AFRIQUE CENTRALE
GABON – Ali Bongo Ondimba récompense les meilleurs élèves du pays.
Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a décerné ce mardi 7 septembre 2021, des prix aux lauréats du concours meilleurs élèves du Gabon durant l’année scolaire 2020-2021. Une distinction très honorifique pour ces élèves qui se sont battus pour en arriver là.
Ali Bongo Ondimba a présidé ce mardi 7 septembre 2021 la remise des prix aux lauréats du concours meilleurs élèves du Gabon. Une rencontre riche en échanges et perspectives. Ces meilleurs élèves ont eu la chance de rencontrer le président gabonais. Une bonne chose pour la suite de leur cursus scolaire. « J’ai remis ce mardi les récompenses aux lauréats du concours des meilleurs élèves du Gabon durant l’année scolaire 2020-2021 », a déclaré le chef de l’État gabonais.
Le président Ali Bongo Ondimba a saisi cette occasion pour féliciter et encourager ces élèves. Il n’a pas manqué de leur rappeler qu’ils sont l’avenir du Gabon. « Ces filles et ces garçons, qui viennent de tous les milieux sociaux et de toutes les provinces du pays, sont des modèles pour l’ensemble de notre jeunesse. Ils sont la preuve que l’on peut réussir et atteindre l’excellence grâce au travail et à l’effort. Ils incarnent l’avenir de notre pays. Soyons-en fiers ! » a-t-il lancé.
Cette cérémonie qui tourne autour de l’éducation est très importante pour l’école gabonaise car elle récompense les meilleurs en obligeant les autres à redoubler d’efforts.


AFRIQUE
RD CONGO – Ebola : Bunia rouvre, mais le risque persiste
Après plusieurs jours de fermeture imposée par l’urgence sanitaire, l’aéroport de Bunia rouvre progressivement ses portes aux vols commerciaux, marquant une nouvelle étape dans la gestion de l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo.
Décidée dans un contexte de forte circulation du virus, la suspension des activités aériennes avait pour objectif de contenir les risques de propagation. Seuls les vols humanitaires et médicaux avaient été maintenus, garantissant la continuité des interventions d’urgence dans la province de l’Ituri, particulièrement touchée.
Les autorités congolaises affirment aujourd’hui avoir consolidé les dispositifs de contrôle sanitaire au sein de l’infrastructure aéroportuaire. Cette montée en puissance des mécanismes de surveillance, combinée à une évaluation jugée satisfaisante par les services compétents, a conduit à autoriser une reprise progressive des opérations.
La décision de rouvrir l’aéroport ne se limite pas à un enjeu de mobilité. Elle répond également à des impératifs économiques et logistiques majeurs. Bunia constitue en effet un point névralgique pour l’acheminement des biens, le déplacement des populations et le déploiement des acteurs humanitaires dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité.
Cependant, cette reprise intervient dans un climat de vigilance accrue. L’épidémie d’Ebola continue de faire des victimes, non seulement en RDC mais aussi dans certaines zones frontalières, notamment en Ouganda. Face à cette situation, les autorités, avec l’appui de partenaires internationaux, poursuivent les opérations de dépistage, de suivi des cas contacts et de sensibilisation des populations.
La réouverture de l’aéroport de Bunia apparaît ainsi comme un pari mesuré : relancer les activités essentielles sans compromettre les efforts de riposte sanitaire. L’efficacité des dispositifs mis en place dans les prochains jours sera déterminante pour éviter toute nouvelle flambée liée aux flux de voyageurs.
AFRIQUE
RD CONGO – Nouvelle vague de frappes de drones à Kisangani
En République démocratique du Congo, une nouvelle vague de frappes de drones illustre l’intensification du conflit, touchant aussi bien des zones sous contrôle gouvernemental que des positions rebelles.
Kisangani ciblée par plusieurs explosions
Dimanche en fin d’après-midi, aux alentours de 17h30, plusieurs détonations ont été enregistrées à l’aéroport de Bangboka, situé à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Au total, neuf explosions ont été recensées entre dimanche soir et lundi matin, selon les autorités locales.
Ces incidents ont conduit à l’annulation de deux vols. Aucune perte humaine n’a été signalée à ce stade, mais l’ampleur des dégâts matériels reste encore à déterminer. Il s’agirait de la quatrième attaque visant cet aéroport stratégique, et la piste de frappes de drones est fortement privilégiée. Une enquête a été ouverte pour établir les responsabilités.
Des accusations croisées dans l’est du pays
Ces frappes interviennent dans un contexte de combats persistants dans l’est du pays. Le mouvement rebelle AFC/M23 accuse les forces gouvernementales d’avoir mené des attaques similaires contre ses positions au Nord-Kivu.
Plusieurs localités sont citées, notamment Rumangabo — où se situe le parc national des Virunga — ainsi que la zone minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi, et certaines zones de Minembwe. Le groupe rebelle affirme que des infrastructures ont été touchées et que des civils figurent parmi les victimes.
Un cessez-le-feu fragilisé
Aucune des parties n’a officiellement revendiqué les frappes, mais les accusations réciproques se multiplient, fragilisant davantage le cessez-le-feu conclu en avril en Suisse. Cet accord semble de plus en plus violé, dans un contexte de méfiance persistante.
Le groupe de contact international pour la région des Grands Lacs — comprenant notamment la Belgique, la France, les États-Unis et l’Union européenne — a récemment condamné l’usage croissant des drones et la hausse des victimes civiles.
Une guerre qui s’intensifie depuis 2025
La région de l’est congolais est en proie à des violences chroniques depuis plus de trois décennies. Toutefois, les affrontements ont connu une nette escalade début 2025, lorsque les combattants du M23, soutenus par le Rwanda, ont pris le contrôle de villes stratégiques comme Goma et Bukavu, dépassant les forces gouvernementales.
Les drones, nouvel outil de guerre
Depuis plusieurs mois, l’usage des drones s’est imposé comme un élément central du conflit. Les forces armées congolaises ont acquis des drones d’attaque, notamment d’origine turque et chinoise, pour cibler les positions rebelles.
De leur côté, les combattants du M23 utilisent également cette technologie, visant des infrastructures stratégiques, comme l’aéroport de Kisangani, utilisé pour des opérations militaires et logistiques du gouvernement.
AFRIQUE
RD CONGO – L’OMS alerte sur une propagation “rapide et inquiétante” de l’épidémie d’Ebola
L’alerte sanitaire se renforce en Afrique centrale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé » par l’ampleur et la vitesse de propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires congolaises, la situation est déjà critique. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a annoncé un bilan provisoire d’environ 131 décès et 513 cas suspects recensés à travers le pays. Une dynamique inquiétante qui pousse les autorités à accélérer les mesures de riposte.
Propagation régionale
L’épidémie dépasse désormais les frontières congolaises. En Ouganda, deux cas ont été confirmés, dont un décès enregistré dans la capitale Kampala. Cette extension géographique renforce les craintes d’une crise sanitaire régionale majeure. Face à cette situation, l’OMS a officiellement classé la flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alerte. Un comité d’urgence devait être réuni afin de coordonner la réponse mondiale et définir les stratégies de contrôle.
Une souche sans traitement
L’épidémie actuelle est causée par la souche dite Bundibugyo du virus Ebola, particulièrement préoccupante. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique validé n’est disponible contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de containment. Depuis son apparition, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, confirmant sa dangerosité et sa capacité à provoquer des crises sanitaires majeures.
Une course contre la montre
Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, s’organisent pour contenir la propagation : surveillance accrue, isolement des cas suspects, sensibilisation des populations et renforcement des capacités hospitalières. Mais la rapidité de diffusion du virus et la forte mobilité dans certaines zones urbaines et frontalières rendent la situation particulièrement complexe, transformant cette épidémie en véritable course contre la montre.
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