ECONOMIE
LES ANTILLES : Aurélie Alama, Celle qui rêve que les femmes libèrent leur potentiel.
Aurélie Alama est une jeune femme de 31 ans, originaire des Antilles plus précisément de la Martinique. Elle est arrivée en France en 2004 après avoir obtenu un Bac S. Elle a ensuite suivi un cursus universitaire scientifique pour devenir ingénieur en biothérapies cellulaires et géniques. Après la validation de son Master II, elle a vite compris que le monde du salariat ne lui conviendrait pas. Elle a ainsi dès la sortie de la fac, décidé de se lancer dans l’entreprenariat et c’est comme cela qu’elle a été sa 1ere société dans le domaine de la formation. Elle a ensuite commencé en parallèle une activité dans le marketing relationnel, ce qui lui a permet de se rendre compte qu’elle avait des talents encore sous-exploités. Cette activité lui a beaucoup apportée et lui apporte encore plus aujourd’hui. Elle est également coach et elle organise des évènements autour du leadership et de l’entreprenariat au féminin.
C’est quoi le concept « Femme libère ton potentiel »?
Femme libère ton potentiel est un concept autour du leadership au féminin. L’idée est de valoriser la femme, ses capacités, ses compétences et ses talents. Il s’agit de leurs permettre de comprendre qu’elles peuvent réussir quelque soient leurs origines sociales, ethniques, quelque soit leur situation passé ou présente et quelque soit le domaine dans lequel elles veulent se déployer dans le monde du salariat ou entreprenariat. Notre première édition s’est déroulée du côté d’Opéra au Vendôme Club le 31 Mars 2017 pour clôturer le mois de la femme. Nous avons été agréablement surprises de voir que plus de 120 femmes avaient répondu présentes à cette invitation. La soirée s’est articulée autour d’interventions d’oratrices, de femmes à succès qui ont su échanger et partager leur expérience dans les secteurs du développement personnel, de l’immobilier, de la géopolitique, du coaching sportif, du maquillage, de l’artisanat. Il y avait aussi des défilés de créateurs, des ateliers make-up et une tombola.
Grâce au succès de la première édition, une deuxième a eu lieu ? Pourquoi ?
Fort de ce succès, nous avons décidé de réitérer l’événement avec une deuxième édition qui a eu lieu le 11 Juin au M Georges sur les champs Elysées, 150 femmes étaient présentes. Au programme : des conseils en immobilier sur comment investir en partant de zéro ? Comment être une femme influente ? Comment reprendre confiance en soi grâce à son image ? L’intervention d’une jeune femme qui a perdu 38 kg en 9 mois et qui a retrouvé confiance en elle, a été un moment clé de l’évènement. Pour la petite anecdote, nous avions fait intervenir lors de cette 2ème édition, une conseillère en image qui a fait un relooking en fil rouge à l’une de nos participantes avec un résultat impressionnant. Mais ce qui m’a le plus émue, c’est que quand elle s’est vue dans le miroir qu’on lui avait apportée, elle s’est mise à pleurer. Cette jeune femme n’avait pas conscience de son potentiel,ne savait pas qu’elle pouvait être cette femme qu’elle voyait de le miroir. Vous comprenez maintenant le concept : « Femme libère ton potentiel« . Il ne s’agit pas seulement d’entrepreunariat, ce concept va bien plus loin. Nous souhaitons marquer les esprits non seulement par le choix du cadre où se déroulent nos évènements, mais aussi par la qualité de nos oratrices, de nos stands et de nos happening, en faisant intervenir de nouvelles femmes à succès à chaque édition. La prochaine aura lieu au mois de Novembre 2017. J’en profite pour remercier toute l’équipe de FLTP « Femme libère ton potentiel » et tous nos partenaires pour leur soutien.
Pourquoi ce projet est dédié aux Femmes ?
Les femmes sont souvent humiliées, rabaissées, rejetées, voila pourquoi elles n’ont eu que très tard le droit de vote et j’en passe. Ce projet me tient à coeur parce que je rencontre dans le cadre des séances de coaching que je dispense, beaucoup de femmes que la vie a écorchées. Beaucoup viennent aussi spontanément me parler de leur témoignage au sein d’une société qui les a diminué, elles n’ont plus confiance en elles, et elles croient qu’elles n’ont pas de talent, ou pire encore, qu’elles n’ont pas de capacités. « Femme libère ton potentiel » est un concept qui leur permet de voir d’autres femmes venant de tous horizons et qui ont réussi. La plupart du temps les participants en ressortent en se disant : « Waouh, moi je peux aussi le faire« . Vous voyez bien qu’il n’est pas içi question que d’entreprenariat mais de leadership au féminin. Mais nous avons aussi une autre plate forme pour les femmes qui veulent entreprendre qui s’appelle la BWA « Business women academy » qui organise des ateliers d’accompagnement à l’entreprenariat et des networking tous les derniers lundi du mois à Paris. Je pense personnellement que les femmes peuvent être redoutables dans le monde des affaires à condition qu’elles croient en elles, qu’elles aient l’opportunité de se déployer et qu’elles soient bien accompagnées.
Pourquoi la femme doit-elle maintenir le niveau ?
La femme doit maintenir le niveau car elle est au carrefour de la société. Je m’explique la femme est souvent sollicitée, elle a plusieurs casquettes, elle doit répondre à de nombreuses attentes et doit gérer énormément de tâches. Je me souviens de cette émission « Une semaine sans les femmes« , où tous les hommes d’un petit village devaient réussir l’exercice de vivre une semaine sans aucune femme. Ce n’était pas anodin car nous jouons un rôle important au quotidien. De plus, nous vivons dans une société de diktats qui veut que la femme répond à des normes, dans une société dans laquelle la femme est souvent instrumentalisée ou sous estimée sans parler de la charge mentale dont elle est victime. Nous devons prendre conscience que avons aussi de l’importances, la preuve, nous sommes la porte d’entrée de l’humanité. Attention il ne s’agit pas de concurrencer ou de rabaisser les hommes, mais, il s’agit d’être à notre vraie place dans la société, celle que nous n’avons pas encore eu ou encore trop peu.
L’entreprenariat féminin c’est important selon vous, pourquoi ?
Comme je l’ai dit précédemment les femmes ont d’énormes capacités et je pense qu’elles peuvent aller loin dans le monde des affaires, donc oui l’entreprenariat au féminin est important. Nous sommes connues pour avoir le sens du détail, une capacité hors norme à gérer plusieurs choses en même temps, à gérer les situations de crises, sans parler de notre sens du discernement appelé aussi 6ème sens. Imaginez tout cela mis à profit pour développer une société ? L’approche d’une femme et d’un homme dans les affaires n’est pas la même, pour être entourée d’hommes entrepreneurs, je peux vous l’assurer. C’est la raison pour laquelle nous pouvons amener une vision non des moindres dans ce monde entrepreneurial actuellement très masculin.
Quelles photos de la rencontre « Femme libère ton potentiel » du 11 juin 2017.





AGRICULTURE
SÉNÉGAL – Pavillon Sénégal au Salon de l’Agriculture : entre fierté, potentiel et défis
Le pavillon du Sénégal au Salon international de l’Agriculture a été le théâtre d’une visite marquante, empreinte de fierté nationale, d’engagement et de réflexion sur l’avenir du secteur agricole sénégalais.
À cette occasion, l’ambassadeur du Sénégal, Baye Moctar Diop, a été accueilli par Sérigne Mboup, homme d’affaires, directeur général du FONGIP et maire de Kaolack. Une présence qui témoigne de l’implication conjointe des acteurs publics et privés dans la promotion du savoir-faire sénégalais à l’international.
Au cours de cette visite, l’ambassadeur a tenu à exprimer sa satisfaction après avoir parcouru les stands aux côtés des autorités et des exposants. Sans discours préparé, il a livré des impressions sincères, saluant le travail remarquable accompli par les acteurs présents.
Une vitrine du savoir-faire sénégalais
Le pavillon sénégalais a mis en lumière une diversité de produits illustrant le dynamisme du pays. Des produits bruts aux produits transformés, les exposants ont démontré leur capacité à valoriser les ressources locales et à répondre aux exigences des marchés internationaux.
Pour Baye Moctar Diop, cette participation dépasse largement le cadre symbolique : elle traduit le potentiel réel du Sénégal en matière d’agro-industrie.
« Ce que nous avons vu aujourd’hui nous conforte dans notre conviction que le Sénégal est sur la voie du développement et de l’émergence », a-t-il affirmé.
Les entreprises présentes, pour certaines engagées depuis plus de vingt ans, témoignent d’un savoir-faire solide et d’une volonté constante de se positionner à l’international.

Des acteurs engagés et reconnus
L’ambassadeur a également salué l’engagement de certains acteurs du secteur privé, qu’il a qualifiés de « champions locaux » et de « fiertés nationales ».
Selon lui, ces entrepreneurs jouent un rôle essentiel dans la promotion du « made in Sénégal », en entraînant d’autres acteurs dans leur dynamique. Un engagement qu’il considère comme un acte de générosité méritant le soutien et la reconnaissance de l’État.
Les exposants, venus du Sénégal et de la diaspora, ont présenté leurs produits avec ambition, mettant en avant leur capacité à transformer, exporter et créer de la valeur.
Un accompagnement institutionnel présent
Plusieurs structures publiques ont accompagné cette participation, notamment le FONGIP, la Banque agricole, la SAED, l’APIX et le Port autonome de Dakar.
Leur présence a été saluée comme un signal fort en faveur du soutien au secteur privé et à l’internationalisation des entreprises sénégalaises.
Le Salon de l’Agriculture, rendez-vous incontournable à l’échelle mondiale, constitue en effet une opportunité stratégique pour renforcer la visibilité du Sénégal et développer des partenariats.
Une visibilité en recul, malgré un leadership historique
Malgré ces avancées, les acteurs présents ont exprimé des préoccupations quant à la visibilité du Sénégal.
Autrefois considéré comme un modèle en Afrique pour sa participation à ce type d’événements, le pays semble aujourd’hui marquer un recul, tandis que d’autres nations, comme le Maroc ou la Côte d’Ivoire, renforcent leur présence.
Cette évolution suscite des interrogations, d’autant plus que le Sénégal reste un acteur majeur du continent.
Des progrès encourageants
Toutefois, des avancées notables ont été relevées, notamment dans l’amélioration de l’emballage, de la présentation et de la qualité des produits.
Ces progrès traduisent un potentiel réel et une montée en gamme des productions sénégalaises.
Pour les acteurs présents, le défi consiste désormais à mieux structurer cette dynamique afin d’en maximiser l’impact.
Le défi de la coordination
Au-delà des moyens financiers déjà mobilisés par l’État, les exposants ont insisté sur la nécessité d’une meilleure organisation collective.
La dispersion des initiatives et le manque de coordination apparaissent comme des freins majeurs au développement du secteur.
Ils appellent ainsi à un rôle plus affirmé de l’État, notamment pour :
• structurer la participation nationale
• mutualiser les moyens
• assurer la cohérence des actions
• définir une vision claire et stratégique
Une ambition intacte
Malgré ces défis, le message reste résolument optimiste.
Les acteurs du secteur affichent leur confiance dans les capacités du Sénégal à atteindre ses objectifs, notamment en matière de souveraineté alimentaire et de développement agro-industriel.
À travers cette participation, le Sénégal confirme qu’il dispose des ressources, des talents et de l’énergie nécessaires pour s’imposer sur la scène internationale.
Mais pour franchir un nouveau cap, tous s’accordent sur un point : une meilleure organisation et une stratégie renforcée seront essentielles.
BANQUE
SÉNÉGAL – FONGIP : un levier stratégique pour le financement des entrepreneurs au Sénégal
Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) s’impose aujourd’hui comme un outil clé de l’État du Sénégal pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment les femmes et les jeunes.
Dans un entretien, l’administratrice générale, Ndèye Fatou Mbodj Diattara, a mis en lumière le rôle central de cette structure dans le soutien à l’entrepreneuriat et au développement économique.
Lever le principal obstacle : la garantie
L’accès au financement reste un défi majeur pour les porteurs de projets, en raison des garanties exigées par les banques. Pour y remédier, le FONGIP intervient en apportant une garantie pouvant atteindre jusqu’à 80 % du financement, permettant ainsi aux entrepreneurs de concrétiser leurs projets.
« La garantie est aujourd’hui l’un des principaux freins à l’accès au crédit. Le FONGIP est là pour faciliter ce processus », explique Ndèye Fatou Mbodj Diattara.
Des résultats concrets sur le terrain
Depuis sa création en 2013, le FONGIP a accompagné des milliers de projets à travers le pays, contribuant à la création de nombreux emplois.
Les interventions du fonds couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment :
• l’agriculture
• la pêche
• l’artisanat
• la santé
Des milliards de FCFA de garanties ont été mobilisés, illustrant l’impact du dispositif sur le tissu économique national.
Un accompagnement dédié à la diaspora
Le FONGIP accorde également une attention particulière aux Sénégalais de la diaspora. L’objectif est de les encourager à investir au Sénégal, en leur offrant des solutions de financement sécurisées.
Les projets financés doivent toutefois être réalisés sur le territoire national.
Des critères d’accès structurés
Pour bénéficier de l’accompagnement du FONGIP, les porteurs de projets doivent répondre à plusieurs exigences :
• disposer d’un projet formalisé
• apporter un minimum de 10 % de financement personnel
• présenter un business plan viable
• démontrer l’impact du projet, notamment en termes de création d’emplois
Un entretien est également réalisé afin d’évaluer la solidité du projet.
Une priorité pour les femmes et les régions
Pour les années à venir, le FONGIP entend renforcer son action en direction des femmes, des jeunes et des zones rurales.
« Nous voulons aller davantage dans les régions et toucher les populations qui ont le plus besoin de financement », souligne l’administratrice générale.
Un outil au service de l’économie nationale
En facilitant l’accès au crédit et en soutenant les initiatives entrepreneuriales, le FONGIP joue un rôle déterminant dans la création d’emplois et la dynamisation de l’économie sénégalaise.
Un dispositif qui contribue à réduire les inégalités d’accès au financement et à encourager l’investissement productif.
À travers ses actions, le FONGIP s’affirme comme un acteur incontournable de l’écosystème entrepreneurial au Sénégal. En levant le frein de la garantie bancaire, il ouvre de nouvelles perspectives aux porteurs de projets et participe activement au développement économique du pays.
AGRICULTURE
SÉNÉGAL – L’État régule la vente de pomme de terre dès le 28 février
Le gouvernement du Sénégal engage une nouvelle phase de régulation de la filière pomme de terre. À partir du 28 février 2026, les grandes exploitations agro-industrielles sont temporairement suspendues de vente sur le marché intérieur afin de permettre aux petits producteurs d’écouler prioritairement leurs récoltes.
La mesure a été officialisée dans une lettre circulaire du 25 février 2026 signée par le ministre de l’Industrie et du Commerce. Elle vise à rééquilibrer la concurrence entre agro-industries et exploitations familiales, dans un contexte d’arrivée massive des récoltes locales.

L’Agence de Régulation des Marchés (ARM) cherche ainsi à prévenir un engorgement du marché susceptible d’entraîner une chute brutale des prix. Une telle situation exposerait particulièrement les petits producteurs à des pertes post-récolte, faute de capacités de stockage adéquates.

Conscient des contraintes structurelles du secteur, le ministère invite les agro-industries ne disposant pas d’infrastructures de conservation à se rapprocher de l’ARM pour bénéficier de solutions de stockage, notamment via des chambres froides.
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