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AFRIQUE

MALI – 65 ans d’indépendance célébrés dans la ferveur patriotique

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Le 22 septembre 2025, le Mali a célébré, dans la ferveur patriotique et la solennité républicaine, le 65e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. À cette occasion, une cérémonie grandiose a été organisée sur la Place de l’Indépendance de Bamako, sous la haute présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, Chef suprême des Armées.

Après plusieurs années durant lesquelles le Mali avait réduit l’ampleur de ses célébrations officielles, notamment les prises d’armes et les défilés militaires, les autorités de la Transition ont tenu à redonner toute sa splendeur à cette journée historique. Sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le choix a été fait de revivifier la flamme patriotique par une manifestation à la fois sobre et grandiose, digne des sacrifices du peuple et de ses Forces armées.

La commémoration s’est déroulée en trois grandes étapes : le dépôt de gerbes de fleurs au pied du Monument de l’Indépendance, la cérémonie d’hommages et de distinctions, puis le défilé militaire et civil, comprenant un volet pédestre, motorisé et aérien.

La cérémonie a rassemblé les plus hautes autorités du pays : le Président du Conseil National de Transition, le Premier ministre et Chef du Gouvernement, le Général Abdoulaye MAÏGA, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, les membres du Gouvernement, les Présidents des institutions de la République, ainsi que le Corps diplomatique accrédité au Mali. Une foule immense, composée de citoyens de toutes les générations, s’est également déplacée massivement pour partager ce moment d’histoire et de communion nationale.

Le cœur de la célébration a été marqué par un défilé d’une rare ampleur, mobilisant à la fois les unités militaires, paramilitaires et civiles. Dans un ordre de bataille minutieusement préparé, se sont succédé la fanfare nationale, les officiers d’état-major, les écoles militaires, les corps spécialisés tels que l’Amicale des anciens du Service national des jeunes, l’Administration pénitentiaire et l’Éducation surveillée, les Eaux et Forêts, les Douanes, la Protection civile, la Police nationale, la Gendarmerie nationale avec sa section cynophile, le Génie militaire, la Garde nationale, l’Armée de l’Air, l’Armée de Terre, la Direction du sport militaire, et la cavalerie.

Le défilé s’est ensuite poursuivi par une impressionnante démonstration motorisée et aérienne. Véritables vitrines de la modernisation en cours des Forces de défense et de sécurité, ces séquences ont suscité l’admiration et la fierté des milliers de spectateurs présents.

A l’issue des cérémonies de commémoration, le Président de la Transition a accordé une interview à la presse dans laquelle il a rappelé que la fête de l’indépendance est un jour de mémoire, de recueillement et de devoir national. Rendant hommage au Président Modibo KEITA et à ses compagnons de lutte, il a salué leur courage et leur vision, qui demeurent une source d’inspiration pour les générations actuelles.

Le Chef de l’État a également adressé un hommage appuyé aux Forces de Défense et de Sécurité, qui, chaque jour, consentent d’immenses sacrifices pour protéger les populations face aux menaces terroristes et pour préserver l’intégrité du territoire. Il a eu une pensée particulière pour les soldats tombés, pour les blessés, ainsi que pour les otages, réaffirmant que toutes les dispositions étaient en cours pour leur libération.

Le Président GOÏTA a aussi souligné l’importance de l’Alliance des États du Sahel (AES), rappelant la détermination commune du Mali, du Niger et du Burkina Faso à poursuivre une coopération militaire et politique exemplaire, garantissant la souveraineté et le développement de leurs peuples. À cet égard, il a salué ses homologues, le Général Abdourahamane TIANI et le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, pour leur engagement sans faille.

Dans un appel vibrant à l’unité nationale, il a exhorté l’ensemble du peuple malien à rester soudé face aux défis de l’heure : la sécurité, la refondation institutionnelle et le développement. Selon lui, c’est dans la cohésion et la résilience que le Mali pourra écrire de nouvelles pages glorieuses de son histoire et transmettre aux générations futures un héritage digne et honorable.

« Le peuple malien ne reculera jamais devant l’adversité. Dans l’unité et la cohésion, nous poursuivrons ce combat jusqu’à la pacification totale du territoire national et jusqu’à la pleine réalisation de la souveraineté du Mali », a-t-il affirmé.

Le 22 septembre 1960, le Mali, héritier des grands empires qui ont marqué l’histoire de l’Afrique de l’Ouest, accédait à l’indépendance sous la conduite du Président Modibo KEITA. Soixante-cinq ans plus tard, cette date reste l’expression de la fierté nationale et du refus de toute forme de domination. Elle incarne l’idéal d’un peuple qui, malgré les épreuves, demeure attaché à sa dignité, à son unité et à sa souveraineté.

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AFRIQUE

CÔTE D’IVOIRE – Un navire-hôpital chinois offre des soins gratuits à Abidjan

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Un navire-hôpital de la marine chinoise a accosté au port d’Abidjan avec 376 membres d’équipage pour mener une opération médicale gratuite au profit des populations ivoiriennes. Baptisé « L’Arche de bon augure », le bâtiment propose des consultations, des examens médicaux et la distribution de médicaments jusqu’au 21 octobre, dans le cadre d’une mission humanitaire et de coopération sanitaire.

Cette campagne couvre 17 spécialités médicales, notamment la cardiologie, la diabétologie, la néphrologie, la neurologie, la pédiatrie, la gynécologie-obstétrique, l’ophtalmologie, la chirurgie générale et la médecine chinoise. Les équipes à bord ambitionnent de recevoir environ 600 patients quotidiennement afin de répondre aux besoins sanitaires des populations.

En amont de cette opération, les personnes intéressées avaient été invitées à s’inscrire entre le 1er et le 30 septembre auprès de plusieurs structures de santé, dont l’Hôpital militaire d’Abidjan et des centres médicaux relevant des forces de sécurité ivoiriennes.

Les premiers bénéficiaires saluent la qualité de l’accueil et des équipements disponibles à bord. Kassoum Azoumana, venu effectuer plusieurs examens, explique avoir découvert l’initiative avant de décider d’en profiter. Il se dit particulièrement impressionné par la disponibilité du personnel médical et par la qualité du matériel utilisé.

Au-delà des consultations, cette mission permet également de détecter certaines pathologies nécessitant une prise en charge complémentaire. Sonian Magouba, l’un des patients reçus par les équipes chinoises, a ainsi appris qu’il souffrait d’une cataracte. Toutefois, son hypertension artérielle ne lui permet pas, dans l’immédiat, de subir une intervention chirurgicale. Il devra d’abord retourner auprès de son médecin traitant afin de stabiliser sa tension et d’envisager la suite de son traitement.

L’opération est organisée par l’Association des ressortissants chinois en Côte d’Ivoire, en collaboration avec la marine chinoise. Elle s’inscrit dans la dynamique de coopération entre Abidjan et Pékin, notamment dans le secteur de la santé, où les initiatives médicales constituent un levier de rapprochement entre les deux pays.

Pour les responsables ivoiriens, cette escale illustre également le rôle de la diplomatie navale dans le renforcement des relations avec les États africains. Le vice-amiral Célestin N’guessan Kouame, chef d’état-major de la marine ivoirienne, souligne que ces missions permettent de mettre en avant une dimension humanitaire de la présence maritime chinoise dans le golfe de Guinée, au-delà des seules activités militaires.

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AFRIQUE

ÎLE MAURICE – Le couvre-feu prolongé après des émeutes, près de 100 personnes interpellées

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L’île Maurice est confrontée à une vague de troubles sociaux d’une ampleur inhabituelle. Après plusieurs jours de manifestations qui ont dégénéré en violences, en pillages et en dégradations de biens publics, les autorités ont décidé de maintenir le couvre-feu jusqu’au vendredi 16 octobre. Au total, 94 personnes ont été interpellées, dont 16 mineurs, tandis que sept policiers ont été blessés.

Connue pour sa stabilité politique et son dynamisme économique, l’île de l’océan Indien connaît une période de fortes tensions. À l’origine de la contestation, des difficultés d’approvisionnement en eau et la hausse du coût de la vie, qui alimentent le mécontentement d’une partie de la population.

Face à la dégradation de la situation, le gouvernement a annoncé, mercredi 14 octobre, la prolongation du couvre-feu instauré la veille. La mesure s’applique à dix régions administratives, représentant environ un tiers du territoire, et doit rester en vigueur jusqu’à vendredi matin.

Selon un communiqué publié à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire, les violences ont donné lieu à des pillages, à des incendies volontaires et à des destructions d’infrastructures publiques. Des commissariats, des feux de signalisation ainsi que des dispositifs de vidéosurveillance ont notamment été pris pour cible.

Les autorités recensent sept policiers blessés et 94 interpellations depuis le début des troubles. Parmi les personnes arrêtées, 84 l’ont été au cours de la seule journée de mardi. Seize mineurs figurent également parmi les suspects interpellés.

Dans une intervention télévisée, le Premier ministre Navin Ramgoolam a fermement condamné les violences, soulignant que nul ne pouvait se substituer à la justice. Le chef du gouvernement a par ailleurs accusé des trafiquants de drogue de contribuer à l’escalade des tensions. Des sources policières citées par l’AFP évoquent notamment des soupçons de financement de personnes toxicomanes par certains réseaux pour attaquer des commissariats.

En réponse à ces événements, les autorités envisagent un durcissement des mesures judiciaires. Certaines personnes interpellées pourraient faire l’objet de poursuites sur la base de la législation relative à la prévention du terrorisme. L’exécutif étudie également une réforme visant à abaisser de 14 à 12 ans l’âge prévu pour la détention et les poursuites judiciaires des mineurs impliqués dans les émeutes.

La crise intervient dans un contexte également marqué par la mort d’une femme, tuée par balle lors d’un incident impliquant un policier, selon des témoins. L’agent mis en cause a été arrêté, tandis que les circonstances exactes du drame restent à établir.

Les autorités ont par ailleurs pris des mesures pour limiter les risques liés aux troubles. Le ministère de l’Éducation a annoncé la suspension des cours les jeudi 15 et vendredi 16 octobre dans tous les établissements préscolaires, primaires et secondaires.

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AFRIQUE

RD CONGO – La justice belge perquisitionne dans l’entourage de Félix Tshisekedi

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La justice belge a procédé à des perquisitions aux domiciles de plusieurs personnes présentées comme proches ou associées au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent lié aux revenus du secteur minier congolais. Le parquet fédéral belge a confirmé les interventions, sans toutefois dévoiler l’identité des personnes concernées.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée à Bruxelles en 2025 par un collectif d’organisations non gouvernementales de la province du Katanga. Représentées par les avocats Bernard Maingain et Hervé Diakese, ces ONG dénoncent un système présumé de détournement des recettes issues de l’exploitation minière, au détriment des populations locales et des finances publiques congolaises. Elles soupçonnent ensuite le transfert et le blanchiment d’une partie de ces fonds en Belgique.

Selon les plaignants, plusieurs individus appartenant à l’entourage du chef de l’État, dont certains disposeraient de la nationalité belge et résideraient en Belgique, auraient bénéficié d’argent provenant de l’exploitation des ressources naturelles de la RDC. Le cuivre et le cobalt figurent notamment parmi les minerais concernés par les accusations. Les organisations estiment que les sommes en question auraient servi à financer un train de vie difficilement compatible avec les revenus officiellement déclarés par les personnes visées.

Le parquet fédéral a indiqué que les perquisitions avaient été menées à Bruxelles et dans sa périphérie dans le cadre de l’enquête pour blanchiment. Il n’a cependant pas confirmé que les personnes concernées appartenaient à la famille présidentielle. À Kinshasa, la présidence congolaise n’avait pas réagi à ces informations au moment des faits rapportés.

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