EUROPE
SUISSE – La banque centrale suisse entend tirer les leçons de la crise de Credit Suisse
La banque centrale suisse entend tirer les leçons de la crise qui a secoué Credit Suisse et prendre les mesures appropriées pour renforcer la capacité de résistance des banques, indique-t-elle jeudi 22 Juin 2023 dans son rapport annuel sur la stabilité financière selon l’AFP.
En mars, la Banque nationale suisse (BNS) a dû voler à la rescousse du numéro deux du secteur bancaire helvétique lorsqu’il a été confronté à une grave crise de confiance.
Elle lui avait d’abord accordé un prêt de l’ordre de 50 milliards de francs suisses (50,9 milliards d’euros à taux actuels), puis avait participé à son sauvetage en négociant aux côtés des autres autorités suisses son rachat par UBS, mettant alors à disposition deux lignes de liquidités de 100 milliards chacune.
« Il est crucial de tirer les leçons de la crise chez Credit Suisse », écrit la BNS dans ce rapport.
Comme UBS, Credit Suisse était classée parmi les banques considérées comme trop grosses pour faire faillite et donc soumise à des exigences plus strictes.
« Mais la cause de cette crise du Credit Suisse n’a pas été un choc macroéconomique comme présumé dans les scénarios de stress de la BNS. Plutôt, cette crise a été le résultat d’incidents répétés au sein de la banque elle-même », relève la banque centrale.
Le Credit Suisse a été secoué par des scandales à répétition, qui ont terni sa réputation. Malgré un projet de lourde restructuration, la banque n’est pas parvenue à rassurer les investisseurs lorsqu’un mouvement de panique s’est emparé des marchés mi-mars dans le sillage de la faillite de la banque américaine SVB.
Cette crise soulève plus de points, notamment concernant les exigences en matière de capitaux que la banque était obligée de mettre de côté pour tenir le choc en cas de crise.
Si ces exigences étaient « nécessaires », elles n’étaient toutefois « pas suffisantes », selon ce rapport de la BNS qui rappelle que les ratios de Credit Suisse étaient bien plus élevés que ce qu’exige la réglementation.
Elle observe également que les obligations dites AT1, des instruments complexes mis en place après la crise financière de 2008, n’ont aidé à absorber les pertes que « lorsque le point non-viabilité était imminent » et que « l’intervention de l’Etat est devenue nécessaire ».
Une analyse doit donc être menée concernant les mesures applicables aux banques considérées comme trop grosses pour faire faillite, souligne la BNS.
EUROPE
ROYAUME-UNI – Londres menace l’Angola, la Namibie et la RDC de restrictions de visas
Le Royaume-Uni a menacé, lundi 17 novembre, de restreindre l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la RDC, accusant ces pays de ne pas coopérer au retour de leurs ressortissants en situation irrégulière. Selon le secrétaire d’État britannique Alex Norris, ils disposent d’un mois pour améliorer leur collaboration.
Les restrictions viseraient d’abord les visas de tourisme et visas VIP, et pourraient être élargies à d’autres pays jugés peu coopératifs ou ayant un taux élevé de demandes d’asile. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a averti que « le retour de leurs ressortissants » est désormais une condition pour conserver l’accès aux visas britanniques.
Cette annonce intervient alors que Londres prépare une vaste réforme migratoire destinée à réduire les arrivées irrégulières depuis la France. Parmi les mesures prévues : réduction de la protection offerte aux réfugiés, limitation de l’accès aux aides sociales et accélération des expulsions grâce à un encadrement plus strict des recours à la Convention européenne des droits de l’homme.
Depuis le 1er janvier, 39 292 migrants ont atteint le Royaume-Uni à bord de petites embarcations, dépassant déjà les chiffres de 2024. Les demandes d’asile ont, elles, augmenté de 18 % l’an dernier, malgré une tendance à la baisse dans l’Union européenne.
EUROPE
GRÈCE – Vaste scandale de fraude aux subventions agricoles européennes, 37 personnes arrêtées
La police grecque a annoncé, ce mercredi, l’arrestation d’au moins 37 personnes, dans le cadre d’une vaste fraude aux subventions agricoles de l’Union européenne, impliquant des millions d’euros de malversations.
«Les autorités policières ont procédé à des dizaines d’arrestations dans le cadre du scandale de l’OPEKEPE —l’organisme grec chargé du versement des aides agricoles européennes— à la suite d’une opération menée simultanément dans plusieurs régions de Grèce », indique un communiqué. La police précise que 37 personnes ont été interpellées, dans un premier temps.
Source : mosaiquefm
EUROPE
FRANCE – Nicolas Sarkozy menacé à la prison de la Santé : “On va venger Kadhafi”
L’incarcération de l’ancien président français Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé, à Paris, continue de provoquer des remous. Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent plusieurs détenus proférant insultes et menaces à l’encontre de l’ex-chef d’État, suscitant l’indignation et relançant le débat sur les conditions de détention des personnalités politiques.
Selon L’Internaute et l’agence Anadolu, des prisonniers ont passé une partie de la nuit à interpeller Nicolas Sarkozy, récemment écroué à la suite de sa condamnation dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Les cris, lancés depuis différentes cellules, visaient directement l’ancien président : « Oh Sarko, réveille-toi ! », ou encore des propos à caractère injurieux.
Toujours selon ces sources, Nicolas Sarkozy, placé à l’isolement pour sa sécurité, aurait été empêché de dormir plusieurs heures. Dans certaines séquences diffusées en ligne, des détenus auraient même lancé des menaces explicites : « On va venger Kadhafi ».
Ces allusions font écho à l’affaire du financement libyen présumé, qui continue d’alimenter les polémiques. Depuis des années, plusieurs médias et sources proches de l’ancien régime libyen soutiennent que l’intervention militaire française de 2011, décidée sous la présidence de Sarkozy, visait aussi à empêcher Mouammar Kadhafi de révéler publiquement les fonds versés à Paris.
Paris a toujours nié toute implication dans la mort du dirigeant libyen, tué à Syrte en octobre 2011. Aucune preuve tangible n’a, à ce jour, confirmé les accusations selon lesquelles des services français auraient joué un rôle direct dans sa capture ou son exécution.
-
CULTURE2 mois .GUINÉE – Azaya, comme un cri de conquête, à l’Arena
-
Tech2 mois .L’Annuaire Africain : la digitalisation et la créativité au service de l’entrepreneuriat africain
-
CULTURE2 mois .SÉNÉGAL – “Mémoires mélancoliques” ou de la tragique nécessité de la poésie de Mansor Diop
-
EUROPE3 mois .FRANCE – Histoire et mémoire : Paris rend trois crânes Malgaches
-
AFRIQUE1 mois .MADAGASCAR/COMORES – Les diasporas et forces vives de l’océan indien appellent à une transition démocratique exemplaire
-
ASIE3 mois .AFGHANISTAN – Plus de 1400 Victimes dans le Séisme de Magnitude 6
-
CULTURE2 mois .CÔTE D’IVOIRE – La cheffe Sonia Marty Sokouri brille à la Private Chef World Cup 2025
-
ECONOMIE3 mois .MADAGASCAR – Polémique autour de la réforme de la loi sur les grands investissements miniers


