CULTURE
BEYROUK REMPORTE Le PRIX LITTERAIRE LES AFRIQUES 2023. – Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com
Le PRIX littéraire LES AFRIQUES 2023 a été attribué à BEYROUK pour son roman SAARA paru en 2022 aux éditions ELYZAD.
Saara est un roman choral dans lequel s’élèvent trois voix.
Trois destins complexes qui s’entremêlent, s’entrelacent au rythme de l’écriture en poésie de l’excellent BEYROUK.
A travers cette polyphonie, on entend la dénonciation des inégalités sociales et raciales, les dangers des intégrismes religieux, les défis du respect de la nature et de la préservation du territoire et enfin les méfaits de la mondialisation.
Pour autant, la splendeur et la justesse des mots de BEYROUK mettent le lecteur en face d’un récit engagé, engageant et méditatif sur les conséquences de la folie des Hommes.
EXTRAITS :
« Là, au fond de moi je sens un vide qui crie, un désir de bras qui serrent, de cœurs qui embrassent, d’étreintes qui durent plus qu’un instant ».
« Mais j’ai saisi, en côtoyant les grands espaces et les esprits simples, ce qu’avaient voulu m’expliquer nos ascètes : que chaque personne possède sa propre réponse et qu’elle ne peut qu’être en elle, et qu’elle ne vient qu’à son heure. ».
LE LAUREAT :
BEYROUK est né à Atar dans le Nord mauritanien. Journaliste pendant de nombreuses années, il a fondé le premier journal indépendant de Mauritanie et présidé la première association de presse indépendante.
Il vit à Nouakchott, en Mauritanie, où il est reconnu comme l’une des voix essentielles de la littérature. Ses nouvelles et ses romans sont lus et traduits à l’étranger, notamment :
- Et le ciel a oublié de pleuvoir (roman, Dapper, 2006) ;
- Nouvelles du désert (nouvelles, Présence Africaine, 2009) ;
- Le griot de l’émir (roman, Elyzad, 2013) ;
- Le Tambour des larmes (roman, Elyzad, 2015) ;
- Je suis seul (roman, Elyzad, 2018) ;
- Parias (roman, Sabine Wespieser, 2021) ;
- Le silence des horizons (roman, Elyzad, 2021) ;
- Saara (roman, Elyzad, 2022).
LE JURY :
Cette année 2023, le jury présidé par le professeur Ambroise KOM était, par ordre alphabétique des prénoms, constitué de :
- Adélaïde FASSINOU (écrivaine) ;
- Alphoncine BOUYA (écrivaine) ;
- Boubacar Boris DIOP (écrivain) ;
- Hortense SIME (médecin) ;
- Josias SEMUJANGA (professeur de littérature) ;
- Philippe BONVIN (écrivain et bibliothécaire) ;
- Sada KANE (journaliste).
LA DOTATION :
Le lauréat reçoit un montant d’Euros 6’000 et une œuvre d’art du peintre Momar Seck, d’une valeur d’Euros 3’000. Par ailleurs, La Maison d’édition Flore ZOA achète les droits de l’œuvre primée pour la zone « Afrique francophone » en cas d’accord avec l’éditeur. La réédition est ensuite imprimée à environ 10 000 exemplaires pour être principalement distribuée gratuitement dans des lycées, collèges, universités et lieux de culture en Afrique.
LES FINALISTES :
Les romans suivants avaient été sélectionnés par le comité de lecture :
- Saara, Beyrouk (Elyzad) ;
- Le feu du milieu, Touhfat Mouhtare (Le bruit du monde) ;
- La ligne de couleur, Igiaba Scego (Dalva) ;
- Si le soleil se dérobe, Nicole Dennis-Benn (L’aube) ;
- La maison en pierre, Novuyo Rose Tshuma (Actes Sud).
LA CENE LITTERAIRE
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SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice
a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.
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Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
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