Si la perspective d’une réouverture de la frontière se précise, elle reste conditionnée à la signature préalable d’accords bilatéraux, en particulier dans les domaines sécuritaire, douanier et commercial. Ces préalables sont jugés essentiels pour garantir une reprise maîtrisée des flux de personnes et de marchandises.
-
AFRIQUE2 mois .SÉNÉGAL – Conseil des ministres : 24 nominations pour redessiner l’administration publique
-
FOOTBALL3 mois .SÉNÉGAL/MAROC – Une décision de la CAF aux multiples contradictions
-
AFRIQUE2 mois .SÉNÉGAL – 24 nominations en Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril 2026
-
AGRICULTURE3 mois .CÔTE D’IVOIRE – La chute des prix du cacao déclenche la colère des planteurs
-
JUSTICE3 mois .FRANCE – Gims en garde à vue dans une affaire de blanchiment international
-
CULTURE3 mois .SÉNÉGAL – Houleye Soukeina N’diaye, une candidate engagée entre héritage culturel et résilience
-
ECONOMIE2 mois .SÉNÉGAL – Forum PRICE 2026 : La diaspora sénégalaise à l’épreuve du réel
-
AFRIQUE2 mois .MALI – Kidal, Gao, Tombouctou : le nord sous pression


