CAMEROUN: Une application pour irriguer son champs .
Cette avancée technologique est l’oeuvre de Eric gyslain tiam Dzembouong. Ingénieur en génie électrique et expert en énergie renouvelable, Eric a développé l’application Agropad qui permet aux agriculteurs d’irriguer leur champs à distance par un simple sms.
Au terme de sa formation en énergie renouvelable au Séoul en Corée du Sud, Eric gyslain tiam dzembouong a décidé de retourner dans son pays d’origine le Cameroun. Il avait à l’idée de créer les conditions qui consisteraient à irriguer les champs dans sa région sans beaucoup d’efforts physique.
C’est ainsi qu’est née Agropad. Cette application permet d’amoindrir les efforts quotidiens auxquels les agriculteurs étaient confrontés. Le fonctionnement de son invention est simple. Agropad, une fois installée dans une plantation, permet aux agriculteurs de piloter le système d’irrigation à partir du téléphone portable, grâce à une application mobile et aux SMS.
Cependant, Agropad, malgré son efficacité de soutien aux agriculteurs, elle n’attire pas encore les investisseurs. Ces derniers, à l’instar d’une ONG dénommée Capital-risque Outlierz Ventures créée en 2017 pour investir dans les startups pourront éventuellement aider ce genre de projet pour sa vulgarisation dans toute l’étendue du territoire.
AFRIQUE
MAROC – À Fès, un musée fait revivre des siècles de patrimoine judéo-marocain
Dans l’ancien quartier juif de Fès, un musée consacré au patrimoine culturel judéo-marocain met en lumière une histoire pluriséculaire. À travers une collection de pièces historiques, de documents anciens et d’objets traditionnels, l’établissement retrace la présence juive au Maroc et entend transmettre aux nouvelles générations la mémoire d’une communauté profondément ancrée dans l’histoire du royaume.
Aménagée sur deux niveaux, l’exposition permanente propose un parcours consacré aux différentes dimensions de cet héritage. Le rez-de-chaussée revient sur plus de 2 500 ans de présence juive au Maroc, tandis que le premier étage présente l’organisation sociale et institutionnelle de la communauté. Les visiteurs peuvent notamment y découvrir l’histoire des synagogues, des écoles hébraïques et des tribunaux rabbiniques.
Les collections rassemblent une grande diversité d’objets : vêtements traditionnels, bijoux, instruments de musique, œuvres artistiques, archives et manuscrits anciens en hébreu. Ces pièces témoignent de la richesse des pratiques culturelles et religieuses de la communauté, mais également de ses interactions avec les autres composantes de la société marocaine.
Pour l’anthropologue Faouzi Skali, l’histoire judéo-marocaine constitue un élément important de la construction de l’identité nationale. Il rappelle notamment l’arrivée des Juifs séfarades après la Reconquista espagnole, tout en soulignant l’existence de traditions juives dans le monde amazigh bien avant cette période. Ces différentes trajectoires historiques ont contribué à façonner des relations entre populations amazighes, arabes, juives et musulmanes.
Le Grand rabbin de Casablanca, Joseph Israël, insiste également sur la valeur historique des objets conservés dans le musée. Les photographies, les pierres tombales, les textes et les manuscrits exposés constituent, selon lui, des traces concrètes de l’ancienneté de la présence juive au Maroc et des liens entretenus avec les populations musulmanes. Il considère cet espace comme un lieu de transmission du savoir historique, particulièrement destiné aux jeunes générations.
Aujourd’hui, la communauté juive vivant au Maroc est estimée à environ 3 000 personnes. Mais son rayonnement historique et culturel dépasse largement les frontières du pays. Serge Berdugo, président de la Fondation pour le patrimoine culturel judéo-marocain, évalue à près d’un million le nombre de Juifs d’origine marocaine établis à travers le monde. Malgré l’éloignement géographique, nombre d’entre eux conservent un attachement marqué à leurs origines et à leur identité marocaine.
AFRIQUE
MALI – Assimi Goïta en tournée à Niamey et Ouagadougou pour renforcer la coopération au sein de l’AES
Le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a effectué deux étapes diplomatiques au Niger et au Burkina Faso, le 5 novembre 2026. Reçu successivement à Niamey par Abdourahamane Tiani, puis à Ouagadougou par Ibrahim Traoré, le dirigeant malien a échangé avec ses homologues sur les enjeux sécuritaires, économiques et politiques de la Confédération des États du Sahel (AES).
Au Niger, cette visite officielle, organisée à l’invitation du président Abdourahamane Tiani, a été marquée par un entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État, suivi d’une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. Le communiqué conjoint publié à l’issue des discussions met particulièrement l’accent sur la situation sécuritaire dans l’espace confédéral et les efforts engagés contre les groupes armés.
Les deux dirigeants ont notamment salué les résultats attribués aux opérations de la Force unifiée de l’AES, qu’ils présentent comme des succès. Toutefois, le document officiel ne précise ni le nombre d’opérations menées, ni les résultats chiffrés obtenus, ni la période concernée. Ces appréciations relèvent donc de la communication officielle des autorités malienne et nigérienne.
Les présidents ont également dénoncé ce qu’ils décrivent comme des manœuvres de déstabilisation impliquant des mercenaires et des soutiens étatiques étrangers. Aucune identité d’État ou d’acteur n’a cependant été mentionnée dans le communiqué, qui expose sur ce point la position commune des deux dirigeants.
Au-delà des questions militaires, les échanges ont porté sur le renforcement de la coordination diplomatique entre les membres de l’AES. Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani ont estimé que cette concertation contribuait à consolider la visibilité et la représentation de la Confédération dans les espaces sous-régionaux, régionaux et internationaux.
Le volet économique a également occupé une place importante dans les discussions. Les deux parties ont évoqué la facilitation de la circulation des personnes et des marchandises, le développement des infrastructures de transport, la transformation agro-industrielle ainsi que la valorisation des ressources énergétiques et minières. Le communiqué fait état de pistes de coopération et d’actions de coordination, sans annoncer de nouveaux financements, de projets attribués ou d’échéances précises.
À l’issue de la rencontre, Assimi Goïta a invité son homologue nigérien à effectuer une visite officielle au Mali. Abdourahamane Tiani a accepté cette invitation, dont la date sera communiquée ultérieurement par les canaux diplomatiques.
La tournée du président malien s’est poursuivie au Burkina Faso. Accueilli en début de soirée à Ouagadougou par le capitaine Ibrahim Traoré, Assimi Goïta y a effectué une visite qualifiée d’amitié et de travail par la présidence burkinabè.
Les deux chefs d’État se sont entretenus au salon d’honneur. Selon le compte rendu publié par les autorités du Burkina Faso, leurs discussions ont notamment concerné les perspectives de développement, la lutte contre le terrorisme dans l’espace AES, l’intégration africaine ainsi que plusieurs questions liées à l’actualité internationale.
ART
SÉNÉGAL – Biennale de Dakar : OH Gallery ouvre ses portes aux héritages et aux créations contemporaines
À l’occasion de la 16e Biennale de Dakar et de la 15e édition du Partcours, OH Gallery déploie une programmation consacrée aux héritages artistiques africains et aux formes contemporaines de création. Jusqu’au 6 février 2027, la galerie installée dans le quartier du Plateau accueille notamment deux expositions dédiées aux artistes Amina Benbouchta et Abdoulaye Ndoye, tout en inaugurant un espace consacré à la mémoire et aux filiations de l’art sénégalais.
Présente dans le paysage culturel dakarois depuis 2018, OH Gallery entend participer à la valorisation d’artistes et de parcours parfois peu représentés dans les grands récits de l’histoire de l’art africain. Cette ambition s’est notamment concrétisée en 2026 avec la création de OH Institute, une structure à but non lucratif dont les activités portent sur la conservation des archives et la production de connaissances autour des pratiques artistiques du continent.
L’artiste marocaine Amina Benbouchta occupe l’espace principal avec « Like any others », sa deuxième exposition personnelle dans la capitale sénégalaise. À travers un ensemble d’œuvres mêlant peinture, sculpture, textile et installations olfactives, elle développe une réflexion autour de la notion de seuil, envisagée comme un espace de transition, de séparation et d’expérience personnelle.
Structuré en trois séquences — Immersion, Seuil et Contemplation — le parcours aborde notamment les questions liées à la condition féminine et aux normes sociales qui encadrent le corps des femmes. L’artiste détourne certains objets symboliques, tels que la crinoline et les chaussures à talons hauts, pour interroger les rapports de domination et les mécanismes de contrôle exercés sur les corps.
L’exposition fait également écho aux relations historiques et culturelles entre le Maroc et le Sénégal. Une tapisserie conçue avec la participation de brodeuses des deux pays illustre cette volonté de rapprocher les savoir-faire et les héritages artistiques au-delà des frontières géographiques.
Dans la Project Room, OH Gallery consacre une exposition intitulée « Épisode » à Abdoulaye Ndoye. Né à Dakar en 1951, cet artiste multidisciplinaire développe depuis plusieurs décennies une démarche singulière autour de l’écriture, du signe et de leur transformation plastique. Formé notamment à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, il a élaboré un procédé qu’il désigne sous le nom de « tremblement ».
À travers cette technique, les signes d’écriture deviennent des compositions graphiques et des arabesques qui prennent forme sur des parchemins et des supports en papier fabriqués par l’artiste. Son travail explore ainsi les frontières entre langage, abstraction et expression visuelle.
La programmation de la galerie s’étend également à la préservation du patrimoine artistique sénégalais avec l’ouverture d’un showroom privé baptisé « Ce qui demeure, modernités sénégalaises, filiations et héritages ». Accessible sur rendez-vous, cet espace rassemble des œuvres historiques et contemporaines, notamment de Seyni Awa Camara, Soly Cissé et Viyé Diba. Il ambitionne de mettre en évidence les continuités entre les générations d’artistes, de documenter les héritages et de favoriser la circulation des œuvres sur le marché secondaire.
Un autre espace, baptisé « Le Store », vient compléter le dispositif avec une sélection d’esquisses, de petites peintures et de publications consacrées aux arts du continent africain.
OH Gallery sera également représentée dans l’exposition internationale de la 16e Biennale de Dakar, organisée autour du thème « (Anti)fragilité ». Deux artistes accompagnés par la galerie, le Sénégalais Aliou Diack et l’Égyptienne Souad Abdelrasoul, ont été retenus pour participer à cette exposition présentée à l’Ancien Palais de Justice.
-
A LA UNE2 mois .SÉNÉGAL – De Pikine à Londres, SOLMA veut faire défiler le Sénégal sur la scène internationale
-
AFRIQUE2 mois .GUINÉE – Mamadi Doumbouya à Abidjan : La sécurité et le renseignement au cœur des discussions avec Alassane Ouattara
-
CULTURE3 mois .SÉNÉGAL – Viviane Chidid annonce un concert exceptionnel pour ses 26 ans de carrière
-
AFRIQUE3 mois .CÔTE D’IVOIRE /MAURITANIE – Alassane Ouattara et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani renforcent leur coopération
-
EUROPE3 mois .FRANCE – Montpellier : Deux héros SÉNÉGALAIS agressés et laissés à la rue
-
AFRIQUE3 mois .BÉNIN – Patrice Talon élu président du Sénat
-
CULTURE3 mois .SÉNÉGAL – Positive Black Soul célèbre 37 ans de hip-hop au Grand Théâtre de Dakar
-
AFRIQUE3 mois .TANZANIE – Un journal suspendu six mois après un article sur les tensions au sommet de l’État

