CULTURE
CÔTE D’IVOIRE – ‘‘Gadé Nou Fas a Fas’’ : Valérie Tribord et Monique Séka, un duo transatlantique
Disponible depuis le 28 mai 2025 sur toutes plateformes de téléchargement, le tandem Valérie Tribord, chanteuse guyanaise, et Monique Séka, icône ivoirienne et de l’Afro-zouk, slalome tout en douceur entre une ode aux racines africaines et un hymne à la résilience sur ‘‘Gadé Nou Fas a Fas’’. Un duo magistral qui captive.
Lumineux retour de deux reines
De la Guyane française à la Côte d’Ivoire, les noms de ces deux icônes de la musique, Valérie Tribord et Monique Séka, ont fait les beaux jours des musiques africaine et afro-caribéenne. Ce duo représente une sorte de pont – de lianes – entre l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest. Les deux anciennes gloires de la chanson des années 80 reviennent avec une chanson chaude comme la braise. Elle est intitulée : ‘‘Gadé Nou Fas a Fas’’. Cette chanson, à la croisée du kompa, de l’Afrobeat et du zouk, s’écoute comme une conversation entre deux continents.
Valérie Tribord, l’Amazone
Valérie Tribord, surnommée ‘‘l’Afro-Amazonienne’’, est l’une des figures majeures de la scène afro-caribéenne. Après avoir conquis un large public avec ‘‘Mon Voyage #1’’, elle revient en force avec cette nouvel album qui parle d’introspection et d’ouverture au monde. Dans un autre extrait de l’album, ‘‘Briyé Ansanm’’, elle invite chacun à briller ensemble, à se relever malgré les blessures du passé. Ce titre apaisé laisse entrer la lumière dans les cœurs et les âmes de tous ceux qui l’écoute.
Une collaboration transatlantique
Au début de ‘‘Gadé Nou Fas a Fas’’, le débit est souple et enjoué, Valérie file à toute allure sur le beat, faisant claquer les consonnes à la manière d’une cantatrice. Ce singulier duo confirme tout le potentiel de ces deux artistes qui parviennent à faire sonner le créole et l’athié comme personne, entre ode aux racines et hymne à la résilience. Ce qui frappe dans la musique de Valérie Tribord, c’est cette capacité à mêler engagement, spiritualité et groove. ‘‘Gadé Nou Fas a Fas’’ ne se contente pas d’être un hit pour les pistes de danse : c’est aussi un chant de mémoire, un clin d’œil aux peuples colonisés, un appel à regarder notre histoire en face. Avec Monique Séka à ses côtés, la portée est décuplée : deux voix de femmes fortes qui refusent de baisser les yeux.
Une sonorité métissée
Disponible sur toutes les plateformes de streaming (Spotify, YouTube, Apple Music…), Valérie Tribord est une artiste afro-caribéenne majeure. En effet, elle est capable de faire danser autant que de faire réfléchir. Cette chanson, en créole guyanais, ivoirien et en athié (langue de Côte d’Ivoire), montre que la musique transcende les frontières. Les deux chanteuses se questionnent et se répondent dans un dialogue musical qui va au-delà des frontières et les générations.
Crédit photo : Page Valérie Tribord
CULTURE
SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar
Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.
Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.
CINÉMA
RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN
Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.
Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.
Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.
Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.
Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.
Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.
CULTURE
TUNISIE – Le Festival de jazz de Tabarka renaît après six ans d’absence
Après plusieurs années d’interruption, le Festival de jazz de Tabarka signe son grand retour en Tunisie. Suspendu pendant six ans en raison de difficultés économiques, cet événement emblématique retrouve sa place dans le paysage culturel et touristique du pays.
Parmi les artistes présents, Dee Dee Bridgewater s’est dite particulièrement enthousiaste de participer à cette nouvelle édition, saluant la relance d’un festival historique qui a marqué des générations de mélomanes.
Située entre mer et montagne, la ville de Tabarka espère tirer profit de ce renouveau. Le festival constitue en effet un levier stratégique pour relancer l’attractivité touristique de la région, attirant des visiteurs venus de divers horizons.
Les autorités tunisiennes du tourisme se félicitent de cette reprise. Pour elles, la renaissance du festival représente une opportunité de dynamiser l’économie locale et de redonner de la visibilité à une destination reconnue pour son patrimoine culturel et naturel.
Au-delà des concerts, l’événement sert également de vitrine pour les activités économiques locales. Expositions, artisanat et commerces bénéficient de l’afflux de visiteurs, offrant un souffle nouveau à une ville affectée par la conjoncture économique.
Les acteurs locaux espèrent désormais inscrire ce retour dans la durée. Lancé il y a plus d’un demi-siècle, le Festival de jazz de Tabarka demeure un symbole fort de la scène culturelle tunisienne et un moteur essentiel pour l’économie régionale.
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